Voilà une entreprise qui a débuté depuis plusieurs mois et qui aujourd'hui prend forme de
belle manière. C'est dans le joli village de Saint Nectaire, à quelques minutes de Clermont Ferrand, que nous avons enfilé les bleus de travail pour donner un coup de main à nos
amis afin de finaliser les travaux d'un gîte en plein coeur de notre belle Auvergne. Le vieil adage "après l'éffort le réconfort" a pris tout son sens après une dure journée de labeur
en se retrouvant autour d'une bonne table couverte de ses produits auvergnats qui font la réputation de la région. Des amis, une bonne table et de l'huile de coude, voilà la recette d'un week end
bien sympathique loin de la frénésie de la ville.
Ce gîte, expression du travail acharné de Marion et Gregoire est dorénavant ouvert à tous ceux qui cherche
quiétude et bonne humeur. Alors, pour ceux qui aurait envi de venir visiter notre terre volcanique n'hésitez pas à venir vous installer quelques jours dans ce petit paradis.
Vous retrouverz toute les infos concernant cet endroit magnifique :
http://www.leboncoin.fr/vi/55187479.htm?ca=3_s
Américalement
Par Nico
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Salut les amis,
me voilà repartis pour de bon sur d'autres chemins, des chemins connus et pourtant encore inéxplorés. J'ai remis les pieds sur le tapis roulant et je regarde les jours défiler sans pouvoir
réellement y faire quelque chose. Entre acceptation et dénis j'ai choisi la première solution et j'y contribu même en m'ajoutant toujours plus d'occupations.
Depuis maintenant un mois je prends chaque matin la direction d'un bureau dans lequel j'occupe
les fonctions de cartographe. Le nouveau pays que je visite à l'heure actuelle ce nomme EDF, non dépourvu d'intérêt j'apprend de nouvelles choses et je profite surtout d'horaires allégés pour
poursuivre mes ambitions. En effet, le temps est venu pour moi de me jeter a bras le corps dans l'ecriture et le partage de mon expérience. Alors, d'ores et déjà deux événements se profilent
:
Tout d'abord, j'interviendrais auprès de collégiens dans la commune du Chatelet (18) en ce vendredi 12 juin. Grâce
a Kévin un enseignant investit et intéressé par l'idée du partage avec des élèves intrigués par mon périple. Merci Kévin !
Par la suite, j'exposerais photographies et textes à partir de la deuxième quinzaine de juin au
"Pavois", une brasserie du centre clermontois absolument enchantée par l'idée. Nicolas Dugat m'offre fort généreusement plusieurs mètres carrés de son espace afin de partager avec les habitués et
les gens de passage ces 8 mois de route. Je ne manquerais pas de vous communiquer au plus vite la date de lancement qui donnera lieu à une soirée de discussion autour de l'exposition et d'un bon
verre bien évidement !
Enfin, La Montagne au travers de ces colonnes de Cosne d'Allier et de Clermont-Ferrand
(probablement) retracerons prochainement le périple au travers d'interviews et de photos.
Pour finir, je profite de cet article pour lancer un appel à mes lecteurs. Les premières lignes du livre déjà inscrites et en appelant toujours plus je suis encore a la recherche de contacts
interéssés et fiables pour l'édition de mes aventures. A bon entendeur ...
La vague du retour a chahuté l'embarcation alors dans l'écriture j'ai trouvé une bouée de sauvetage qui, je l'espère, me maintiendra la tête hors de l'eau jusqu'aux prochaines côtes.
Américalement.
Par Nico
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Voilà près de deux mois que j'ai repris la marche avec les soldats du quotidien, voilà presque deux mois que
je ne retrouve pas ce moi que j'ai aimé tout au long de ces périgrinations. Le retour je l'imaginais difficile et j'étais loin du compte. Que l'on ne se méprenne pas, encore une fois je ne crache
pas tel un démolisseur de cadre sur la france ou quelconque forme de vie occidentale. Non, tout cela est bien différent, c'est a moi que j'en veux de me laisser traîner par ce flux inertique de
quotidiennetées dont je voulais me détacher. Ces quotidiennetées qui m'éloignent de mon besoin d'écriture et d'expression et qui m'empêchent de vivre pleinement mon regard de "revenant" pour
enfin tenter de tirer le maximum de cette aventure et surtout le partager.
J'ai du mal a digérer les barres de la prison psychologique que je me suis créé tout seul. Peut être n'ai-je pas envi d'accepter tout cela, peut être que le temps est venu pour moi de jeter
ces derniers regards derrière moi pour enfin retourner la tête vers d'autres frontières. J'aimerais juste que la vie me laisse la chance d'exprimer tout ce que j'ai en moi et tout ce que ces mois
de route m'ont apprises.
Très vite ce blog retrouvera un régime plus sain fait de mots a profusion et d'images en pagaille...
Merci encore a toutes et tous de votre soutien et de votre intérêt. Quel bonheur de découvrir doucement ces visages que je me suis imaginé derrière un écran durant ces 8 mois.
Américalement.
Par Nico
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Voilà presque 20 jours que je refoule le sol de France, presque 20 jours que je survole ce monde. Les sentiments
de joie et d’allégresse véhiculés par les retrouvailles avec la famille et les amis n’effacent pas l’ardoise que j’ai laissé sur d’autres Terres. J’ai entrepris une relation étroite avec moi-même
et les autres, ou l’expression de mes envies est nourrie de curiosité et d’envies d’ailleurs. Je me sens totalement spectateur de ce balai bien orchestré et alors que la vie reprend doucement son
cours je me débats pour ne pas me faire hypnotiser par ce prestidigitateur travaillant pour l’oncle Sam. J’ai peur de m’épuiser et d’accepter de mettre de côté les rêves dont j’ai vécu les
prémices. Il est donc évident pour moi que cette aventure, comme à l’école primaire, a fait de moi un écolier de la vie et que ma fenêtre de quelques mois en France me permettra de recharger le
cartable de beaux livres, de cahiers et d’un petit goûter pour les longues heures de route. Je ne me pose pas là en repoussoir, rejetant toutes formes de vie occidentale en bloc, non, bien au
contraire. Je suis né français, je resterai français et les gens qui comptent le plus pour moi seront toujours ma famille et mes amis. Voilà pourquoi je ne fuis pas ma terre mais, comme un
explorateur, c’est l’avidité d’autres cieux et la boulimie de rencontres et de compréhension de ce monde, qui fait fluer en moi le sang du nomade.
Le commandant de bord a contacté ma tour de contrôle, en affirmant que pour cause de mauvais temps, l’atterrissage était impossible ! Je vais donc attendre de pouvoir sortir le train pour me
poser en douceur et refaire le plein d’essence. Le temps de réinjecter du rêve jusqu'à ras bord car comme disais Moitessier dans La longue
route : « Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l’ont construit avec leurs rêves… ». Je ne veux pas arrêter ma quête d’utopies et surtout ne pas passer à côté
d’une conscience que je voudrais chaque jour un peu plus éclairée en sacrifiant cela sur l’autel d’un quotidien qui ne me correspond pas.
Je profite de mes premières lignes post-retour pour remercier du fond de mon cœur tous ceux qui m’entourent depuis plus de 9 mois et encore plus depuis 20 jours. Je suis très touché par
l’intensité de mes retrouvailles et par tous les témoignages de soutien et de compréhension que peut véhiculer le blog et ces moments de partage.
« La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en
avant » Sören Kierkegaard.
Américalement.
Par Nico
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Mon prétexte a moi c'était vous, vous ces gens qui m'ont embrasse alors que, sur le départ, je ne savais pas
encore si un jour je prononcerais le mot retour. Je suis parti me confronter a cette vie et a moi même et si aujourd'hui il reste beaucoup de questions sans réponses, de réponses sans questions
ou encore de routes sans horizons et bien je n'étais pas homme de rupture. Oui, le bonheur est la seule chose qui se multiplie lorsqu'on le partage et du bonheur j'en eu tellement pendant ces
huit mois que je ne pouvais pas le garder en moi. J'ai un petit cœur qui n'aurait pas pu tout contenir, les parois de ma vie encore trop fine pour quelle ne cède pas, trop peur de passer a
travers alors que tant d'amour pourrait en consolider les murs.
Franchir la porte du retour est un exercice bien plus périlleux qu'en sens inverse, la peur de la reprendre en
pleine face plus ténue et pourtant, las de mes pérégrinations, l'envie était la. Alors, dans la chaleur d'un parking d'aéroport j'ai versé les larmes du vacillement car il est dur de quitter ce
qui n'était plus depuis longtemps un « long voyage » mais bien une Vie. J'ai remis une dernière fois mon sac sur le dos et enregistré mes émotions sur ce cahier ou mes douleurs dansent.
La fin du deuxième épisode de la trilogie, il s'agit dorénavant d'écrire le scénario suivant a base de retrouvailles et de retour a la réalité d'une vie sur le sol français.
J'ai atterris a Paris le jeudi 26 mars 2009 a 9h50. Je vis depuis dans mon sas de réintégration voilà pourquoi
j'ai tu mon retour. Mon âme solitaire renforcé par ces huit mois de route se cache encore, je l'attendrais patiemment, mais aujourd'hui il est temps pour moi de partager cette vie avec ma
famille, mes amis, vous tous. Aussi étrange que cela puisse me paraître, je suis revenu...
Américalement.
Par Nico
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