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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:44
La semaine qui vient de s'écouler a été riche en émotion en tout genre, elle a surtout marqué un sérieux tournant dans ma vie.

Est-ce l'âge et ma condition qui me permettent d'en prendre toute l'ampleur ou la véritable originalité de cette période qui la rend si particulière à mes yeux ? Est-ce de la nostalgie naissante, un poid en moins ou la prise de conscience face à mes choix qui en font une tranche de vie emplie de sensibilité ? De tout ça je ne sais rien, tout ce que je sais c'est que je pourrais bientôt brandir fièrement ce misérable bout de papier qui fait de moi un maître en géomorphologie, le master en poche depuis lundi soir au alentour de 17h j'essaie depuis de prendre tout à fait conscience de mon statut, celui d'homme vivant qui s'apprête à vivre pleinement, à chaque instant, cette vie révée si souvent.

J'ai ce goût de liberté dans la bouche qui rend les journées douces et les nuits songeuses, celui qui m'offre le trésor de la conscience, le pouvoir de penser ce que je veux quand je le veux mais surtout de bannir cette prostitution intellectuelle qui a contraint mon esprit à jouer la pute devant ces maquereaux universitaires incappables d'ouvrir les yeux sur la dimension humaine d'un être. Fort heureusement ce mal ne gagne que quelqu'un et ne doit pas évincer des gens formidables et réellement passionés dont énumérer les qualités reviendrais à retracer l'histoire géologiques de la Terre années après années !

Alors j'ai fait mes cartons, plié ma vie d'avant pour la mettre dans le grenier du temps et laisser place à mon sac à dos emplit d'espoir face à ces jours de routes qui m'attendent. Avant tout cela, la danse des aurevoirs a commencé et mon coeur valse déjà maladroitement entre les bras d'amis m'offrant leur sensibilité pour cadeaux de départ. Tout cela reste les prémices d'un mois qui s'annonce génial, spécial, lacrymale... Cette étape, comme le prologue de mon Tour, je me dois de la réussir car je ne voudrais en aucun cas avoir à regrétter mes aurevoirs. Je veux partir le coeur léger sans avoir la sensation d'un adieu mais avec la sérénité d'un salut réussi au cas ou... au cas ou la vie referme ses griffes sur moi de l'autre côté de l'atlantique, au cas ou le bonheur viendrait se glisser dans mon sac et m'offrirait une respiration plus longue que prévue, au cas ou....

Une chose est sûre aujourd'hui, il me faut prendre pleinement la mesure de ce départ et que mon excitation laisse place a cette quiétude qui m'a permis de mûrir doucement cette envie d'ailleurs.



Parce que chaques minutes vallent de l'or, comme la pierre d'un édifice, à ma vie d'avant.

Américalement.
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