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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 19:16


 La suite de notre pèriple à pris la route de La Paz, la capitale de la Bolivie. Une capitale comme la plupart des capitales d'ailleurs : bruits, bousculades, assez peu de sourires et de bonne humeur et surtout, le plus marquant, énormément de pauvreté ! Cela ne fait pas de doute, voilà ici une nouvelle ville que je ne rangerais pas parmi les plus belles destinations d'Amerique du Sud. Cette marée humaine accrochée a flan de montagne, ce qui est entre nous le plus stupéfiant ici, survie dans une atmosphère trop sombre et frénétique pour moi. Le passage fût bref alors il m'est difficile d'être totalement impartial envers cette cité, il est cependant certains que je ne retournerais pas en ces murs avec entrain. Il me faudra pourtant y faire un nouveau passage puisque, étant au Pérou, je reprend la route du sud par la Bolivie, mais je crains que celui-ci soit à nouveau rapide. Wait and see !

Notons tout de même qu'en ces lieux nous avons dégoté l'un de ces petits "comedor" : lieux ou se regroupe les petits restaurants tenu par une armée de petite femme au courage extraordinaire. Nous y avons mangé recroqueviller entre les coudes des voisins, l'arrière train de la cuisinière s'afferant derrière nous dans une cuisine minuscule et face à une tapisserie d'un autre âge. Je trouve un charme incroyable à ces moments si particuliers, un vrai dépaysement culinaire et un instant unique dont le plus déconcertant arrive avec la note : 5 soles, soit un peu moins d'un euros cinquante pour une soupe copieuse, un plat de riz, frites, salade et poulet gargantuesque, ainsi que de larges sourires d'une petite serveuse énergique et charismatique atteignant allégrement les 8 ans ! Déchirant et attachant à la fois, cette réalité de la condition de l'enfance on la prend parfois en pleine geule, une sorte de remise en question forcé qui tire furieusement du coeur un "quelle chance nous avons" ! Et oui le voyage c'est les yeux collés aux réalités, ça rend moins con et cela fait relativiser, pauvres aisés que nous sommes...



Américalement.

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