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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 21:42

DSCN9376
envoyé par Chenicolas
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 20:32
Je me souviens, le 5 août, dans l'avion qui me menait à Québec, le petit lecteur musicale qui m'accompagne durant les long trajets m'avait injecter cette toute première chanson dans les oreilles.

Un signe ?


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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 18:40

C’est le 15 au matin, après avoir avalé un petit déjeuner mexicain que nous avons débuté ce qui se révélera être l’expérience la plus folle vécue à ce jour. Cette expérience je m’y suis lancé en n’imaginant pas une seule seconde ce qui allait se produire, juste un feeling, une curiosité exacerbée et une envie de partage avec mes nouveaux compagnons de route rencontrés la veille. Nous avons donc quittés le village de Creel à 10h30 pour 5h de “route” dans un bus ayant servi probablement dans les années 60 pour le ramassage scolaire aux Etats Unis. Après quelques centaines de mètres nous avons tout de suite été plongés dans l’ambiance chaotique (c’est le moins que l’on puisse dire) d’un bus dont les amortisseurs étaient certainement d’origine ! Ajoutez à cela une sérieuse interrogation à la vue du panneau : Batopilas 140 km. 140 km en 5h ? Cherchez l’erreur.....


Alors, disons que la première heure et demie pourrait ressembler à un voyage en bus d’après guerre sur l’une des magnifiques petites route de l’Ardèche, serpentante à souhait et offrant de formidables points de vue sur un canyon au détour de certaines des courbes. Après une heure et probablement près de 70km parcourus est venu le premier arrêt et de nombreuses interrogations supplémentaires. 70km en 3h30 ? Se seraient-ils trompés ? Aurions nous mal compris ? Nous avons été à vraie dire assez vite renseignés puisque lorsque le bus a redémarré nous avons tout simplement été subjugué de le voir pénétrer dans un chemin sur lequel il n’existait pas un mètre carré au même niveau. Tout de suite, l’interrogation concernant la durée du trajet nous est apparu limpide étant donné notre vitesse de croisière atteignant péniblement le 15km/h. Et le plus fou, tenez vous bien, c’est que cela n’était que l’apéritif. En effet, ce chemin sur lequel nous étions ballotté, faisant voler en éclat notre conformisme européen représentait pour nous de franche rigolade et un incroyable étonnement, pas encore de la peur. Cela n’est arrivé qu’une heure et demie après lorsque le bus, après avoir serpenté sur des crêtes couvertes de forêts et sur des chemins bordant de petites vallées, a subitement plongé dans un canyon de 800, 900 ou probablement 1000 mètres de profondeur ! A se stade ils vous faut imaginer les images que beaucoup ont vus concernant la route de la mort en Bolivie à la sauce mexicaine car même si la descente jusqu’au fond du canyon s’est révélée être acceptable offrant des points de vues incroyables, la suite des événements a été beaucoup moins réjouissante. En effet, une fois le “rio” traversé sur un pont en bois nous avons débuté ce qui fût pour moi l’un des moments les plus fous de mon existence puisque nous avons longé le canyon, serpenté le long du précipice et tout cela à une allure très réduite et peu rassurante. Le plus déconcertant sont les moments où, puisqu’il m’était impossible de regarder étant donné mon vertige, je pouvais apercevoir les rictus concentrés du chauffeur m’apparaissant confiant mais pourtant vigilant concernant la capacité du chemin a pouvoir accueillir les 4 roues du bus. Ajoutez à cela les petits cris impressionnés des filles, qui faut l’avouer l’étaient beaucoup moins que moi et les “houlalala c’est le précipice là !” ou encore “ oh la vache c’est haut là et puis il est où le chemin ?”. Alors je crois raisonnablement que pendant ces moments là il faut une sacrée dose de sang froid pour ne pas descendre du bus. Mais il faut surtout une confiance immodérée en le chauffeur, une vénération sans limite pour le dieu de la mécanique qui fait tenir debout cet amas de métal et qui le maintien merveilleusement sur la “route” grâce à la plus belle invention de l’homme à ce jour : les freins ! Vous comprendrez alors que j’ai été l’homme le plus heureux du monde en atteignant en fin Batoplias après 5h de voyage.


 












Concernant ce village, le routard le présente comme “ un petit goût de bout du monde” et bien pour une fois je confirme pleinement les écris de ce guide. En effet, ce village au plus profond du Barronco del Cobre, en pleine sierra Terrahumara, est écrasé par une chaleur tropicale et habité par une ambiance toute particulière. Cet endroit a lui même mériterait un livre de centaines de pages tellement celui-ci représente un monde que l’on ne peut imaginer nous européen et tellement le séjour écoulé en ce lieu a été riche en aventures. A noter que pendant le voyage, au delà de nous 5 et de deux trois autochtones, deux autres filles avaient tenté l’aventure, une française et une allemande (Mathilde et Sarah) qui se sont donc joint à nous à l’auberge et qui ont partagé avec nous ce temps au bout du monde. Alors nous avons eu la joie de participer à la fête nationale sur la place du village, celle qui marque l’anniversaire de l’indépendance du Mexique en ce 15 septembre au soir. J’ai donc eu l’immense honneur de goûter à la foi révolutionnaire du Mexique et au culte voué à ces héros (Jiménez, Hidalgo ou encore Zapata) au travers d’un discours émouvant scandé par le maire de ce petit village et au travers de la formidable grita scandée trois fois à 23h à coup de « Viva México ! » et repris fièrement par les habitants à coup de « Viva ! » J’ai été touché d’assister à ce moment et fier d’avoir pu le faire ici, dans le Mexique, le vrai !

 

Le lendemain, alors que nous avions fait connaissance d’Arthuro (un guide) en arrivant, nous sommes tous montés dans son pick up pour arpenter la région entre la cathédrale perdue, un village indien, une baignade dans le rio et la visite d’une ancienne hacienda. Sous une chaleur incroyable nous avons passé une journée formidable, égayée incroyablement par la pêche des filles qui, toutes différentes, mon offert une réelle leçon de dynamisme et de jovialité. D’ailleurs, elles seules savent tous ces moments incroyables vécus là bas et que je gardes dans mon escarcelle pour plus tard comme plein de petit instants qui vont faire du récit final un feu d’artifice pour les gourmands d’aventure lointaines.


























Après une seconde soirée musicale offerte par Arthuro et l’un de ces amis nous avons quitté Batopilas le 17 au matin et refait le chemin inverse en partie de nuit puisque nous avons décollés à 5h du matin. Cela m’a évidemment arrangé profitant du sommeil pour esquiver ma peur de ce chemin incroyable. A peine arrivés à Creel après nos 5h de route nous avons rempli nos ventres d’un nouveau formidable repas mexicain puis sauté dans le train en direction de Los Mochis, sur le Pacifique. Au sein de ce train dont nous arpentions la partie la plus fantastique nous avons passé la plupart de nos 11h de voyage à l’extérieur à contempler les paysages changeants à souhait et réellement subjuguants. Peut être l’atmosphère créée par un train avec une telle histoire rajoute à cette grandeur mais il est évident que ce trajet est l’un des plus beaux au monde en plein coeur du Copper Canyon et écrasé petit à petit par une chaleur incroyable jusqu’a atteindre la plaine bordière du pacifique. Enfin, il aurait été trop facile de stagner à Los Mochis pour une nuit alors nous avons profité de ce temps “mort” pour voyager en bus jusqu’à Mazatlán, une ville côtière située 8h plus au sud. Arrivés là bas à 7h30 du matin nous avons suivis Karine qui quatre ans plus tôt était passée ici et avait fortement apprécié l’expérience de dormir dans un hamac sur une plage de la Isla de la Piedra, à quelques centaines de mètres au large de Mazatlán. Arrivés sur l`île en tout début de matinée une nouvelle tranche de vie surprenante de richesse nous attendaient. Alors tel « slider » j’ai eu l’impression de naviguer durant ces jours entre des mondes parallèles et celui là avait un petit goût que je vais m’empresser de vous décrire dès que la folie de ce voyage me le permettra.

 

Paradisiaquement

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 03:15
  Premiers jours au Mexique, plongée dans une nouvelle vie, une nouvelle culture, une nouvelle langue. Ce fût très déstabilisant, puisque pour moi la vie à l’américaine était intégrée, l’anglais ma langue et les américains mes compagnons de vie au quotidien. Alors en quelques heures de bus j’ai changé de décor, ai été bousculé par la magie du voyage et par le passage de frontière. En parlant de frontière, celle d’El Paso m’a parût inexistante, à tel point que je n’ai aucun tampon sur mon passeport ni aucun justificatif de mon entrée en tout légalité sur le territoire Mexicain, ce qui me vaudra d’aller à la recherche du sésame de sortie lors de mon passage à Mexico city. Je l’ai dit, je suis tous les jours à l’école depuis le début de ce voyage et à l’heure d’aujourd’hui, alors que je maîtrisais les rouages d’une discipline, je bifurque et change de voies pour apprendre à nouveau. Cela donne une dimension à mon voyage qui s’impose petit à petit à moi comme une évidence : l’adaptabilité ! Ce voyage nécessite effectivement un grand sens de l’adaptabilité car si je ne m’adapte pas au plus vite à mon environnement, si je ne me créé pas au plus vite des repères, si je ne me fonds pas assez vite au décor je ne supporterai pas mes migrations constantes. Il me faut donc faire mien, cet espace que je découvre chaque jour, en tout cas c’est comme cela que je conçois les choses et je crois m’en sortir assez bien de ce point de vue là.

En ce qui concerne mes premières impressions vis-à-vis du Mexique, elles furent vraiment positives et cette impression de bien-être s’est bien vite imposée à moi dans ce pays qui a enfin des odeurs (de bouffe, de gasoil, d’homme…) se dégageant de partout ! Dans les rues, la circulation est frénétique, la musique s’échappe de toutes les écoutilles dans un rythme chaleureux et entraînant, et les gens transpirent la vie. Ici, tout me parait, enfin, non-conventionnel, désorganisé et palpitant. Ces premières impressions je les ai eues à Chihuahua, première ville étape de mon périple mexicain, au nord du pays. Cette ville n’a pourtant aucun charme, il n’y a rien de particulier à voir, à visiter, juste à prendre du bon temps sous une bonne trentaine de degrés et pour moi, attendre mon train direction le Pacifique, prévu pour le lendemain matin à 7h. Ce train est le fameux « el chepe », qui relie Chihuahua au Pacifique à travers le Barranco del Cobre (un canyon qui apparemment n’a rien à envier à son voisin américain). Pour ma part, je suis monté à bord de ce train mythique le 14 au matin avec l’intention de stopper une journée au beau milieu, à Creel, un petit village apparemment très joli, perché à 2200 mètres d’altitude. Cette première partie du voyage s’est déroulée tout confort, à petite vitesse, en compagnie de mexicains partis visiter la famille ou travailler plus au sud. Jusqu'à Creel ce n’est malheureusement pas la plus belle partie du voyage, le second tronçon que j’ai prévu pour le lendemain sera apparemment incroyable. Arrivé vers 12h30 à Creel j’ai eu l’immense bonheur d’acquérir un lit dans une petite auberge pour, tenez vous bien, 80 pesos la nuit (soit à peu près 6 euros) avec petit déj’ et dîner compris ! Et oui, le passage des EU au Mexique c’est cela aussi ! Ma deuxième joie de la journée, et celle-là n’a pas de prix, c’est d’avoir pu parler pendant plus d’une heure avec la petite famille réunie de l’autre côté de l’écran d’ordinateur, un réconfort tellement appréciable après avoir eu un horrible moment de doute et de panique à bord du train. Pourquoi ? Parce que cela faisait cinq jours que je n’avais rencontré personne, que la transition anglais/espagnol se faisait difficilement, et que j’avais du mal à me faire comprendre ce qui est frustrant et attristant quand on recherche soi-même le contact humain, et enfin parce que le voyage à l’aveugle réserve des surprises permanentes (et oui je n’ai ni guide ni idée de ce qu’il y a faire ici) et que la fatigue fait parfois rêver à un peu de planification. Mais comme la magie du voyage ne met rarement bien longtemps à agir, après le réconfort de la famille j’ai eu le droit au réconfort d’une formidable rencontre. Alors que j’écrivais sur un banc de la petite place de Creel mon oreille a capté la mélodie bien connu offerte par la langue de Molière, vu ma solitude vous imaginez bien que je n’ai pas tardé à m’approcher de 4 jeunes françaises apparemment joyeuses et pleine de vie. Comme à chaque fois, les rencontres sont à géométrie variable et peuvent durer 1 minute, 1 heure, 1 semaine, et comme à chaque fois les premiers échanges sont intenses et curieux laissant venir le moment qui décide de la suite des événements. Pour notre part, la suite s’est déroulée autour d’un dîner à l’auberge que nous partagions (vous avez dit destin ?), un dîner dont je peux vous dire aujourd’hui toute l’importance puisqu’il a scellé les bases d’une sacrée aventure qui n’est pas encore terminée à l’heure où je vous écris.

Cette aventure surréaliste débuta le lendemain en direction de Batopilas….

Mexicalement



  
















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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:19

Le lendemain matin j’ai repris mon sac sur le dos et marché pour rejoindre le Hard Rock Hotel pour récupérer ma voiture de location. En effet, l’idée de payer 100$ pour prendre un bus qui fait l’aller retour en une journée, non merci. J’ai donc marché une heure sous un soleil de plomb (28-29 degrés à 8am) avant d’atteindre le premier but qui s’est révélé ne pas être le bon et où j’ai vu défiler un balai de personne, toutes plus incapables de m’aider les unes que les autres. Le second but, quelques centaines de mètres plus loin m’a permis de enfin rencontrer des personnes au courant de la localisation de ma voiture : à l’aéroport ! Pourquoi ? Je ne sais pas trop mais le chauffeur de taxi affrété par la compagnie de location m’a donné sa version selon laquelle les ordinateurs étant vieux, lorsque l’on fait une réservation par Internet ils se trompent parfois… hein hein. Enfin arrivé là bas à 10.15 au lieu de 9am j’ai pris possession de la voiture pour me lancer sur la route en direction du grand canyon. J’ai fait 5h de route en débutant par le barrage de Hoover assommé par un soleil comme rarement j’en ai vu, et prolongé ma route par des paysages une nouvelle fois complètement extraordinaires, sortis tout droit d’une bande vidéo et surtout très changeants. Le Nevada dans sa partie sud ressemble au Nevada dans sa partie nord c’est à dire chaud, complètement désertique et légèrement montagneux. L’entrée dans l’Arizona offre petit à petit plus de végétation pour finalement atteindre le stade de la forêt type méditerranéenne dans la région de Stigman et Williams. Ensuite, tout redevient petit à petit plus désertique tout en gardant son caractère très méditerranéen en direction du Grand Canyon.














Et alors, à ce stade, après m’être acquitté de mon droit d’entrée de 25$, j’ai eu le droit au plus beau spectacle à ce jour. Je me suis retrouvé devant cet immense sillon creusé par les eaux tumultueuses du Colorado au sein des couches sédimentaires, vestiges d’un passé de plusieurs millions d’années, comme un livre ouvert sur l’histoire de la Terre. Une nouvelle fois, pour moi qui ai tant étudié ces mécanismes de morphogénèse à l’origine de ces paysages et qui suis totalement admiratif devant la complexité et l’efficacité de ces systèmes environnementaux, je n’ai pu m’empêché de laisser s’échapper toute mon émotion et mes ressentis par l’intermédiaire de mes canaux lacrymaux. Il faut véritablement le voir pour y croire et c’est devant ce genre de joyaux que je comprends que l’on ne puisse imaginer autre chose que la main de Dieu en ces lieux, et moi le premier je me suis dit que si je n’avais pas connaissances et conscience des mécanismes en jeu, j’aurais tendance à croire qu’une puissance divine a fait de ce lieu une aire de récréation où il s’est adonné au façonnement comme le ferait un enfant sur une plage. Le clou du spectacle, comme pour me dire “ne lâche rien, continu, c’est pour cela que tu voyages”, fut le coucher de soleil sur le canyon. Un balai de couleur inimitables conféré par le soleil ardent, les différentes couches de roches, les ombres créent par les formes et les nuages ont fait de cet instant un instant marqué d’un sillon dans ma vie, peut être une prise de conscience complète de la valeur de ce voyage.

Et comme si j’en étais pas complètement convaincu, dans la minute qui a suivi la disparition du soleil je proposais a trois personnes de les prendre en photos, ce qui aller être le déclencheur de la plus belle rencontre à ce jour. Attention je parle là de la rencontre, l’acte, car il a eu cette spontanéité entière et complète que je n’avais encore jamais trouvé. En effet, les autres rencontres se sont faites par l’intermédiaire de couch surfing ou pour quelques minutes d’échanges au détour d’une rue. Là il y a eu échange de quelques phrases et tout de suite la proposition d’un diner et d’un partage d’une soirée, ce qui dans cette spontanéité a conféré la véritable grandeur de mes hôtes : Fabrice, Anne Laure et Meline. Vraiment cela relève de l’incroyable, juste quelques paroles au dessus du grand canyon et nous voila partageant un formidable diner sur une table en fer du camping de canyon village. Discutant du voyage, de l’aventure, des choses de la vie dans une simplicité parfaitement pure et belle. C’est cela que j’aime, être inconnu et pourtant pouvoir s’admirer pour les qualités que l’on propose simplement et humblement. Je suis complètement conquis par ce genre de rencontre, d’autant plus après que la nature m’est fait un cadeau comme j’en ais eu, Ces trésors humains apportent une pierre de plus à l’édifice de mon voyage et sont venus en consolider les bases. Cependant, je me pose encore la question : “comment remercier?” car de simples mercis me semblent tellement dérisoires. Alors je crois qu’il faut simplement savoir apprécier pleinement ces moments et donner de sa personne en faisant que l’échange soit complet pour profiter de chacune de ces secondes qui valent de l’or lorsque l’on est loin.

Depuis le Grand Cayon où j’ai passé une seconde journée à le suivre en direction du désert de l’Arizona j’ai rejoins Vegas où je devais sauter dans un bus pour le Mexique. Finalement arrivé à la station de bus, le bus étais complet ce qui m’a obligé à passer une nouvelle nuit dans l’enfer du jeu. Mais dans cette mésaventure j’ai tout de même la chance de pouvoir passer la nuit dans une de ces villes au monde qui ne dort pas. J’ai alors erré d’attraction en attraction, passé 2 heures avec David et Nani, deux espagnols en partance pour Tijuana et lutté contre un sommeil qui pouvait me faire louper ce bus que j’ai tellement attendu. A 6.20 am je m’endormais dans ce bus en direction de El Paso (texas) puis Chihuahua au Mexique d’où je vous écris aujourd’hui.

 

La suite au prochain épisode, caramba!

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:18

Certains penseront, mais pourquoi va t’il là bas ? Et bien moi aussi je me suis posé la question, longuement hésité à plonger directement vers le Mexique car la vie aux Etats-Unis, même si elle ne me repousse pas, ne me convient pas vraiment. Puis finalement, moi qui veux ouvrir les yeux sur ce monde et ces contrastes il me fallait vivre cette expérience, et puis elle était la route du Grand Canyon qu’il aurait été dommage de louper.

Alors, arrivé par le bus de 4.15am j’ai déjà été surpris par la vie qui y régnait encore à cette heure et suis assez vite partis à la recherche d’un logement. Là, surprise, une chambre dans un casino ne coutait que 40$ (ils comptent essentiellement sur les jeux et cela, en fait, fait parti de la politique d’attraction). Alors après avoir calculé que je n’avais pas dormi dans un lit depuis 16 jours et que je ne savais pas de quoi serait fait l’avenir je me suis dit : “pourquoi pousser l’expérience jusqu’à passer une nuit dans un des ces hôtel lumineux?”. Je me suis donc lancé et me suis installé au Circus Circus situé sur le Strip. J’ai donc bien profité de mon confort pour me reposer, faire mes lessives et écrire en attendant que le soleil se couche et que les lumières scintillent sur Las Vegas Boulevard. Et alors, sur les coups de 7 pm je me suis rendu sur l’une des plus fameuses artères du monde pour être littéralement renversé par le spectacle qu’elle offre. Surpris moi même de faire ce constat je ne peux pas m’empêcher d’affirmer qu’il faut absolument, une fois dans sa vie, voir cet endroit et gouter à l’atmosphère surréaliste qui s’en dégage. J’abordais donc cet endroit méfiant et aujourd´hui je tire mon chapeau à cette entreprise car rien n’est laissé au hasard, tout est bien pensé et surtout tout est fait à merveille pour mettre les gens dans une bulle féerique et leur permettre de mettre plus facilement la main au portefeuille. Pour ma part je n’ai pas joué, j’ai ouvert les yeux et apprécié le spectacle en ayant cette impression que ce n’était que l’apéritif avant d’aller le lendemain en direction du Grand Canyon.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:17

Pour ceux pour qui la vision de cet endroit évoque directement un endroit d’une richesse artistique, musicale et narcotique incomparable, et bien ce n’est rien à coté de ce que vous pouvez imaginer. Pour ceux qui ne connaissent pas il vous faut être sensible aux cotés extravagants de l’espèce humaine. En effet, Venice Beach c’est le tout extrême, extrême dans l’art et son expression (voir les photos de l’immeuble dans lequel j’ai vécu et sa terrasse), extrême dans l’importance de l’image avec son front de mer à l’image des films (Basketball, femmes en roller, bodybuilder…) et extrême dans la consommation de produit interdit (bipppppp……). Pour moi L.A s’est limité à Venice, pas envie d’aller voir les payettes et surtout pas le courage d’affronter l’immense difficulté que représente les transports en commun dans L.A puisque cette ville a été construite uniquement pour ces belles voitures toujours plus grosses et flamboyantes. Mais Venice Beach était réellement pour moi incontournable. Vous n’imaginez pas mon émotion en foulant les pas d’un certains Jim Morrisson et plus encore lorsque j’ai appris que la terrasse mitoyenne à celle de l’immeuble où je me trouvais fut celle qui lui servi de logis lors de ces nombreux mois d’errance dans Venice Beach et surtout l’un des endroits où il s’adonnait à la lecture et l’écriture de nombreux poèmes et nombreuses chansons.

Mon hôte à Venice fut un russe d’une trentaine d’année, un ami à Josee, mon amie de Montreal. Son monde n’étant pas vraiment le mien (il travaille à Beverly Hill et gagne bcp d’argent) il s’est révélé être une belle personne, comme quoi l’habit ne fait pas le moine, et j’en suis très heureux. J’ai passé de très bons moments avec Anton et deux formidables journées à flaner dans Venice Beach avant de reprendre mon sac à dos en direction de Las Vegas.






















La photo de droite est prise depuis la terrasse de Anton et l'immeuble que vous voyez est celui ou Morrisson a vécu, normal que j'ai de l'inspiration non ?

Américalement

    

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:16

Le 5 j’ai donc quitté SF au matin pour rejoindre vers 12h (toujours grâce au célèbre Greyhound) la petite ville de Santa Cruz apparemment très réputée pour son calme et sa beauté. Alors, en effet, cette charmante petite ville californienne au demeurant très touristique à su se montrer accueillante et agréable pour y passer une après midi. Et oui, dans mon planning je ne faisais qu’un bref passage dans la bourgade où j’ai d’ailleurs retrouvé Alex avec plaisir. Nous avons profité des terrasses ombragées, de la rue piétonne et de la superbe plage avant que je reprenne le chemin de la station de bus vers 21h. Alors là, une nouvelle fois la magie de l’improbable rencontre a opérée lorsque trois jeunes filles curieuse de nous voir porter nos gros sac nous ont demandé d’où nous étions et où nous allions. Alors une discussion s’est nouée et a débouché sur la proposition d’aller prendre la température de la soirée grecque qui se déroulée deux rues plus loin. Il me restait 1h alors nous leurs avons emboité le pas pour découvrir une formidable ambiance faite de danses traditionnelles et arrosée d’ouzo (l’alcool grec). J’ai donc enflammé l’heure qu’il me restait à vivre à Santa Cruz en dansant et buvant avec mes amis éphémères. A 10h il était temps pour moi de sauter dans le bus direction L.A, j’ai donc laissé Alex dans ce lieu enivrant et ne sais toujours pas, à l’heure qu’il est, si il en est sorti intact !

Américalement

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:15

San Francisco fait parti de ces villes vues et revues au travers de nos écrans. Depuis les célèbres “cable car” qui gravissent les fameuses collines, jusqu’au Golden Gate en passant par le square Alamo et ces typiques maisons victoriennes. Alors je peux vous assurer que se retrouver accroché à une barre de l’un de ces fameux tramways, ou parcourir une plage dominée par cet immense pont enjambant la baie a réellement une saveur particulière. Alors cette ville reste certainement une de mes villes préférée à ce tour et disons qu’elle rivalise très bien avec Montreal. En effet, SF garde une taille humaine très agréable, il y fait bon vivre car le climat y est propice et l’activité culturelle foisonnante. Par ailleurs, les gens sont plutôt “friendly” et on se flemme très californien que je trouve assez sympathique.

 

 

 













Je suis arrivé dans cette ville le 01/09 au matin où nous nous sommes séparés avec Alex. Il aurait été plus confortable de continuer ensemble mais je me suis fixé cette quête de rencontre et mon désir de continuer à cheminer au travers du contact humain le nécessitait. Alors, au premier soir je me suis retrouvé chez Jamie et ses amis (Clare, Yohan, Angela et Jeremy son boyfriend) pour une nouvelle expérience de couch surfing. J’ai partagé avec eux une très bonne première soirée autour d’un diner thai. La gentillesse de mes hôtes les poussera même deux jours plus tard à me proposer de rester deux nuits de plus, ce que j’ai accepté sans aucune hésitation.



 













Lors de mes 5 journée à SF j’ai donc eu tout loisir de parcourir la ville et d’en prendre plein les yeux. Par ailleurs, je me suis transformé en cuisinier français un soir pour mes hôtes (et oui je leur ai fait un repas français dont je tairais la composition pour ne pas effrayer les fins gourmets). J’ai eu aussi la chance de partager un déjeuné avec Jeremy, un jeune homme très intelligent et rempli de curiosité face à mon voyage et mon aventure. Dans cette ville j’ai donc pris du bon temps profitant de ces parcs reposant et de son doux soleil. Je me suis franchement pris d’amitié avec Jamie et ses amis alors il n’a pas été évident de les quitter le 5 au matin pour reprendre ma route vers le sud.

 

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 22:13
Depuis le pays de l'oncle Sam je tiens a adresser un immense MERCI a la plus humaniste et "friendly" des geomorphologues. En effet, merci mille fois a Marion pour sa patience et sa gentillesse face a la lecture et la correction de mes ecrits (en l'absence de Charlotte) qui souffrent toujours d'un leger deficit orthographique.
Si un grain de sable representait un merci, il me faudrait toute les plages de cette incroyable Californie pour te remercier a la hauteur de ta gentilesse.


Americalement
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