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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 16:45
Pour ceux et surtout celles qui sont un jour aller a Batopilas vous reconnaîtrez le fameux bus qui mène au bout du monde et son trajet fantastique dans ces petites videos.





Et enfin, voila ce que l'on découvre après avoir parcouru tant de kilomètres accroché au dessus du canyon ... Batopilas




A mes compagnos de route vers ces terres lointaines.


Américalement.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 18:04

Salut les amis,

me voilà reparti pour de bon sur d'autres chemins, des chemins connus et pourtant encore inexplorés. J'ai remis les pieds sur le tapis roulant et je regarde les jours défiler sans pouvoir réellement y faire quelque chose. Entre acceptation et déni j'ai choisi la première solution et j'y contribue même en m'ajoutant toujours plus d'occupations.

Depuis maintenant un mois je prends chaque matin la direction d'un bureau dans lequel j'occupe les fonctions de cartographe. Le nouveau pays que je visite à l'heure actuelle se nomme EDF, non dépourvu d'intérêt j'apprends de nouvelles choses et je profite surtout d'horaires allégés pour poursuivre mes ambitions. En effet, le temps est venu pour moi de me jeter à bras le corps dans l'ecriture et le partage de mon expérience. Alors, d'ores et déjà deux événements se profilent :
 

Tout d'abord, j'interviendrais auprès de collégiens dans la commune du Chatelet (18) en ce vendredi 12 juin. Grâce a Kévin un enseignant investi et intéressé par l'idée du partage avec des élèves intrigués par mon périple. Merci Kévin !

Par la suite, j'exposerai photographies et textes à partir de la deuxième quinzaine de juin au "Pavois", une brasserie du centre clermontois absolument enchantée par l'idée. Nicolas Dugat m'offre fort généreusement plusieurs mètres carrés de son espace afin de partager avec les habitués et les gens de passage ces 8 mois de route. Je ne manquerai pas de vous communiquer au plus vite la date de lancement qui donnera lieu à une soirée de discussion autour de l'exposition et d'un bon verre bien évidement !

Enfin, La Montagne au travers de ces colonnes de Cosne d'Allier et de Clermont-Ferrand (probablement) retraceront prochainement le périple au travers d'interviews et de photos.

Pour finir, je profite de cet article pour lancer un appel à mes lecteurs. Les premières lignes du livre déjà inscrites et en appelant toujours plus je suis encore à la recherche de contacts interéssés et
fiables pour l'édition de mes aventures. A bon entendeur ...

La vague du retour a chahuté l'embarcation alors dans l'écriture j'ai trouvé une bouée de sauvetage qui, je l'espère, me maintiendra la tête hors de l'eau jusqu'aux prochaines côtes.

Américalement.
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 19:33

 Voilà près de deux mois que j'ai repris la marche avec les soldats du quotidien, voilà presque deux mois que je ne retrouve pas ce moi que j'ai aimé tout au long de ces périgrinations. Le retour je l'imaginais difficile et j'étais loin du compte. Que l'on ne se méprenne pas, encore une fois je ne crache pas tel un démolisseur de cadre sur la france ou quelconque forme de vie occidentale. Non, tout cela est bien différent, c'est à moi que j'en veux de me laisser traîner par ce flux inertique de quotidiennetées dont je voulais me détacher. Ces quotidiennetées qui m'éloignent de mon besoin d'écriture et d'expression et qui m'empêchent de vivre pleinement mon regard de "revenant" pour enfin tenter de tirer le maximum de cette aventure et surtout la partager.

 J'ai du mal à digérer les barres de la prison psychologique que je me suis créés tout seul. Peut être n'ai-je pas envie d'accepter tout cela, peut être que le temps est venu pour moi de jeter ces derniers regards derrière moi pour enfin retourner la tête vers d'autres frontières. J'aimerais juste que la vie me laisse la chance d'exprimer tout ce que j'ai en moi et tout ce que ces mois de route m'ont appris.

 Très vite ce blog retrouvera un régime plus sain fait de mots à profusion et d'images en pagaille...

 Merci encore à toutes et tous de votre soutien et de votre intérêt. Quel bonheur de découvrir doucement ces visages que je me suis imaginés derrière un écran durant ces 8 mois.

 Américalement.
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 23:37

Voilà presque 20 jours que je refoule le sol de France, presque 20 jours que je survole ce monde. Les sentiments de joie et d’allégresse véhiculés par les retrouvailles avec la famille et les amis n’effacent pas l’ardoise que j’ai laissée sur d’autres Terres. J’ai entrepris une relation étroite avec moi-même et les autres, où l’expression de mes envies est nourrie de curiosité et d’envies d’ailleurs. Je me sens totalement spectateur de ce balai bien orchestré et alors que la vie reprend doucement son cours je me débats pour ne pas me faire hypnotiser par ce prestidigitateur travaillant pour l’oncle Sam. J’ai peur de m’épuiser et d’accepter de mettre de côté les rêves dont j’ai vécu les prémices. Il est donc évident pour moi que cette aventure, comme à l’école primaire, a fait de moi un écolier de la vie et que ma fenêtre de quelques mois en France me permettra de recharger le cartable de beaux livres, de cahiers et d’un petit goûter pour les longues heures de route. Je ne me pose pas là en repoussoir, rejetant toutes formes de vie occidentale en bloc, non, bien au contraire. Je suis né français, je resterai français et les gens qui comptent le plus pour moi seront toujours ma famille et mes amis. Voilà pourquoi je ne fuis pas ma terre mais, comme un explorateur, c’est l’avidité d’autres cieux et la boulimie de rencontres et de compréhension de ce monde, qui fait fluer en moi le sang du nomade.


Le commandant de bord a contacté ma tour de contrôle, en affirmant que pour cause de mauvais temps, l’atterrissage était impossible ! Je vais donc attendre de pouvoir sortir le train pour me poser en douceur et refaire le plein d’essence. Le temps de réinjecter du rêve jusqu'à ras bord car comme disait Moitessier dans La longue route : « Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l’ont construit avec leurs rêves… ». Je ne veux pas arrêter ma quête d’utopies et surtout ne pas passer à côté d’une conscience que je voudrais chaque jour un peu plus éclairée en sacrifiant cela sur l’autel d’un quotidien qui ne me correspond pas.


Je profite de mes premières lignes post-retour pour remercier du fond de mon cœur tous ceux qui m’entourent depuis plus de 9 mois et encore plus depuis 20 jours. Je suis très touché par l’intensité de mes retrouvailles et par tous les témoignages de soutien et de compréhension que peut véhiculer le blog et ces moments de partage.

 

« La vie ne se comprend que par un retour en arrière, mais on ne la vit qu’en avant » Sören Kierkegaard.

Américalement.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 19:42

Mon prétexte à moi c'était vous, vous ces gens qui m'ont embrassé alors que, sur le départ, je ne savais pas encore si un jour je prononcerais le mot retour. Je suis parti me confronter à cette vie et à moi même et si aujourd'hui il reste beaucoup de questions sans réponses, de réponses sans questions ou encore de routes sans horizons et bien je n'étais pas homme de rupture. Oui, le bonheur est la seule chose qui se multiplie lorsqu'on le partage et du bonheur j'en ai eu tellement pendant ces huit mois que je ne pouvais pas le garder en moi. J'ai un petit cœur qui n'aurait pas pu tout contenir, les parois de ma vie encore trop fines pour quelle ne cède pas, trop peur de passer à travers alors que tant d'amour pourrait en consolider les murs.


Franchir la porte du retour est un exercice bien plus périlleux qu'en sens inverse, la peur de la reprendre en pleine face plus ténue et pourtant, las de mes pérégrinations, l'envie était là. Alors, dans la chaleur d'un parking d'aéroport j'ai versé les larmes du vacillement car il est dur de quitter ce qui n'était plus depuis longtemps un « long voyage » mais bien une Vie. J'ai remis une dernière fois mon sac sur le dos et enregistré mes émotions sur ce cahier où mes douleurs dansent. La fin du deuxième épisode de la trilogie, il s'agit dorénavant d'écrire le scénario suivant à base de retrouvailles et de retour à la réalité d'une vie sur le sol français.


J'ai atterri à Paris le jeudi 26 mars 2009 a 9h50. Je vis depuis dans mon sas de réintégration voilà pourquoi j'ai tu mon retour. Mon âme solitaire renforcé par ces huit mois de route se cache encore, je l'attendrais patiemment, mais aujourd'hui il est temps pour moi de partager cette vie avec ma famille, mes amis, vous tous. Aussi étrange que cela puisse me paraître, je suis revenu...



Américalement.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 19:27

Le dernier souffle, les derniers pas, les derniers émois... avant de voler vers la terre de mes proches. C'est en Guyane que j'ai donc vécu mes dernières heures sur le continent américain. Formidablement bien accueilli par Rémi et Émilie j'ai malheureusement très vite déchanté en supportant quelques jours durant les difficultés physiques que m'imposait la dengue. Cela ne nous a pas empêché de profiter de ce formidable territoire de forêt et d'eau.


Nous avons commencé dès mon deuxième jour par une petite balade et une baignade bien fraîche sur une rivière dont j'ai déjà oublié le nom (bravo le géographe !). Le soir même nous dormions en « carbet » soit une sorte d'abri au beau milieu de la forêt où l'on vient trouver le calme et la sérénité de la forêt. Enfin, pour la sérénité, on repassera. En effet, quelques minutes après le coucher plusieurs pas tout près de nos hamacs ont accéléré les battements de nos cœurs sans que nos frontales puissent apercevoir notre voisin d'une nuit. Cela ne m'a pas empêché de dormir profondément et de bénéficier du confort d'un lit suspendu pour une bonne nuit.

Au retour de notre escapade la fatigue m'a poussé à aller consulter un médecin qui décela donc tous les symptômes de cette formidable maladie tropicale qui transforme en légume et que les analyses de sang ont confirmé.


Cayenne ce fût pour moi aussi l'occasion de retourner à mes préoccupations de bon citoyen c'est à dire aller manifester !!! Le jeudi 19 mars nous étions donc devant la préfecture pour clamer notre mécontentement malheureusement, si en métropole le mouvement a été largement suivi, en Guyane il fut bien timide. Dommage, mais comme disait Coubertin l'important est de participer !


En fin de semaine une petite soirée entre professeurs de sport (oups d'EPS !) m'a requinqué, la dengue étant prise en chasse par les médicaments qui commençaient a faire leurs effets. Alors, le weekend venu nous sommes allés nous remettre à l'eau, enfin le bateau plutôt car moins je n'aurais pas eu le courage de tremper un pied dans les eaux du marais de kaw ou, même inoffensifs, vivent des caïmans. Nous avons ouvert grand nos yeux sur le crépuscule qui nous a offert un spectacle d'une quiétude sans pareil et qui nous a plongé doucement dans une nuit formidablement étoilée pendant laquelle nous avons cherché les yeux rouges des caïmans. Nous n'en avons vu qu'un que nous avons pu approcher de très très prés. L'excitation de la rencontre et la beauté de la nuit sur ce marais m'ont transporté, sans voix je suis resté contemplateur de l'expression de la nature sous sa forme privilégiée en Guyane c'est à dire aquatique. Au retour nous avons eu une nouvelle fois de la chance car nous avons rencontré une Théraphosa qui est une des plus grosses mygales du monde et qui vous glace le sang pour quelques heures à l'idée qu'elle puisse avoir fait une incursion dans votre lit...


Le lendemain nous avons été voir une des curiosités de la Guyane : un Inselberg, ce qui signifie « montagne-île » en allemand car cette colline rocheuse sort littéralement d'une mer verte pour offrir un point de vue magnifique sur l'étendue de jungle. 1H30 aller et 1h15 retour ont suffi à me scier définitivement en deux et remballer mes prétentions de guérison, cependant la souffrance valait le coup d'être vécu car cet Inselberg me scotcha complètement par son aspect chaotique et mystérieux, une pierre cachée sculptée par les éléments.



Enfin, les derniers jours ont été consacrés à un peu de repos et à profiter de bons moments avec mes amis. D'ailleurs ma toute dernière soirée sur le continent américain a été bien arrosée de la boisson locale, le rhum et qui au delà de rendre la soirée généreusement joyeuse rend aussi la tête douloureuse le lendemain matin ne facilitant pas la prise de conscience du vécu des dernières minutes d'une aventure formidable, tant mieux !





Je suis content d'avoir passé les derniers jours de cet Americatrip auprès d'Émilie et Rémi sur cette terre de Guyane d'une richesse inouïe et d'une quiétude absolument parfaite pour ce moment.

La suite fut une sorte d'explosion, comme jeté dans les airs, rattrapé au vol par le retour. Un nouveau jour en France...


Américalement.

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 23:10

2h d’avion, à survoler l’estuaire de l’Amazone et la forêt Amazonienne, j’arrivais… en France… mais à 7000 km de Paris ! Une chaleur incroyable et une humidité toute équatoriale, mais surtout la joie d’être au bout du chemin, ici, en compagnie de mes amis. Un point final baigné d’amicalité et de nouvelles découvertes sur ce département français, une île au milieu d’un océan vert. Je vis ici les dernières heures d’Américatrip paisiblement et sereinement.




Américalement.

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 23:07

Entré par la grande porte, c’est à Iguaçu que j’ai fait mes premiers tours de roues dans ce pays gigantesque de 547 400 km². Une énième frontière, un énième tampon sur le sésame du voyageur et me voila dans le pays de la samba pour quelques jours, un passage que je savais déjà trop rapide, puisque j’ai bien trainé auparavant, et notamment en Argentine. Cela transformait d’ors et déjà mon escapade Brésilienne en une course vers le nord pour attraper mon vol à Belém exactement 15j après mon arrivée. J’ai pourtant eu tout le loisir de me baigner dans la formidable culture de ce pays.

 

Au matin du 2 mars, j’étais entre les murs de la deuxième plus grande ville du monde : Sao Paulo. Une ville bien pauvre où le choc est encore plus fort et plus inacceptable que partout ailleurs, le fossé entre les plus démunis et les plus aisés est gigantesque, costumes et va nus pieds se côtoyant chaque seconde sous mes yeux. C’est donc avec un sérieux mal de ventre et de grands coups dans les yeux que j’ai parcouru une partie du centre-ville. Les réalités sont à vivre, quelles qu’elles soient. Très vite j’ai retrouvé Luis, que j’avais rencontré à Cusco il y a quelques semaines. Luis est psychologue, c’est un homme très calme et posé avec qui j’ai partagé de formidables moments de sérénité et de partage. Cultivé et passionné par sa ville et son pays, il m’a allègrement fait partager ses connaissances ce qui a donné un charme immense à cette cité pourtant dénuée d’intérêts particuliers. Les voyages, ce sont les gens, je ne me suis jamais posé en consommateur d’espaces, mais bien de contacts humains et voilà un nouvel exemple parfait de la capacité de l’être humain à embellir un lieu. La deuxième soirée était déjà celle des au-revoir alors nous sommes allés dans un bar à samba où un groupe se produisait dans une ambiance comme je n’ai jamais eu la chance d’en voir jusqu'à ce jour. Un vieux bar réduit à sa plus simple expression où, dans un coin, se sont entassés deux joueurs de guitare, un flutiste et une joueuse de cymbales, avant de laisser place à LA chanteuse, une jolie sexagénaire à la voie envoutante. Au fil des sonorités de ce groupe, un flot de personnes est venu remplir à craquer ce petit lieu apparemment fameux à tel point que je n’apercevais même plus le groupe ; ce qui ne m’empêcha pas de suivre le mouvement de danse collectif qui s’était institué. Les heures ont alors filé, les rencontres se sont multipliées car je suis, une fois de plus, très vite devenu la curiosité de mes voisins, puis est venue l’heure pour Luis et moi de filer, car le travail attendait mon compagnon le lendemain et moi je devais monter dans un bus relativement tôt. Nous nous sommes donc quittés après quelques heures. J’étais conquis, avec une légère émotion, par cet homme devenu mon ami et à qui j’ai promis de nous revoir un jour où l’autre, ici ou sur un autre continent.

 

Le 4 mars au soir j’étais donc rendu dans une des baies les plus célèbres au monde, la baie de Rio de Janeiro. Le sac à peine déposé dans une petite auberge de fond de rue bien sombre, je foulais le sable de l’extraordinaire plage de Copacabana. Entre les badauds aux charmes surfaits qui me rappelaient Venice Beach et les gamins démunis des favelas jouant au foot, s’exprimait ici pleinement la culture brésilienne sur fond de samba que les enceintes du petit boui-boui le plus proche crachaient. J’étais déjà médusé par cet endroit qui représente tant de choses pour nous européens. J’ai passé presque 5 jours dans cette ville incroyable, sous un soleil de plomb, les pieds dans l’eau, à observer ces pains de sucres qui dominent la baie protégée par « el cristo retendo ». L’ultime jour, j’ai vaincu ma crainte du vide pour monter m’offrir LE spectacle de Rio, la vue du coucher de soleil depuis le pain de sucre. Un nouveau moment magique où les mots sont bien difficiles à trouver pour en définir la beauté. Le soleil déclinant doucement pour disparaitre derrière les montagnes, légèrement voilé par de beaux nuages, les couleurs multipliées dans un balai de chaque seconde, recouvrant Rio et la baie d’une toile rouge-orangée absolument fantastique ; avant de sombrer complètement dans l’obscurité et laisser les lumières de la ville découper l’urbanisation grimpante sur les flancs montagneux et les plages filant de chaque bords. Sans voix je suis resté ici de longues minutes à laisser mes yeux se remplir à en déborder, un dernier cadeau de ce Rio que j’ai beaucoup aimé avant de filer toujours plus au nord.

 

Parti de Rio le 9 au matin j’ai eu droit à un voyage en bus de 30h en direction de Salvador de Bahia. Bahia c’est la ville afro-brésilienne par excellence où s’exprime le mieux la culture du Candomblé : un mélange subtil de catholicisme, de rites indigènes et de croyances africaines se basant sur la croyance d’une âme propre à la nature. La samba et la capoeira en sont des éléments particuliers, et il n’est pas rare de voir ce culte s’exprimer « en partie » sur les plages de Bahia. Malheureusement je n’ai pu participer à un rite car seuls les bureaux touristiques en proposaient, et je ne suis pas resté assez longtemps pour rencontrer quelqu’un susceptible de m’y accompagner, dommage. J’ai donc profité du centre historique et des belles plages avant de reprendre une dernière fois la route vers le nord, un ultime voyage en bus.

 

Cet ultime voyage en bus vers Belém m’a permis de savourer pleinement mes derniers kilomètres à l’aide du moyen de transport qui s’est imposé largement au long de mon voyage. 40h de voyage, soit deux nuits, m’auront donc permis de prendre une dernière fois la forme incurvé des sièges assez peu confortables des ces véhicules. Ajouté à cela, et au folklore du voyage (avec « ma gueule de métèque, de juif errant, de patre grec » comme aurait pu le chanter Georges Moustaki), j’ai assez vite attiré l’attention de deux/trois énergumènes du bus qui profitaient de chacun des arrêts pour boire et acheter de la bière. Forts sympathiques au demeurant, ceux-ci se sont allègrement intéressé à moi et j’ai donc dû me débattre avec mon portugais plus qu’hésitant afin de répondre au mieux à leurs centaines de questions. Puis, de fil en aiguille, c’est tout le bus qui est venu voir « LE français » et me poser de nouveau les mêmes centaines de questions pour enfin prendre des photos avec moi. Ils se sont relayés afin de faire en sorte que je ne m’endorme pas pour la dernière nuit et cela a bien fonctionné puisqu’ils ils m’ont petit à petit transformé en zombi ! C’est ainsi qu’arrivé à Belém j’ai été refoulé de trois hôtels successifs, puisque visiblement je n’avais pas la tête adéquate ! J’ai fini par trouver un hôtel qui s’avérait être un hôtel de passe où je me suis écroulé sur un lit déjà habité ; mais cela je ne m’en suis rendu compte au réveil, quelques heures plus tard, couvert de fourmis et d’un cafard prenant ma cuisse pour la promenade des anglais. Enfin, pour une nuit, j’ai prit cela pour un dernier instant bien typique ! Le lendemain c’était le jour de départ pour Cayenne, je me suis réveillé fourbu, courbaturé, avec un sérieux mal de tête et des nausées. J’ai pris cela pour une sorte de grippe ou une grosse fatigue comme il y en a eu d’autre et je suis monté dans l’avion direction la Guyane, excité à l’idée de retrouver Emilie et Rémi.






Américalement.

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 21:53

Me voila depuis quatre jours chez Emilie et Rémi a Cayenne (Guyane) au beau milieu d'un petit paradis que ceux-ci se sont créés et ou je suis chouchouter après huit mois de route.

La seule frustration est qu'il m'est bien difficile de profiter au maximum de mes amis et de cette splendide Guyane car j'ai contracté au Brésil une dengue qui c'est déclaré ici a mon arrivée. Les analyses sanguines montrent que celle-ci est la deuxième de mon voyage, la première je l'avais vu comme une grosse grippe quelques jours après mon escapade dans la jungle Guatémaltèque. Me voila donc avec les capacités physiques d'un vieillard ce qui réduit considérablement les possibilitées d'activitées. J'espère que dans les jours qui viendront je reprendrais un peu de poil de la bête mais malheureusement cette maladie tropicale véhiculée par certains moustiques établie domicile pour au moins trois semaines chez ces hôtes...

Dès que la forme reviens je vous conte le formidable Brésil et mes derniers jours sur le continent américain chez Emilie et Rémie que je remercierais jamais assez.

Américalement.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 21:39

Voila un discours de Phillipe Merieu absolument criant de vérité et effrayant pour l'avenir de l'ecole. Une vidéo que je vous demande de prendre le temps de regarder pour enfin prendre conscience de ce qui est en train de se passer.
Merci d'avance a ceux qui prendrons quelques minutes de leur course journalière pour s'informer.



http://regardeavue.com/index.php/2008/06/27/200-regarde-a-vue-contre-les-reformes-darcos
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