Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 21:35

Voila une cité qui restera à vie gravée en ma mémoire et qui me laisse un certain goût de retour dans la bouche au moment de la quitter. Ici, j'ai passé une semaine formidable faite une nouvelle fois de rencontres, de soleil, de joie de vivre et de petits instants magique. Mais ce fût aussi la ville où j’ai passé Noël dans un lit d’hôpital ; où comment passer par toutes les étapes physiques et psychologiques en un seul et même lieu.




Cusco, ou "le nombril" en Quechua est avant tout la cité inca par excellence, qui, même sous le flot incessant des touristes, arrive vaillamment à garder son âme. Il n’est donc pas rare de voir la ¨chola¨, les femmes en habits traditionnels, se promener dans les rues et l’architecture garder son caractère notamment à travers le mur de l'inca et sa célèbre pierre aux douzes angles de la rue Hatunrumiyoc.






Cusco pour moi ce sera à tout jamais, San Blas. Sa place et son quartier d’une tranquillité et d’une beauté sans pareille. Ses habitants, qui sont devenus mon entourage pour une semaine, et mes amis rencontrés encore par hasard, ou grâce au destin, et qui m’ont comblés de tout ce que je peux rechercher. Je pourrais écrire des dizaines de pages sur Cusco et les émotions que mes marches solitaires m’ont apportées, mais je préfère les garder en moi pour les faire fructifier encore un peu et leur donner toute la valeur qu’elles méritent.




  












Et une petite glace pour mon amie Yanik et son                                Le petit resto français, hummmm !
petit cousin Elvis sur la place San Blas.


Enfin, partir, et un nouveau déchirement, je crois qu’à quelques mois du retour j’ai compris beaucoup de choses en ces murs ! Je le répète, il n’est pas encore temps de se retourner sur tout cela et d’en faire le point mais tout de même, cette semaine sera, je l’espère, et comme je le sens, un tournant dans ma vie. En Cusco vit l’âme d’une des cultures les plus passionnantes de l’histoire de l’humanité alors peut-être que cette force m’a conquis et contribuera, avec tout le reste, à ma construction personnelle.

Americalement

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 21:29

Tout près de la plaza San Blas, dans les hauteurs de Cusco, il existe un lieu unique au monde dans lequel il fait bon flâner et déguster. Un lieu calme et serein, agrémenté d’une musique d’ambiance tout à fait à mon gout, où il est possible de laisser ses papilles s’envahir de douceur grâce à la formidable cuisine de Christo et ses amis. Celui-ci propose une multitude de chocolats, de gâteaux et de boissons à base de feuilles de coca.





La coca est une plante de la famille des Erythroxylacées, c’est une plante utilisée depuis des centaines d’années par les peuples andins et ceci notamment pour lutter contre les effets désagréables de l’altitude. C’est un fondement culturel pour l’Amérique latine et notamment les hauts plateaux où elle pousse à l’état sauvage entre 300 et 2000 m. Cependant elle est aujourd’hui au cœur d’une polémique mondiale, car, au-delà d’être partie prenante à la molécule de fabrication du coca cola, elle est surtout le gagne-pain des narcotrafiquants producteurs de cocaïne. Alors, depuis mars 2008, l’ONU a demandé aux états Péruviens et Boliviens d’en stopper la culture, que soit pour un usage traditionnel ou non. Voila, le problème est posé, et je n’en ai pas les réponses, mais ce dont je suis sûr c’est qu’un lieu comme ce coca shop ne mérite pas une telle épée de Damoclès au-dessus de la tête, et la culture d’une population ne doit certainement pas être bafouée par des politiques à deux mesures.



Par ailleurs, la bonne humeur qui règne dans ces lieux, grâce à l’énergie de Christo qui parle, ni plus ni moins, 6 langues et offre sourires et chaleur humaine à chaque heure de la journée, m’a permis d’écouler de longues heures entre discussions passionnées, lecture et écriture. Alors, la feuille de coca étant illégale partout au monde ce lieu est absolument unique et même si l’exportation de feuille de coca décocaïnée est envisageable, la création d’un tel endroit parait utopique tellement il est enchanteur et cusquenien.


Merci à Christo et ses amis pour les délicieux moments passés en leur compagnie et surtout un énorme merci pour ses délicieux brownies et ses matés incroyables.




Americalement.

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 14:55

Me voilà depuis maintenant plus de cinq jours dans la formidable cité Incas de Cusco, cette ville qui concentre un flot constant de touristes du monde entier en partance chaque jour vers le Machu Pichu ; du Quechua Machu, vieille et Pichu, montagne. Cette cité du XVe siècle considérée aujourd’hui comme une oeuvre maitresse de l’architecture Incas et depuis 1983 Patrimoine Mondiale de l’Humanité (UNESCO) et est surtout la plus belle abération qu’il m'ait été donné “d’approcher”.


                                                                                                             photo www.taringa.net

En effet, avec mes yeux d’occidental j’étais omnibulé parcette merveille civilisationnelle, cependant j’ai pris l’habitude de me renseigner sur les sites que je m’apprête a visiter et surtout essayer de trouver le prix le plus interressant pour ma bourse limitée.
Alors voila ma repentence, j’ai tranché, le Machu Pichu n’apparaitra pas sur le livre d’or d’Americatrip !

 

Pourquoi ? Et bien si j’essais autant que faire ce peu de ne pas me comporter comme tel, ma condition est, que je le veuille ou non, celle d’un “touriste” alors je veux me comporter en touriste responsable. Cependant, aux vues du drame qui se joue la haut j’ai pris la decision de ne pas cautionner. En effet, depuis plusieures dizaine d’années maintenant la communauté scientifique internationale qui travaille sur le site tire la sonnette d’alarme concernant la surcharge humaine qu’impose un tsunami de touristes constant. En effet, le Machu Pichu c’est plus de 300 000 touristes par an et une concentration accrue durant les mois de Juin, Juillet et Aout qui fait peser d’enormes risques de glissement de terrain sur les lieux. Au dela de perdre des vies, un évenement aussi tragique conduirait a perdre un joyaux culturel. La dessus, le gouvernement Péruvien prend des mesures très timides et préfere profiter pleinement de la manne touristique sans pour autant améliorer franchement la condition des nombreux peuples indigènes qui ont pourtant fait son histoire.

 

Et pour autant, je n’ose pas croire que c’est l’argent qui manque car voila la deuxième source de rejet de ma part, le prix exorbitant qu’affiche les agences et les transports en direction de la ville d’Agua Calientes au pied de la montagne sacrée. Après une matinée de prospection et ayant passé en revue tous les moyens possibles et imaginables, j’ai abouti au prix le plus interressant qui affichait ni plus ni moins que 130 dollars (un peu plus de 100 euros) pour deux jours a toute vitesse comportant aller, retour et visite.

 

Alors payer pour aller contribuer à la destruction d’un site sacrifié sur l’hotel de la surtouristication remplissant les caisses mais pas les consciences: non merci ¡ Le prix dépensé ici me servira a vivre dix a douze jours au Pérou et en Bolivie, juste VIVRE ¡ Je crois qu’il faut savoir parfois regarder les choses en face et faire preuve d’un peu de lucidité. Je prefère donc profiter de ce temps pour rencontrer, échanger et surtout tendre la main. Pour conforter mon choix je vais vous raconter l’histoire de Fernando, un petit jeune homme de 7 ans que j’ai rencontré sur la Plaza San Blas a Cusco. Celui-ci, jogging déchire, chaussures délabrées et morve au nez est venu un jour s’assoir a côté de moi sans tenter de me vendre un des ses “dedo” (une sorte de petite peluche que l’on met sur le doigt), juste fatigué il venait se reposer. Alors, nous avons commencé a discuter. Celui-ci m’a avoue que certe sa famille n’était pas riche mais qu’il avait de quoi manger, boire et vivre et que ce petit travail que le poussaient a faire ses parents était juste pour tenter d’avoir des petites joies comme rêve les enfants : un bonbon, un petit jouet ou une paire de chaussure neuve. Cependant, celui-ci m’avoua que la plupart du temps les plaisirs sont bien maigres et qu’il doit apprendre la vie comme cela.


Alors, entre payer 130 dollars pour égratigner ses ancêtres et 3,50 soles (1 euros) pour lui offrir une petite patisserie dont il avait envie, vous comprendrez aisement que le choix est facile a faire avec un peu de bon sens. Alors, au lieu d’avoir une belle photo a mettre sur la cheminée pour mes vieux jours j’ai eu le droit a un vrai sourire et une vraie joie de la part d’un enfant. Une joie qui m’emplira bien plus de joie jusqu’a la fin de mes jours qu’un souvenir sur papier photo.

Mes quelques mots seront certainement sujet a critiques et je l’accepterais car mon choix je le prend en accord avec mes idéaux et ma vision peut étre utopiste et ringarde de voyageur humaniste. Sur ce sujet Héléne Darroze affirme avec bon sens: “ Réussir, c’est être en accord avec soi meme, faire les choses avec passions et pas avec raisons “.

 

Americalement.

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 14:46

Un 31 Décembre à flâner dans les rues de Cusco baignées d’un soleil et d’une chaleur estivale, cela permet de finir une année bien riche dans une atmosphère sereine et amicale. Pour ma part, je me suis plié aux traditions, c’est à dire se vétir de jaune qui est une couleur qui doit porter bonheur et surtout qui symbolise la fête de ce passage unique. Par ailleurs, lors de ma peregrination dans le marché j’ai été frappé de voir les gens acheter des épis de blé ou étaient aposes des faux billets. J’ai vite satisfait ma curiosité et appris qu’il fallait acheter cela et le garder le plus longtemps possible afin de s’assurer une année confortable pour le portefeuille. Une autre tradition consiste a acheter un petit paquet de braise de bois à faire brûler dans la maison. Malheureusement je craignais qu’a l’auberge ils ne soient d’accord avec cela, même sous le couvert de la tradition !


Alors, paré de jaune j’ai retrouvé mes amis Joyce, Annelise, Sandra et Brandon afin de fêter cela tous ensemble. Après un petit diner bien sympathique nous avons rejoins la foule sur la place des armes couverte d’une fumée déjà dense du aux feux d’artifices et pétards qui couvraient nos voix et qui ont fini de couvrir la place une fois minuit venu.
Et là, une fois encore, nous nous sommes adonnés à une tradition fort sympathique. En effet, après les baisers traditionnaux nous avons rejoins la masse afin de courir autour de la place, sous une pluie incroyable et cela pour douze revolutions débordant de joies et de marques de communion entre tous. Je crois ne jamais avoir embrassé autant de monde en si peu de temps et surtout ne jamais avoir prononcé autant de fois Bonne Année dans toutes les langues possible et imaginable !



Joyce, Annelise et Sandra.


Enfin, la fête à battu son plein jusqu’a tard dans la nuit, sous une pluie constante qui n’a pas empeché la foule de saluer dignement cette nouvelle année 2009 qui je l’espère sera aussi belle que cette soirée Cusquenienne.

 








Américalement.

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 20:53

Il y a quelques jours j’ai laissé avec mes parents la première étape d’Americatrip derrière moi. Une immense page se tourne et il s’agit maintenant d’écrire la suite des aventures sur ce continent formidable.

Les joies, les douleurs, les belles rencontres, les doutes et les contrées magnifiques continurons à alimenter mon quotidien de voyageur solitaire. Mon âme grandie et ma sensibilité s’accroit au fil des kilomètres parcourus, alors ce nouveau statut devra continuer à fournir en émotion cette périgrination qui est pour moi comme une seconde vie d’écolier. L’école de la vie, celle qui en apprend plus sur les autres et sur soi même que n’importe quel livre ou précepte. Par ailleurs, grandi en moi l’espoir de pouvoir faire partager au plus grand nombre cette expérience formidable, ne me posant pas en maître ou en objecteur de conscience mais bien en homme qui a tiré de la lueur de ses yeux la lumière suffisante pour en éclairer son chemin. Alors, donner l’espoir que l’humanité peut encore donner et surtout offrir une autre vision du monde que ces atroces régurgitations catodiques, me permet de rêver et d’imaginer voir un jour les yeux d’un enfant briller comme ont scintille les miens d’y croire !

Americalement, plus que jamais.

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 01:33

Franchir le seuil, se retourner une dernière fois sur cette année 2008 afin d'en tirer tous les enseignements, puis ouvrir son âme à une nouvelle année ; voila ce qui nous attend tous. Chacun lui donnera la valeur qu'il jugera necéssaire en son âme et conscience. Pour moi, cette transition aura à vie le goût du boulversement et de l'accomplissement, en cette année qui fût celle d'un acte manqué destructeur et d'une reconstruction sur la route. Loin et seul, je n'ai pourtant jamais été aussi entouré, alors je dédie cette nouvelle année à tous ces gens que j'aime avec l'intensité des rayons de l'astre autour duquel nous finissons cette rotation.








Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2009.

Americalement.

Nicolas.

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 23:03


 A Cusco pour Noël, la soirée devait se dérouler paisiblement en compagnie de mes parents et de mes trois amies Australiennes. Ma santé en à décidé autrement et au matin du 24 il m'a bien fallu me rendre a l'évidence, j'étais malade depuis trois jours et le seul remède devenait le medecin. Chez le médecin le constat fût sans appel : hospitalisation !
Alors voilà comment j'ai passé la veille et le jour de Noël alité et branché à une perfusion me permettant d'éliminer la salmonelose et les germes contractés quelques jours plus tôt. J'avais rêvé mieux comme Noël mais dans mon malheur j'eu tout de même la joie d'être acccompagné de mes parents qui m'ont épaulé comme ils savent le faire c'est à dire avec beaucoup d'amour et de générosité. Par ailleurs, les infirmières présentes avec moi ce soir là on eu la gentillesse de m'offir du Panettone, un gateau Italien qui fait tradition ici au Pérou. Reveillé à minuit pour la dégustation j'ai eu  aussi droit a une pétarade formidable qui emplit les rues chaque année pour fêter la veillée de Noël.
Aujourd'hui tout va beaucoup mieux pour moi et la forme est revenue, ceci restera un épisode de plus dans la folle aventure Americatrip !

PS: J'ai tout de meme levé mon verre a ce jour inoubliable !



Américalement.

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 20:17


 Le voyage pour arriver à Puno, sur les rives du célèbre lac Titicaca, n'a pas été simple. La Bolivie et les Boliviens souffrent d'un sérieux manque d'organisation et de coordination alors pour franchir la frontière l'excercice c'est transformé en chemin de croix ! Cependant, arrivé à Puno ce fût un ouf de soulagement, dans une ville beaucoup plus sereine et tranquille où nous avons posé les sacs avant de se dégourdir les jambes sur le "cerro" qui domine la ville et le lac et ou nous avons bien failli laisser un poumon chacun. En effet, monter des milliers de marches à 4000m d'altitude c'est un peu comme faire plusieurs sprints successifs : 20 marches = 190 pulsations minutes = repos d'une minute puis re 20 marches etc... En langage sportif on appel cela du travail en fractionné !



 Le plus marquant de notre passage Titicanesque fût évidemment de voguer sur ces flots altitudinaux et notamment la visite des fameuses "islas flotantes". Les îles Uros, à quelques encablures de Puno, offrent un spectacle que je qualifierais comme "doublement déconcertant". En effet, des familles entières vivent sur ces radeaux de tourbe, petits cubes de plus ou moins un mètre carré, accrochés les uns aux autres par un système ingénieux de cordes et recouvert de paille de roseaux. Ce mode de vie ancestral tout à fait passionant par sa typicité et son organisation à cependant un revers qui nous à frappé : la touristication ! Le peuple Amayras au delà de vivre de la pêche à bien vite compris la manne que représentait l'Homo Turisticus. Alors leur forme de vie si respectable et incroyable au premier abord devient vite une sorte de marché éthnologique assez pathétique. Poser les yeux sur le monde amène parfois à s'en brûler la rétine, mais le jeu en vaut la chandelle car si cela est triste de voir ces gens vendre leur vie, nous contribuons tout de même à leur survie ; si tenter que l'on soit de se rendre en ces lieux en c'étant assuré de la bonne distribution de notre argent. Les îles Uros sont des villes d'un autre genre qui offrent un spectacle tout à fait hors du commun et dont il faut assurer la pérénité en trouvant l'équilibre si difficile entre respect et découverte, un équilibre certainement utopique, comme bien d'autres combats.



Américalement.

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 19:16


 La suite de notre pèriple à pris la route de La Paz, la capitale de la Bolivie. Une capitale comme la plupart des capitales d'ailleurs : bruits, bousculades, assez peu de sourires et de bonne humeur et surtout, le plus marquant, énormément de pauvreté ! Cela ne fait pas de doute, voilà ici une nouvelle ville que je ne rangerais pas parmi les plus belles destinations d'Amerique du Sud. Cette marée humaine accrochée a flan de montagne, ce qui est entre nous le plus stupéfiant ici, survie dans une atmosphère trop sombre et frénétique pour moi. Le passage fût bref alors il m'est difficile d'être totalement impartial envers cette cité, il est cependant certains que je ne retournerais pas en ces murs avec entrain. Il me faudra pourtant y faire un nouveau passage puisque, étant au Pérou, je reprend la route du sud par la Bolivie, mais je crains que celui-ci soit à nouveau rapide. Wait and see !

Notons tout de même qu'en ces lieux nous avons dégoté l'un de ces petits "comedor" : lieux ou se regroupe les petits restaurants tenu par une armée de petite femme au courage extraordinaire. Nous y avons mangé recroqueviller entre les coudes des voisins, l'arrière train de la cuisinière s'afferant derrière nous dans une cuisine minuscule et face à une tapisserie d'un autre âge. Je trouve un charme incroyable à ces moments si particuliers, un vrai dépaysement culinaire et un instant unique dont le plus déconcertant arrive avec la note : 5 soles, soit un peu moins d'un euros cinquante pour une soupe copieuse, un plat de riz, frites, salade et poulet gargantuesque, ainsi que de larges sourires d'une petite serveuse énergique et charismatique atteignant allégrement les 8 ans ! Déchirant et attachant à la fois, cette réalité de la condition de l'enfance on la prend parfois en pleine geule, une sorte de remise en question forcé qui tire furieusement du coeur un "quelle chance nous avons" ! Et oui le voyage c'est les yeux collés aux réalités, ça rend moins con et cela fait relativiser, pauvres aisés que nous sommes...



Américalement.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 00:26

San Pedro d’Atacama aura été la porte d’entrée de ce qui fut pour nous une expérience inoubliable, une envolée altitudinale sur les hautes terres Andines.

Alors, c’est après quelques minutes d’une lente ascensión que nous avons atteint la frontière Bolivienne ou l’aventure a commencée. Les sacs chargés sur le toit du 4*4 nous avons tout de suite été mis dans le bain: piste, poussière, mal de tete (pourtant nous machions un peu de feuilles de coca pour lutter contre le mal de l’altitude) et paysages sortis d’un album photo des plus belles images de la Terre. Nous avons fait par ailleurs connaissances avec Hanneke, Stephania et Felicia, nos trois compères hollandaises pour ce trip. Cette reunion franco holandaise à donné lieu à un balai linguistique intense. Nous parlant francais, elle holandais, nous communiquions en anglais (je m’assurais de la traduction pour papa et maman et Hanneke pour ces copines). Enfin, le chauffeur ne parlant que l’espagnol, nous devions aussi jongler avec les explications et les traductions ponctuer de questions et puis de nouveau des traductions…. Ppffiiooouuu l’altitude ne fut pas le seul facteur de fatigue le soir venu ¡

 

Alors que le premier jour nous permis de gouter a une source d’eau chaude descendue de l’un des nombreux volcans de la région, le bain était fortement conseillé car le soir venu nous avons eu droit au logement rudimentaire d’un refuge de l’altiplano c’est a dire sans eau chaude, encore moins de douche et des lits reposant sur des sommiers de pierre (au demeurant très confortables). Le seul ic de la première journée, l’altitude ¡ En effet, après quelques passages à plus de 5000m, nous logions a 4300 m et celle ci nous a tous plus ou moins rendu malade. Quelle désagréable sensation d’avoir la tete sérrée dans un étau et des nausées constantes qui privent de la faim, c’est le prix a payer pour en prendre plein les yeux ¡

 

Le second jour apportant vite du répis puisque nous ne roulions plus qu’a 3500m la forme est bien revenue et les filles nous ont offert un vrai concert grace aux formidables CD de Ronald (le chauffeur) qui passait en boucle les hits anglosaxons. Nous evoluions toujours dans de vastes espaces vierges et envoutants, aux confins des mondes la sensation d’etre sur une autre planète se ressentait plus que jamais. Le deuxième soir nous sommes arrivés dans un petit village bolivien totalement denué de touristes ou l’ambiance bien paisible ne rompa aucunement la dimension surréaliste de ces moments.

 


En fin, le troisième jour, départ a 4h30 direction le salar d’Uyuni. 30 minutes de pistes, crevaison, réparation et aux alentours de 6h nous étions au beau milieu d’une gigantesque étendue de sel dont la blancheur et la pureté fut saluée par un formidable levé de soleil : le Clou du spectacle ¡

Ce salar nous laissa bouche bée pour toute la tournée. Les mots me manquent d’ailleurs pour descrire l’intensité de ces instants aussi purs qu’un cristal de sel ¡

 

Arrivé a Uyuni après 72h de voyage sans apercevoir l’ombre d’une plaque de goudron, nous nous sommes régalés d’un de ces marchés que reserve les villages d’Amérique du sud en attendant notre bus pour La Paz. A 20h nous roulions dans un car surrélevé, a toute allure, sur une piste de sable qui nous secouait comme des pruniers et emplissait sporadiquement l’habitacle d’une épaisse couche de poussière. Un bus bolivien ¡

 




Aujourd’hui nous sommes dans la bruyante et grouillante capitale. Nous repartons demain pour le plus haut Lac du monde et notre dernière semaine en famille.


Pour les amoureux d'images n'oubliez pas les albums.
Americalement

Partager cet article
Repost0