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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 21:14

Nous voila tout juste de retour de trois jours sur l'altiplano Bolivien. Trois journées formidables en tout point et dont je ne manquerais pas de vous narrer les aventures dans les prochains jours. Les photographies seront certainement a elle seules des histoires magnifiques faites de soleil, de sourires et de paysages surréalistes.
Pour l'instant c'est un bus de nuit entre Uyuni et La Paz qui nous attend. Une insomni permettra peut etre a ma plume de s'exprimer...

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 22:30
C’est par l’entrée septentrionale que nous avons franchi la frontière vers le Chili, ce pays qui s’étend sur près de 6000km le long du Pacifique. A Arica, ce qui nous a surpris de prime abord c’est l’aspect beaucoup plus riche de la ville qui refleta l’image d’une cité espagnole à nos yeux. La vie est aussi plus chère, en effet nous nous sommes surpris à dédaigner un repas a 3 euros car nous venions de payer moitié moins dans le pays précédent. Nous sommes vite revenus à la raison et avons profité d’une bonne tournée dans cette petite ville cotière ou une immense dune de sable vient grignoter de l’espace sur certains quartiers. Une petite grimpette sur “el morro de Arica” nous a d’ailleurs offert un formidable point de vue et a permis a Juan Pedro de se joindre a San Cristóbal afin d’offrir sa benediction et sa protection à la ville.

Arica fût enfin le point de départ de notre deuxième nuit de bus en direction de San Pedro de Atacama. Une nuit beaucoup moins confortable que la précedente car le bus s’approchait beaucoup plus d’un bus classique mais surtout parce que celui ci était rempli d’hommes, de femmes, d’enfants et de paquets jusqu’au plafond ¡ Effectivement, les chiliens du nord n’hésitent pas à faire plusieurs heures de bus pour aller quérir produits de consommation et achats de Noel a moitié prix. Cette experience fût interessante car nous étions loin d’imaginer qu’un bus puisse avoir cette contenance. Je crois qu’en France il nous aurait fallu trois bus comme celui-ci, sauf qu’ici ils ont l’art d’optimiser chaque centimètre carré !


     



































En milieu de matinée nous avions atteint San Pedro, la porte du desert d’Atacama, le desert le plus aride du monde. Ici, dans certaines parties il n’a pas plu depuis plus de 400 ans et la pluviométrie moyenne de la zone avoisine 0 à 50mm d’eau par an. San Pedro est notre première étape à ce point depaysante. Pour ma part j’y retrouve un style très proche de Figuig (dans l’est Marocain) avec ces rues sablonneuses, ces murs en terre cuite, ces couleurs et son soleil. Ici il règne une ambiance de bout du monde, même si la manne touristique impose largement son lot de voyageurs de tout type. Voila trois jours que nous passons ici, trois jours que nous avons mis à profit pour poser les yeux sur les joyaux de la région : Vallée de la Mort, vallée de la Luna, Quebrada de Toconado et bien sur le salar d’Atacama et sa merveilleuse réserve de flamands roses. Le soleil est pour nous, a chaque seconde, au zenith et nous avons la chance de nous emerveiller a trois, de partager ces moments uniques dans l’un des plus beaux endroit du monde. Mais tout cela n’est qu’un début puisque nous avons atteint le point le plus meridional de notre périple familial et nous entamons demain notre lente remontée vers le symbol culturel des Andes qui symbolisera la fin du voyage. Auparavant, nous nous appretons à passer trois jours sur l’altiplano, dans un lieu magique ou l’addition paysagère risque d’être salée !

Americalement
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 17:33

Lancés dans un Family Americatrip nous voici a bourlinguer ensemble sur les routes du sous continent americain. A l’image de mes périgrinations, “imprévisible” est le mot d’ordre, alors après avoir écoulé de douces heures de retrouvailles dans la capitale nous avons fini par fuir la fourmilière pour descendre plus au sud direction Arequipa. Dix huit heures de bus, de nuit, dans un bus au confort de ministre dont nous avons put beneficier grace a une sorte de promotion dont je n’ai pas tout a fait compris le motif mais que je n’ai surtout pas remis en cause.

 


Arrivés a Arequipa, cette ville posée au milieu de cette étendue aride et désolée du sud du Perou, nous avons ouvert les yeux sur la ville et surtout ouvert nos estomacs dans cette capitale de la gastronomie Peruvienne. Une journée baignée de soleil et de sourires ou maman a goûté aux joies de la rencontre, de l’instantané, de l’authentique, de celle qui rechauffe le coeur un sacré coup. Même si il a bien fallu faire l’intermediaire, l’echange se passa dans les yeux et je crois que l’une comme l’autre garde en tête cet instant particulier ou sans paroles c’est le coeur qui parla.

 


A Arequipa, c’est l’appel du sud, la freinesie du mouvement, le desir de decouvrir et surtout l’envie de réaliser un vieux reve pour Papa qui nous a mis le nez dans le guide et nous a ouvert la voie du voisin longiligne du Perou : Le Chili ¡ Alors, parti le 11 au matin de l’Oasis d’Arequipa, nous avons grimpé dans un bus au parfum autenthique, Peruvien a souhait, en direction de Tacna la ville frontalière a six heures de route. Brimgbalés dans un véhicule qui a deja largement fait son temps nous avons encore eu droit au spectacle desertique de paysages époustouflants. Entre dunes, canyons et étendues verdoyantes sorties de terre comme un mirage nous avons voyagé dans cet espace aussi inattendu que depaysant. Enfin, depuis Tacna nous avons eu droit a une ultime étape des plus sympathique. Un vieux train faisant la liaison entre Tacna (Perou) et Arica (Chili) nous a permis d’offrir de la diversité a nos mouvances et nous a redonné nos yeux et nos sourires d’enfants. Moteur diesel poussif en fond sonore, poussiere a foison, petites mamies tricotantes et piallantes ont été notre menu pour une heure et demie de voyage vers le Chili, un moment déjà inoubliable.

 

Aujourd’hui nous voici dans la deuxième patrie de papa ou la vie en quelques kilomètres a changé de physionomie. Le Chili est un pays plus riche et cela se remarque facilement. Après avoir bien profité de notre soirée nous flanons dans les rues de la ville et sur les longues promenades bordant l’océan. Une journée paisible ou nous laissons le soleil dorer nos peaux avant de reprendre la route dès ce soir vers l’un des plus beaux endroits du monde.

 

Mais ou vont les routards ¿ Vous le saurez au prochain episode de Family Americatrip ! Les géographes et les voyageurs auront peut être une idée de notre destination alors a vos commentaires.

 





Americalement

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 14:54


Et voilà, le moment tant attendu est arrivé, me voilà au Pérou avec Papa et Maman ! Arrivés hier matin par le vol de Paris via Miami je les attendais trépignant dans le hall de l'aéroport de Lima pour un moment dont l'intensité n'eut d'égale que le jour ou je patientais a San José dans l'attente de Céline.

Nous avons largement profité de notre journée pour des retrouvailles synonymes de bouffée d'oxygène. Il est temps pour nous de partager la route dans une expérience non des moindres pour un début : 18h de bus direction Arequipa ! Mes routards de parents vont avoir tout loisir de goûter aux pérégrinations du voyageur, sac au dos et chaussures de marche aux pieds nous voilà près a dévorer ces trois semaines communes.

Aujourd'hui il ne manque que Céline pour reconstituer le quatuor de choc, nous pensons fort a elle.

Familialement.

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 14:45

Un grand merci a mon ami Jerome Dupré pour le coup de pouce donné par l'intermédiaire d'un site que les amateurs de cyclisme sauront apprécier : www.accusset.com

Americalement

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:39

En ce samedi 6 décembre, entre Trujillo et Lima, c’est au beau milieu d’une longue étendue désertique que le soleil m’a offert un salut touchant marquant d’un rose flamboyant mes quatre mois d’aventures. Après avoir franchi la moitié du monde, je franchis la moitié du temps puisque mon retour ne se fera certainement que dans quatre mois. Ces 116 jours écoulés furent d’une richesse surprenante dont le temps de l’exploitation n’est pas encore venu, non, aujourd’hui ce n’est qu’un petit regard en arrière qui me tire un large sourire à la vue de tous ces visages amicaux qui ont peuplé ma route et tous ces lieux plus magiques sur lesquels se sont posés mes yeux. Mais la route reste longue et des tempêtes m’attendent encore, heureusement le soleil finit toujours par s’imposer.






“Et j'ai trouvé sous la poussière
Une vie moins passagère
Moins ordinaire
Et j'ai vu couler dans la rivière
Une vie moins ordinaire
Moins ordinaire”

Les Innocents


Americalement

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:27

Ma dernière escale en Equateur s’est déroulée dans la ravissante cité de Cuenca. Fondée par un conquistador espagnol originaire de Cuenca en Espagne, celle-ci offre un style colonial tout à fait charmant abritant en son sein pas moins de 52 églises et la deuxième plus grande cathédrale d’Amérique du Sud. Perchée à 2550m d’altitude, elle est aussi la porte d’entrée du parc national de Las Cajas atteignant quant à lui 4200m d’élévation pour offrir au randonneur que je fus une marche à travers trois écosystèmes. Cette diversité m’a permis de trekker pendant plus de quatre heures dans un paysage divers et envoûtant, une sorte de mélange entre notre Lozère, une certaine Armorique, les Highlands Ecossais et le Connemara Irlandais. Alors que l’altitude exerçait sur moi sa pression habituelle à hauteur de 1hPa tous les 8 mètres gagnés verticalement (ah ce cher Pascal, le Puy de Dôme n’aurait pas cette réputation sans lui !), me mettant la tête dans un étau et transformant petit à petit chacun de mes pas en une véritable épreuve de force, la majesté des lieux continuait à pousser ma curiosité à se satisfaire à chaque surplomb rocheux, bosquets ou lagunes.


Ici, sur ces premiers escarpements, je suis enfin rentré dans les Andes, une chaîne montagneuse de près de 8000km qui file vers le sud et qui doit sa naissance à la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine. Par ailleurs, ces reliefs ont été façonnés par le plus grand sculpteur de tous les temps : la glace. En effet, lors du retrait de la dernière glaciation que l’on estime aux alentours de 15 000 ans, les versants furent tailladés et les lagunes creusées offrant, aux pieds des versants, de véritables miroirs naturels où se reflètent des géants de pierres.




     




















La redescente offrit du répit à mes vaisseaux cérébraux et désengourdit quelque peu mes muscles ; ce n’est pas pour autant que je me fis prier pour aller me coucher dans une auberge au décor beaucoup moins majestueux que celui que j’avais parcouru pendant la journée. Le lendemain je quittais la ville pour près de 24h de bus en direction de ma première alte Peruvienne : Trujillo.

Americalement

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:11

Parti de Montañita le 28 au soir, je me suis offert une nouvelle nuit de bus pour rejoindre Riobamba, une petite ville logée au pied du célèbre Chimborazo (le volcan le plus haut de l’Equateur avec ses 6310 m) au beau milieu de ce qui forme les prémices des Andes. Cette cité ne semblait pas avoir un attrait particulier (cela s’est confirmé), sauf que je doutais de cela et si j’étais là, en ce matin froid, c’était pour une chose bien précise : le met qui régale mon voyage, le Marché. Cette ville est en effet reconnue pour son marché qui draine des milliers de personnes à plusieurs dizaines de kilomètres alentours et surtout des milliers d’indigènes venus des Andes. J’ai eu le droit au spectacle au grand complet puisque j’étais sur les lieux à 6h pour y voir chacun des protagonistes venir doucement animer le balai du commerce alors que les rayons du soleil apparaissaient tout juste au dessus des toits. En spectateur adorateur j’y ai ouvert grand les yeux, laissé mon odorat me guider et tendu l’oreille sur chacun des étales. J’ai pu satisfaire mon manque puisqu’en addiction avec tant de couleurs, de musique, de senteurs, d’hommes, je me suis laissé submerger par la vague de ce bazar m’y sentant « comme un poisson dans l’eau ». Les marchés sont un concentré intense de vie, une sorte de fenêtre, de thermomètre pour le voyageur que je suis qui veut goûter à la réalité d’un territoire et d’un peuple qui n’est pas le mien. Une fois les yeux remplis à ras bord, le cœur gonflé et quelques provisions d’images dans le panier numérique j’ai filé à Baños où j’allais passer deux jours et demi délicieux.

   



































Americalement

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 20:35

J’ai croisé la route d’un Homme, ce roi du Québec a apposé son sceau en mon âme et la musique de ses paroles raisonne encore en moi comme la mélodie d’un profond respect. Celui-ci, à l’âge où ces hommes sont remplis de certitudes, vint se frotter à lui-même et remettre en question les grandes lignes de sa vie. Sur la route il vint troquer son histoire contre une autre pour lui donner la valeur ajoutée du partage. J’ai, avec lui, ouvert le livre de nos voyages et en ai feuilleté les pages pour y confronter nos joies et nos peines. Quand est venu le temps de poursuivre nos routes en solitaires j’ai lu dans son regard de l’admiration dont je lui offrais une entière réciprocité. L’un de ces regards qui font grimper un échelon dans ce cercle bien particulier des Hommes. Parce qu’ils furent simples et authentiques, ces moments n’ont pas de prix.

A Rejean, mon ami auquel je suis lié à vie par la chaîne de la compréhension mutuelle.





























Rejean, Julie, Moi et un collègue routard posant pour la fraternité avec nous.
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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 17:47


 A bout de souffle j'ai pris une retraite de quelques jours dans ce village de la côte pacifique. Longues nuits au calme d'une auberge retirée, balade sur la plage, écriture dans un formidable hamac, soirées cosmopolite avec mes amies australiennes et nos rencontres allemandes, finlandaises, israëliennes... voilà mon cocktail de remise en forme. La recette a fonctioné et depuis j'ai repris la route avec toujours plus de curiosité, des yeux d'enfants et ma boulimie de rencontres.



    



























    



















                

                


       























Toujours plus Americalement !

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