Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 05:57

Demain je m'enfonce un peu plus dans l'inconnu, je pars pour 6 jours dans un reserve biologique ou je vais retourner a l'école pour perfectionner mon espagnol en m'immergeant dans la vie d'une communauté Guatémaltèque en plein coeur de la jungle. Il est donc très possible que le blog veille pendant une petite semaine a moins que ma destination pocède une connexion ce qui n'est qu'eventuel.
Enfin je vais satisfaire ma curiosité et mon envie de découverte qui me démange depuis une semaine a l'aurée de cette forêt si dense et si riche.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux"
M. Proust

Amicalement

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 01:07

Aujourd'hui, lundi 13 Octobre, après quelques jours dans le Chiapas (sud du Mexique) dont je suis littérallement tombé amoureux, me voici fort d'un quatrième pays dans ce périple : le Guatemala.

Je viens de traverser la frontière, en pirogue, pour rejoindre Florès depuis Palenque. Le voyage pour rejoindre la ville c'est effectué dans un bus qui a déjà bien vécu et sur un chemin qui imposait une vitesse de croisière assez lente pour profiter pleinement de mes premiers pas dans ce magnifique pays. Enfin, tout cela c'est déroulé dans une chaleur incroyable qui règne sur mon voyage depuis quelques jours : 35 degrés et 60 ou 70% d'humidité !

Bientôt les récits de mes périgrinations dans le chiapas alors j'en profite pour vous remercier tous infiniment de vos lectures et votre soutien.

Et enfin merci a Marion pour cette citation qui trouve toute sa place ici :

"Je ne puis méditer qu'en marchant et ma tête ne va qu'avec mes pieds"
Jean-Jacques Rousseau  

Guatemalament

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 01:06

Le routard sans son petit bouquin identificateur, c’est possible ? Débarquer dans un lieu où tout est différent sans s’informer de ce qu’il faut faire, de ce qu’il faut avoir vu, de ce qu’il faut éviter est envisageable ?

Je vous mentirais en clamant haut et fort « oui bien sur ! ». Non, comme toujours, il est nécessaire d’être nuancé et comme les scientifiques l’apprécieront cela est une nouvelle fois question d’équilibre. En effet, il est toujours rassurant de tirer quelques informations de la bible que je qualifierais très (peut-être « trop » pour certains) singulièrement d’Ancien Testament pour le Routard et Nouveau Testament pour le Lonely (et oui, il est indéniable que les anglo-saxons ont une longueur d’avance sur nous dans l’approche du voyage !).

Alors, je suis partisan définitif de la solution qui consiste à griffonner sur un coin du carnet de route les quelques informations importantes et de se laisser porter par le sixième sens que développe le voyageur pour tout le reste. Et ce n’est qu’à partir de ces bases minimalistes que le voyage peut prendre un tour unique qui vous mène à tout découvrir d’un pays, d’une culture, des hommes et surtout de vous ! Quel sentiment de légèreté de ne pas avoir le nez collé sur ces feuillets qui vous conduiront inexorablement vers des sentiers battus et rebattus sans le charme de la découverte. Alors, certes, votre instinct vous mène imperceptiblement vers ces lieux majestueux qui agissent comme des aimants, mais quel bonheur d’y être arrivé par pur hasard, au gré de divagations et sans s’accrocher à un improbable plan.

Attention je le répète, je ne suis pas un apologue de l’errance et je ne crache pas sur ce réflexe rassurant que j’ai effectué à de nombreuses reprises. Cependant, aujourd’hui je plonge vers l’Amérique centrale sans le sésame, juste quelques notes, et seul je me fie à mon instinct, mes envies, mes rencontres. Effrayant parfois, déstabilisant souvent, mais surtout excessivement excitant, cette entreprise forge l’expérience ; pour moi ce voyage reste initiatique, il me permettra un jour de partir sans filet et de faire la route là où même le web ne tendra pas sa toile pour me sécuriser.

 

Quelques fois l’avenir habite en nous sans que nous le sachions et nos paroles qui croient mentir dessinent une réalité prochaine.

M. Proust

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 00:59

Mexico City, il est 22h, et accompagné de notre nouvel acolyte néerlandais Peter, nous sautons dans un taxi direction le Mama Rumba un endroit réputé pour la danse et largement fréquenté par les Mexicains. Nous y retrouvons des amis français, le réflexe de rapprochement francophone est-il à ce point inévitable ?

Quelques minutes plus tard nous faisions nos premiers pas dans cet endroit dont le rythme endiablé et chaud m’a saisi sans round d’observation à la hauteur des hanches pour ne plus jamais me lâcher de la soirée. Envoûté ? Enivré ? Accroché ? Je ne saurai comment le décrire, mais très vite mes jambes ne demandaient qu’à suivre ce rythme. Seul hic ? Les mexicains, des dieux de la danse qui vous clouent sur votre chaise, posé sur votre petit cul d’européen qui ne sait pas bouger à les regarder faire tourner les femmes dans des virevoltes interminables et voluptueuses. Et puis, on fini par ranger sa fierté au placard lorsque eux-mêmes vous initient aux pas de base, et alors très vite, ce rythme se déplace dans tout votre corps dans un mouvement ascendant et on se surprend enfin à faire tourner maladroitement sa partenaire. Et puis la chaleur, cette chaleur qui vient comme un ingrédient indispensable assaisonner la danse pour lui donner un peu plus de saveur encore, un petit goût de tropiques, d’exotisme, de folie… Enfin, épuisé et encore admiratif de tous ces funambules de la danse qui tournent inlassablement, au bout de la nuit, on tire sa révérence à la reine de la soirée… la Salsa !

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 22:12

Digression (subst.fem.) : Usuel. Développement oral ou écrit qui, le plus souvent dans un « discours » organisé, s'écarte du thème principal.

Spéc. Écart angulaire d'un astre par rapport à un système de référence (astre, plan fixe).

 

Voilà une définition bien conventionnelle de ce mot qui symbolise pour moi une sorte de sortie de route sous contrôle, un changement de plan, un petit coup de folie dans ce voyage rempli de choses tellement différentes d'un quotidien français que cela en est exténuant. Donner, recevoir, apprendre, être curieux à longueur de temps, cela nécessite un second souffle, une petite dose de "quotidien" pour reprendre de plus belle les aventures. J'avoue cette faiblesse dans mon voyage en toute sincérité, parce que même si je suis parti rempli d'idéaux et d'envie, la vie que je mène tous les jours et qui me remplie de bonheur reste épuisante. Et si avec l'expérience cette vie sera de plus en plus facile à vivre, pour l'instant je profite d'une réelle envie de me poser, de souffler, de prendre du recul sur ces deux mois déjà écoulés et surtout profiter encore un peu de ces superbes moments passés avec les filles. Voilà pourquoi je me suis envolé de Oaxaca le 30 septembre au matin pour rejoindre Monterrey par avion. Survoler ainsi le Mexique, avec un soleil resplendissant et des paysages à couper le souffle a été comme un clin d'oeil, une sorte d'approbation, de cadeau pour me dire "vas-y fonces tu as raison".

 

Le soir même je reçu mon second cadeau, la surprise et la joie sur le visage de Karine et Anne. Et oui cette digression était tenue secrète par Laura, la seule au courant de ma venue et que je venais fêter puisqu'elle partait le lendemain pour la France.

 

Aujourd'hui, cela fait une semaine que je suis à Monterrey où j'ai rencontré encore beaucoup de gens, eu la chance de vivre une soirée à la Mexicaine avec Adrian (le colocataire Mexicain de Karine et Anne) et ses Amis, et le bonheur de passer deux matinées au service de migration de la ville (sic). Enfin, je reprends en ce soir du Mercredi 8 Octobre ma route vers le sud avec cette excitation de repartir pour de nouvelles aventures, de nouvelles rencontres, de nouvelles longues heures d'écriture et de réflexions sur une place ensoleillée ou sur une table en plastique d'un petit café Mexicain. Un nouveau départ, je replonge :

 

Rêver un impossible rêve

Porter le chagrin des départs,

Brûler d'une possible fièvre

Partir ou personne ne part.

 

Jacques Brel

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:30

 

Mexico city, c’est une nouvelle page de l’Aventure, qui restera pour longtemps la plus festive. Arrivé le 20 au matin nous avons filé par le réseau souterrain vers le centre-ville pour y déposer nos sacs au très fameux hostel Amigo qui s’affirmera comme Le lieu dont nous garderons l’image pour symboliser Mexico. Je me souviens d’avoir lu quelque part : « si le Mexique est surréaliste, Mexico en est la quintessence »… et bien, pour ce qui est de mon passage ici, et c’est peu dire, ce n’est pas parce que nous étions perchés à 2 300 mètres d’altitude que j’ai eu le souffle coupé, mais bien parce que la richesse patrimoniale et humaine de ce lieu a une nouvelle fois dépassé toutes mes espérances.

 


























En attendant les nuits mouvementées de Mexico city nous avons fait notre première escapade vers l’un des hauts lieux touristique du Mexique, les ruines de Teotihuacán. A 50 km au nord-est de Mexico, ce site inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 1987 signifiait notre entrée dans le Mexique préhispanique. Ce qui signifiait notre entrée dans cette partie du Mexique ce fût aussi la saison des pluies, et oui, à cette période Mexico subi l’arrosage en moyenne 1h/jour mais l’accalmie rapide nous a vite permis de contempler ces joyaux architecturaux en place depuis des milliers d’années en hommage au soleil et à la lune. Il est vraiment troublant de faire face à ces types d’édifices qui abritaient une véritable ville de plusieurs milliers d’habitants lors du Ier siècle avant JC et qui fût la base civilisationnelle des peuples méso-américains dont les plus connus sont les Aztèques, les Incas ou encore les Mayas. Monter sur l’une de ces pyramides, c’est un peu un rêve de gosse que se réalise et une prise de conscience toujours plus forte du gâchis causé par les conquistadors lorsque l’on connaît la richesse intellectuelle qui régnait ici à grands coups de mathématiques, astronomie ou médecine. Une bonne après-midi la tête en l’air ou concentré sur ces escaliers vertigineux et nous rentions à l’auberge pour enfin dormir dans un lit après deux jours de hamacs et deux nuits de bus. Cependant, une belle surprise nous attendait là-bas, nous avons pu constater avec joie la présence sur nos boîtes emails d’un message des filles nous annonçant leur venue pour Mercredi. Réjouissance et changement de programme en repoussant le départ vers le sud pour la fin de semaine.

 

Après une bonne nuit de sommeil presque réparatrice nous avons attaqué une semaine de folie. Je dis presque réparatrice parce que cette nuit nous a donnée le ton de l’auberge : musique à bloc jusqu'à 2h du mat, beaucoup de mouvements dans le dortoir et enfin pour couronner le tout, petit dej’ à 8h, juste devant notre porte ! En ce qui concerne notre semaine je vais vous offrir la version abrégée car je crois qu'il me faudrait tout un livre pour raconter tout ce qui c'est passé dans cette ville incroyable, sans conter les passages censurés. Alors pour moi Mexico city ça a été :

 

El Palacio del Gobierno qui abrite des peintures murales sublimes, reprenant l'histoire mouvementée du pays et une incroyable odeur de révolution. En effet, comme depuis le premier jour de mon passage au Mexique il règne dans l'air ce parfum de révolution et ce culte pour les hommes qui ont amené l'indépendance Jimenez, Hidalgo, Benito Juarez ou encore le célèbre Zapata et j'en passe. J'aime beaucoup ce respect et cette faculté qu'ont les Mexicains à ne pas oublier tout ce qu'ils doivent à ceux qui ont payé de leur sang leur indépendance.

 

Le zocalo et templo mayor, cette place centrale est l'une des plus grandes au monde et voit défiler des milliers de gens chaque jour. Pour ce qui est du templo mayor c'est un vestige en plein centre-ville de la cité Tenochtitlan, la capitale des Aztèques.

 



Le café La Habanna
, celui-là même où le 8 Juillet 1955 le jeune Ernesto Guevara de la Serna rencontrait le révolutionnaire Cubain Fidel Castro. Un moment décisif, un tournant dans l'histoire et un lieu encore baigné d'effluves de cigares ou les murs résonnent toujours d'accents révolutionnaires. Et même si, à mon grand désarroi, la population qui fréquente ces lieux a bien changé, et semble ne pas détenir les clefs du coffre à sensations pour profiter pleinement de l'atmosphère, ce café restera toujours un endroit juste "pas comme les autres".

 


La Lucha
libre, ou le catch Mexicain, cette tradition populaire qui offre un véritable spectacle dans une ambiance survoltée où fusent insultes, sifflets, encouragements et effusions d'extravagance conflictuelle entre plusieurs énergumènes en slips qui, pour la plupart, portent un masque faisant leur identité de catcheur. Une véritable bonne soirée à partager avec les Mexicains très friands de ce show et particulièrement impliqués dans les joutes verbales et la surchauffe de la salle, un régal !

 



Le quartier San Angel
, qui doit certainement être très joli avec son architecture coloniale, ses petites rues pavées et ses petites échoppes d'artisanat ou de nourriture. Nous, nous y avons vu principalement de la pluie !

 

Xochimilco, une sorte de Venise Mexicaine où l'on peut naviguer, à bord de barques très colorées, sur un réseau de canaux entourés de jardins flottants appelés Chinampas. La petite touche bien sympathique de cet endroit c'est la présence sur les canaux de barques transportant des Mariachis toujours près à pousser la chansonnette pour quelques pesos. C'est aussi le lieu de nombreuses fêtes en tout genre sur ces barques très spacieuses et dans un lieu original qui s'y prête formidablement bien.




 

















Enfin, le plus célèbre des lieux : l'hostel los amigos ou l'ambiance cosmopolite à souhait nous a permis de rencontrer foule de gens d'horizons et de confessions différentes. Quoi que la confession, en début de soirée, se noyait bien vite sous les flots de Tequila que le barman de l'auberge aimait appeler "Tequila Time !". Quoi qu'il en soit ces moments d'extravagance n'étaient que l'expression extrême de la convivialité et de la chaleur humaine qui baignait ces lieux qui, à l'image du stéréotype de l'auberge de jeunesse, offraient une dimension complètement routarde et décalé que j'ai pleinement apprécié.

 




 
























Après à peine moins une semaine passée dans la fourmilière Mexicaine l'heure fût venue pour moi de reprendre ma route en solitaire vers le sud et de laisser les filles repartir vers le nord. Comme à chaque fois ce moment est déchirant sauf que là, le temps, l'attachement et les expériences vécues en commun donnaient une saveur un peu plus épicée à cet au-revoir. Il a fallu affronter seul ce moment bien particulier du voyage, alors c'est dans l'écriture que j'ai déversé ce tsunami d'émotions qui est venu recouvrir mon continent intérieur. Cela ne m'a pas empêché de sauter dans mon bus direction Puebla…

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 04:36
 

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 22:08

Avec mes deux grandes brulées et après une nuit de bus nous nous sommes lancés dans les rues de Zacatecas, l’une des figures de l’architecture coloniale espagnole après Guanajato ou Oaxaca. Une journée à flâner dans les rues bien fraîches de la capitale de l’état du même nom. A plus de 2 400 mètres d’altitude la transition short de bain/polaire fût difficile à accepter mais la ville tellement jolie nous a comblés pour cette journée de transition, avant de rejoindre Mexico city par le biais d’une nouvelle formidable nuit dans un bus. Je tiens tout de même à signaler que si le bus est quasiment ma seconde maison depuis près de deux mois, le réseau mexicain est tout simplement formidable. Par sa densité, son organisation et surtout, surtout le confort qu’il propose : sièges confortables, reposes pieds, films et toilettes « souvent » propres. Greyhound devrait sérieusement songer à prendre exemple sur son voisin latino, a bon entendeur !















 



Mexicalement

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 22:04

Mazatlan n’est franchement pas une ville agréable à mes yeux mais la Isla de la Piedra c’est tout autre chose ! Une petite île à quelques centaines de mètres de la ville, on y arrive dans des petits bateau-taxi ce qui ajoute un charme supplémentaire et dès l’arrivée, le pied posé sur l’embarcadère, on ressent une ambiance particulière, singulière et typique d’une île. Arrivés là-bas le 18 au matin nous l’avons quittée avec regret le 20 après trois jours d’une vie intense qui nous obligeait à « courir » entre les hamacs à l’ombre d’une grande cahutte, l’océan à 25° et le restaurant où nous mangions poissons et fruits de mer délicieux arrosé de la classique cerveza qui s’est imposée à nous comme un rituel, non pas pour ses effets enivrant, mais bien pour l’hydratation plus que nécessaire sous les 35° de la plage. Je tiens d’ailleurs à noter que depuis mon entrée au Mexique, afin de garder une certaine sérénité intestinale j’oublie totalement le reflex du verre d’eau du robinet et j’investie grandement dans les bouteilles d’eau minérale.

Pour revenir à notre île, nous avons réellement profité avec grand bonheur de ce petit coin pacifiquement agréable où nous avons fait la connaissance de trois frères version Allemando-suédoise. En effet, dans notre « hostel » à hamacs nous avons partagé nos soirées et une bonne partie de nos journées de détente avec Dominic, Sebastian et Benjamin, des frangins d’origine suédoise dont l’un vit en Allemagne et avec qui le feeling a été plutôt bon. Tandis que l’entente franco-française entre le voyageur solitaire et les routardes s’accentuait sérieusement au fil des minutes et des heures passées ensemble nous avons eu droit à un nouveau compagnon de voyage inattendu (c’est le moins que l’on puisse dire !) que certaines ont eu la malchance de devoir supporter bien plus. En effet, le jour du départ, alors que nous posions le pied sur le continent, nous avons filés vers la croix rouge car Laura et Lydie présentaient de sérieuses brûlures sur le ventre et le dos, des cloques grosses comme des pièces de 10 pesos et des marques étrangement étranges un peu partout sur le corps. La seule explication que nous avons put avoir est celle de la probable présence d’un poisson dans les eaux du Pacifique qui brûle et dont le poison impose des réactions stigmatiques sur le corps en réaction aux rayons du soleil. Les pauvres ont dû supporter cela plusieurs jours durant, une douleur que je n’aurais pas la prétention de pouvoir vous décrire et qui m’a imposé une nouvelle fois un sacré respect pour ces femmes qui ont souffert en silence et qui ont continué la route avec toujours autant d’entrain.

Cette route nous l’avons continué à trois, Laura, Lydie et moi en direction de Zacatecas et Mexico, plus au sud ouest, alors que Karine et Anne rejoignaient Monterrey dans le nord ouest afin d’étudier. A la baroudeur, les au-revoir se sont fait dans un bus lorsque nos chemin se sont séparés, mais avec, pour ma part, un étrange sentiment que l’aventure n’était pas encore fini…














                        Petite danse avec Dominic et Benjamin.





Pacifiquement

 

Photos Karine et Laura.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 22:01

Fermez les yeux et imaginez l’entrain et le rythme que provoque l’action des distributions, des manivelles et des bielles que le moteur fait se mouvoir pour nous tirer vers notre but. A cela le vent qui vous balaye le visage constamment puisque votre place est définitivement à la connexion de deux wagons, là où il est possible d’être à demi dehors afin de contempler les paysages extraordinaires et incroyablement changeants qu’offre la lente descente le long du Copper canyon. Et puis cette chaleur, une chaleur qui se love tranquillement au fur et à mesure de notre descente vers la plaine côtière et qui fini par faire apparaître des perles de sueur sur le front alors que le coucher du soleil vous tient inexorablement ébahis, en haleine…

Onze heures d’une lente glissée vers le pacifique, une bribe de vie entre parenthèse avec un parfum de mécanique et des images pleins les yeux. Ce train est mythique et le restera inexorablement.

 

Américalement

Partager cet article
Repost0