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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 03:14

 

Pour les amateurs de photos les albums de chacun des pays sont bien remplis !

Enjoy !

Américalement

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 17:49

Voilà près de quatre mois que je sillonne les routes du continent Américain et comme j’ai l’habitude de le dire depuis plusieurs semaines, cette aventure, par sa longueur et son intensité, relève beaucoup plus d’un choix de vie que d’un véritable voyage au sens propre du terme. Dans mes mots il y a une notion d’acceptation qui apparait car dans ma vie à l’heure actuelle je me dois d’accepter les nombreux bons moments comme les périodes de doutes et de mal être.

Alors, voici le revers de l’histoire, car si récits et images offrent la perspective d’un rêve au quotidien, l’équation n’est en réalité pas si facile que cela. En effet, des doutes, des questionnements, des moments difficiles il y en a aussi et moi, parce que je l’ai choisi, je dois me battre seul, une lutte acharnée contre mes démons. Ce genre de période j’en ai connu à deux reprises déjà, quelques heures de peur, de renfermement mais cela ne fût que bref et j’en convenais largement que c’était nécessaire pour rebondir. Une sorte d’introspection profonde lorsque, poussé dans ces retranchements, on aperçoit les limites de son être. A l’heure où j’écris ces lignes je sors tout juste la tête de l’eau, quatre jours de souffrance solitaire, un ultime combat. Un cocktail détonnant de séparation avec ma sœur, de grande fatigue et de solitude et j’ai plongé pour la première fois très profondément dans l’antre de mes songes. Doutes, questionnements, peurs et pour la première fois envie de rentrer et retrouver le confort et la quiétude du foyer familiale.

Mais tout cela a été une nouvelle fois balayé d’un revers de main en arrivant à Montañita, un petit village côtier très tranquille où ma petite famille a su trouver les mots pour me rebooster (merci le net !) et où j’ai puisé à nouveau des forces dans de bons repas, de grandes nuits calmes et de délicieuses journées lové dans un hamac. Ajoutez à cela l’amicale compagnie de Tess, Amyh et Meuna et me voila de nouveau près à avaler les routes du globe avec un appétit féroce ! Effectivement, je parcours certains des plus beaux endroits de notre belle planète mais cela ne me met pas à l’abri des souffrances et parce que je m’offre complètement dans mes écrits, il me parait légitime de vous faire voir l’envers du décor d’une aventure humaine dont la route n’est pas toujours pavée d’or.

 

Merci à Maman, Papa et Céline de leur soutien et de leur amour sans qui toute cette aventure n’aurait pas existé et n’aurait pas eu autant de sens.

Merci à mes amis d’être présents chacun à leur manière et dont chaque mot m’emplissent de bonheur.

Merci à tout les gens rencontrés sur ma route dont un simple sourire permet parfois de retrouver celui que l’on avait perdu.

 

« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert » Alferd de Musset

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 05:08

 

Il a payé sa dette, il est temps pour lui de relever la tête...

 

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 23:38
"Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie"
Alphonse de Lamartine

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 00:32
Elles furent mes compagnons de voyage durant près de trois semaines et les voilà continuant leurs aventures Mexicaines sur les bancs de l'école... ou presque.
Aller voir le blog de Anne et vous decouvrirez ces adorables exantriques et par la même occasion quelques videos et photos bien sympatiques des moments passés ensemble.

http://teweceaumexique.over-blog.com/

Merci les filles, simplement et grandement MERCI !

Mexicalement
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 01:06

Le routard sans son petit bouquin identificateur, c’est possible ? Débarquer dans un lieu où tout est différent sans s’informer de ce qu’il faut faire, de ce qu’il faut avoir vu, de ce qu’il faut éviter est envisageable ?

Je vous mentirais en clamant haut et fort « oui bien sur ! ». Non, comme toujours, il est nécessaire d’être nuancé et comme les scientifiques l’apprécieront cela est une nouvelle fois question d’équilibre. En effet, il est toujours rassurant de tirer quelques informations de la bible que je qualifierais très (peut-être « trop » pour certains) singulièrement d’Ancien Testament pour le Routard et Nouveau Testament pour le Lonely (et oui, il est indéniable que les anglo-saxons ont une longueur d’avance sur nous dans l’approche du voyage !).

Alors, je suis partisan définitif de la solution qui consiste à griffonner sur un coin du carnet de route les quelques informations importantes et de se laisser porter par le sixième sens que développe le voyageur pour tout le reste. Et ce n’est qu’à partir de ces bases minimalistes que le voyage peut prendre un tour unique qui vous mène à tout découvrir d’un pays, d’une culture, des hommes et surtout de vous ! Quel sentiment de légèreté de ne pas avoir le nez collé sur ces feuillets qui vous conduiront inexorablement vers des sentiers battus et rebattus sans le charme de la découverte. Alors, certes, votre instinct vous mène imperceptiblement vers ces lieux majestueux qui agissent comme des aimants, mais quel bonheur d’y être arrivé par pur hasard, au gré de divagations et sans s’accrocher à un improbable plan.

Attention je le répète, je ne suis pas un apologue de l’errance et je ne crache pas sur ce réflexe rassurant que j’ai effectué à de nombreuses reprises. Cependant, aujourd’hui je plonge vers l’Amérique centrale sans le sésame, juste quelques notes, et seul je me fie à mon instinct, mes envies, mes rencontres. Effrayant parfois, déstabilisant souvent, mais surtout excessivement excitant, cette entreprise forge l’expérience ; pour moi ce voyage reste initiatique, il me permettra un jour de partir sans filet et de faire la route là où même le web ne tendra pas sa toile pour me sécuriser.

 

Quelques fois l’avenir habite en nous sans que nous le sachions et nos paroles qui croient mentir dessinent une réalité prochaine.

M. Proust

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 04:36
 

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 20:32
Je me souviens, le 5 août, dans l'avion qui me menait à Québec, le petit lecteur musicale qui m'accompagne durant les long trajets m'avait injecter cette toute première chanson dans les oreilles.

Un signe ?


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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 22:13
Depuis le pays de l'oncle Sam je tiens a adresser un immense MERCI a la plus humaniste et "friendly" des geomorphologues. En effet, merci mille fois a Marion pour sa patience et sa gentillesse face a la lecture et la correction de mes ecrits (en l'absence de Charlotte) qui souffrent toujours d'un leger deficit orthographique.
Si un grain de sable representait un merci, il me faudrait toute les plages de cette incroyable Californie pour te remercier a la hauteur de ta gentilesse.


Americalement
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 09:29
C'est au beau milieu du Golden Gate Park, en plein cœur de San Francisco, que j'écris ces quelques lignes, en faisant le point sur un mois de voyage. Alors, j'ai cette impression qu'entreprendre une aventure comme la mienne ne relève pas d'un simple désir de voyage mais représente réellement un choix de vie. En effet, depuis plusieurs semaines maintenant j’apprends, j’apprends avec une intensité et une conviction jamais égalée. J'apprends tout d'abord à vivre, minutes après minutes, sans projections qui pourraient m'effrayer, sans constructions de l'avenir. J’apprends à vivre chichement avec quelques affaires justes nécessaires et sans profusion de nourriture qui me serait inutile et consommatrice de capital. J'apprends à communiquer dans une langue qui n'est pas la mienne et je me surprends même à penser avec elle, dorénavant. Et puis surtout, j’apprends à échanger, à répéter ce qu'est ma vie, ce que je suis, où je vais, où j'ai été et je tente de comprendre au mieux la culture dans laquelle je suis totalement immergé. Tout cela est un choix de vie car la durée l'impose. Je ne peux pas juste me plier temporairement en me raccrochant à l'idée d'un retour prochain, non, il faut que je me fonde et que j'en fasse mes habitudes et mon bien être afin de m'assurer la sérénité psychologique nécessaire. Ce cap d'acceptation est une fabuleuse expérience, très excitante, mais terriblement déconcertante lorsqu'il faut faire face aux périodes de doutes. Ces moments se sont présentés à deux reprises d'ors et déjà, et prennent la forme d'un bombardement d'images des proches qui fini par créer une boule au ventre et une profusion de questions : vais-je y arriver ? Vais-je réellement passer ce cap de l'acceptation ? Est-ce que tous ces formidables moments déjà écoulés seront suffisants pour faire contrepoids face à ces quelques minutes de frayeur ? Lorsque je traverse ces moments j'ai l'impression d'être prisonnier de sables mouvants, pourtant en quelques secondes cela bascule à la faveur d'une belle rencontre où d'une place magnifique. C'est cela aussi l'aventure : le changement d'échelle temporelle. En effet, tout est imprévisible et changeant à la seconde, aussi bien les événements que les sentiments. Alors, aujourd'hui je pense qu'il me faut, plus que jamais, prendre la mesure des bons moments et savoir les apprécier à 100%. Par ailleurs, il me faut accepter les doutes pour en faire des moments d'introspection favorables au cheminement de ma pensée. D'autre part, ce que je retiens plus que tout de ces premiers jours sur ma route de l'initiation, ce sont ces sourires, ces tranches de rires, cette curiosité et l'humanisme offert par ceux qui ont jalonnés ma route. Je pense tout particulièrement à Max et Lorraine, Josée et Elizabeth, Samira et sa famille, Nadia, Dominic, Mélanie, Alice, Alex, Jamee, Angelina, Claire, Yohan, Jeremy et les autres. Aujourd'hui, à la manière de Candide je suis peut être naïf en pensant "tout va bien dans le meilleur des mondes", mais j'ai bien conscience d'être privilégié lorsque ma seule préoccupation au lever, est de voir si le soleil brille et d'imaginer ce que sera ma journée. Je vis dorénavant ce qui a fondé mes rêves lors de si nombreuses nuits. Pour moi le soleil est au zénith et seul un voile de nuage vient troubler gentiment son éclat, le voile du manque, le manque de vous Tous. C’est le prix à payer, la pitance du voyageur, et je compte bien récupérer les intérêts du capital d'amour qui sommeille, ou qui s'exprime que virtuellement à l'heure actuelle, dès mon retour. Enfin, je suis totalement déconcerté par l'intérêt que vous portez à mes récits et je vous en remercie grandement. En effet, il n'y a d'aventure que dans le partage et ce blog est votre fenêtre sur la mienne.


Californicalement.



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