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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:27

Ma dernière escale en Equateur s’est déroulée dans la ravissante cité de Cuenca. Fondée par un conquistador espagnol originaire de Cuenca en Espagne, celle-ci offre un style colonial tout à fait charmant abritant en son sein pas moins de 52 églises et la deuxième plus grande cathédrale d’Amérique du Sud. Perchée à 2550m d’altitude, elle est aussi la porte d’entrée du parc national de Las Cajas atteignant quant à lui 4200m d’élévation pour offrir au randonneur que je fus une marche à travers trois écosystèmes. Cette diversité m’a permis de trekker pendant plus de quatre heures dans un paysage divers et envoûtant, une sorte de mélange entre notre Lozère, une certaine Armorique, les Highlands Ecossais et le Connemara Irlandais. Alors que l’altitude exerçait sur moi sa pression habituelle à hauteur de 1hPa tous les 8 mètres gagnés verticalement (ah ce cher Pascal, le Puy de Dôme n’aurait pas cette réputation sans lui !), me mettant la tête dans un étau et transformant petit à petit chacun de mes pas en une véritable épreuve de force, la majesté des lieux continuait à pousser ma curiosité à se satisfaire à chaque surplomb rocheux, bosquets ou lagunes.


Ici, sur ces premiers escarpements, je suis enfin rentré dans les Andes, une chaîne montagneuse de près de 8000km qui file vers le sud et qui doit sa naissance à la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine. Par ailleurs, ces reliefs ont été façonnés par le plus grand sculpteur de tous les temps : la glace. En effet, lors du retrait de la dernière glaciation que l’on estime aux alentours de 15 000 ans, les versants furent tailladés et les lagunes creusées offrant, aux pieds des versants, de véritables miroirs naturels où se reflètent des géants de pierres.




     




















La redescente offrit du répit à mes vaisseaux cérébraux et désengourdit quelque peu mes muscles ; ce n’est pas pour autant que je me fis prier pour aller me coucher dans une auberge au décor beaucoup moins majestueux que celui que j’avais parcouru pendant la journée. Le lendemain je quittais la ville pour près de 24h de bus en direction de ma première alte Peruvienne : Trujillo.

Americalement

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:11

Parti de Montañita le 28 au soir, je me suis offert une nouvelle nuit de bus pour rejoindre Riobamba, une petite ville logée au pied du célèbre Chimborazo (le volcan le plus haut de l’Equateur avec ses 6310 m) au beau milieu de ce qui forme les prémices des Andes. Cette cité ne semblait pas avoir un attrait particulier (cela s’est confirmé), sauf que je doutais de cela et si j’étais là, en ce matin froid, c’était pour une chose bien précise : le met qui régale mon voyage, le Marché. Cette ville est en effet reconnue pour son marché qui draine des milliers de personnes à plusieurs dizaines de kilomètres alentours et surtout des milliers d’indigènes venus des Andes. J’ai eu le droit au spectacle au grand complet puisque j’étais sur les lieux à 6h pour y voir chacun des protagonistes venir doucement animer le balai du commerce alors que les rayons du soleil apparaissaient tout juste au dessus des toits. En spectateur adorateur j’y ai ouvert grand les yeux, laissé mon odorat me guider et tendu l’oreille sur chacun des étales. J’ai pu satisfaire mon manque puisqu’en addiction avec tant de couleurs, de musique, de senteurs, d’hommes, je me suis laissé submerger par la vague de ce bazar m’y sentant « comme un poisson dans l’eau ». Les marchés sont un concentré intense de vie, une sorte de fenêtre, de thermomètre pour le voyageur que je suis qui veut goûter à la réalité d’un territoire et d’un peuple qui n’est pas le mien. Une fois les yeux remplis à ras bord, le cœur gonflé et quelques provisions d’images dans le panier numérique j’ai filé à Baños où j’allais passer deux jours et demi délicieux.

   



































Americalement

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 17:47


 A bout de souffle j'ai pris une retraite de quelques jours dans ce village de la côte pacifique. Longues nuits au calme d'une auberge retirée, balade sur la plage, écriture dans un formidable hamac, soirées cosmopolite avec mes amies australiennes et nos rencontres allemandes, finlandaises, israëliennes... voilà mon cocktail de remise en forme. La recette a fonctioné et depuis j'ai repris la route avec toujours plus de curiosité, des yeux d'enfants et ma boulimie de rencontres.



    



























    



















                

                


       























Toujours plus Americalement !

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 17:48

C’est seul, après avoir fait escale à Panama city que j’ai atterri à Quito, la capitale de l’Equateur. Là, changement brutal. En effet, cette ville est perchée à 2850 m d’altitude alors, la nuit tombante, les températures s’éloignent fort malheureusement de ce que j’ai pu connaître au Costa Rica. De plus, le voyage et l’altitude ont fini de m’achever et m’ont conduit tout droit dans mon lit à peine mon auberge trouvée.

 

J’ai passé deux jours à Quito qui, selon moi, ne mérite pas franchement sa réputation. Bien sûr il est nécessaire de relativiser mes propos car n’étant pas en grande forme lors de mon passage, ma vision fût inexorablement altérée. Cependant, le constat général fait avec les routards rencontrés depuis est que cette ville manque de charme, de couleurs, ce qui en fait un lieu froid où règne l’ambiance impersonnelle d’une capitale.

 

Cependant, avant de m’échapper j’ai tout de même tenu à me rendre sur un lieu symbolique situé à 1h30 au nord de la ville : Mitad del Mundo ou la ligne de l’Equateur. Oui, en ce jour du 23 Octobre 2008 j’ai franchi une barrière symbolique qui fait de moi un voyageur dans l’hémisphère sud. Dorénavant, alors que vous vous dirigez vers un hiver qui commence déjà à sérieusement pointer le bout de son nez moi je file vers l’été et les chaudes routes australes.

 

Dès le lendemain je sautais dans un bus de nuit direction la côte Pacifique où j’allais rejoindre mes compères Australiennes.

 

Américalement.

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