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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:19

Le lendemain matin j’ai repris mon sac sur le dos et marché pour rejoindre le Hard Rock Hotel pour récupérer ma voiture de location. En effet, l’idée de payer 100$ pour prendre un bus qui fait l’aller retour en une journée, non merci. J’ai donc marché une heure sous un soleil de plomb (28-29 degrés à 8am) avant d’atteindre le premier but qui s’est révélé ne pas être le bon et où j’ai vu défiler un balai de personne, toutes plus incapables de m’aider les unes que les autres. Le second but, quelques centaines de mètres plus loin m’a permis de enfin rencontrer des personnes au courant de la localisation de ma voiture : à l’aéroport ! Pourquoi ? Je ne sais pas trop mais le chauffeur de taxi affrété par la compagnie de location m’a donné sa version selon laquelle les ordinateurs étant vieux, lorsque l’on fait une réservation par Internet ils se trompent parfois… hein hein. Enfin arrivé là bas à 10.15 au lieu de 9am j’ai pris possession de la voiture pour me lancer sur la route en direction du grand canyon. J’ai fait 5h de route en débutant par le barrage de Hoover assommé par un soleil comme rarement j’en ai vu, et prolongé ma route par des paysages une nouvelle fois complètement extraordinaires, sortis tout droit d’une bande vidéo et surtout très changeants. Le Nevada dans sa partie sud ressemble au Nevada dans sa partie nord c’est à dire chaud, complètement désertique et légèrement montagneux. L’entrée dans l’Arizona offre petit à petit plus de végétation pour finalement atteindre le stade de la forêt type méditerranéenne dans la région de Stigman et Williams. Ensuite, tout redevient petit à petit plus désertique tout en gardant son caractère très méditerranéen en direction du Grand Canyon.














Et alors, à ce stade, après m’être acquitté de mon droit d’entrée de 25$, j’ai eu le droit au plus beau spectacle à ce jour. Je me suis retrouvé devant cet immense sillon creusé par les eaux tumultueuses du Colorado au sein des couches sédimentaires, vestiges d’un passé de plusieurs millions d’années, comme un livre ouvert sur l’histoire de la Terre. Une nouvelle fois, pour moi qui ai tant étudié ces mécanismes de morphogénèse à l’origine de ces paysages et qui suis totalement admiratif devant la complexité et l’efficacité de ces systèmes environnementaux, je n’ai pu m’empêché de laisser s’échapper toute mon émotion et mes ressentis par l’intermédiaire de mes canaux lacrymaux. Il faut véritablement le voir pour y croire et c’est devant ce genre de joyaux que je comprends que l’on ne puisse imaginer autre chose que la main de Dieu en ces lieux, et moi le premier je me suis dit que si je n’avais pas connaissances et conscience des mécanismes en jeu, j’aurais tendance à croire qu’une puissance divine a fait de ce lieu une aire de récréation où il s’est adonné au façonnement comme le ferait un enfant sur une plage. Le clou du spectacle, comme pour me dire “ne lâche rien, continu, c’est pour cela que tu voyages”, fut le coucher de soleil sur le canyon. Un balai de couleur inimitables conféré par le soleil ardent, les différentes couches de roches, les ombres créent par les formes et les nuages ont fait de cet instant un instant marqué d’un sillon dans ma vie, peut être une prise de conscience complète de la valeur de ce voyage.

Et comme si j’en étais pas complètement convaincu, dans la minute qui a suivi la disparition du soleil je proposais a trois personnes de les prendre en photos, ce qui aller être le déclencheur de la plus belle rencontre à ce jour. Attention je parle là de la rencontre, l’acte, car il a eu cette spontanéité entière et complète que je n’avais encore jamais trouvé. En effet, les autres rencontres se sont faites par l’intermédiaire de couch surfing ou pour quelques minutes d’échanges au détour d’une rue. Là il y a eu échange de quelques phrases et tout de suite la proposition d’un diner et d’un partage d’une soirée, ce qui dans cette spontanéité a conféré la véritable grandeur de mes hôtes : Fabrice, Anne Laure et Meline. Vraiment cela relève de l’incroyable, juste quelques paroles au dessus du grand canyon et nous voila partageant un formidable diner sur une table en fer du camping de canyon village. Discutant du voyage, de l’aventure, des choses de la vie dans une simplicité parfaitement pure et belle. C’est cela que j’aime, être inconnu et pourtant pouvoir s’admirer pour les qualités que l’on propose simplement et humblement. Je suis complètement conquis par ce genre de rencontre, d’autant plus après que la nature m’est fait un cadeau comme j’en ais eu, Ces trésors humains apportent une pierre de plus à l’édifice de mon voyage et sont venus en consolider les bases. Cependant, je me pose encore la question : “comment remercier?” car de simples mercis me semblent tellement dérisoires. Alors je crois qu’il faut simplement savoir apprécier pleinement ces moments et donner de sa personne en faisant que l’échange soit complet pour profiter de chacune de ces secondes qui valent de l’or lorsque l’on est loin.

Depuis le Grand Cayon où j’ai passé une seconde journée à le suivre en direction du désert de l’Arizona j’ai rejoins Vegas où je devais sauter dans un bus pour le Mexique. Finalement arrivé à la station de bus, le bus étais complet ce qui m’a obligé à passer une nouvelle nuit dans l’enfer du jeu. Mais dans cette mésaventure j’ai tout de même la chance de pouvoir passer la nuit dans une de ces villes au monde qui ne dort pas. J’ai alors erré d’attraction en attraction, passé 2 heures avec David et Nani, deux espagnols en partance pour Tijuana et lutté contre un sommeil qui pouvait me faire louper ce bus que j’ai tellement attendu. A 6.20 am je m’endormais dans ce bus en direction de El Paso (texas) puis Chihuahua au Mexique d’où je vous écris aujourd’hui.

 

La suite au prochain épisode, caramba!

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:18

Certains penseront, mais pourquoi va t’il là bas ? Et bien moi aussi je me suis posé la question, longuement hésité à plonger directement vers le Mexique car la vie aux Etats-Unis, même si elle ne me repousse pas, ne me convient pas vraiment. Puis finalement, moi qui veux ouvrir les yeux sur ce monde et ces contrastes il me fallait vivre cette expérience, et puis elle était la route du Grand Canyon qu’il aurait été dommage de louper.

Alors, arrivé par le bus de 4.15am j’ai déjà été surpris par la vie qui y régnait encore à cette heure et suis assez vite partis à la recherche d’un logement. Là, surprise, une chambre dans un casino ne coutait que 40$ (ils comptent essentiellement sur les jeux et cela, en fait, fait parti de la politique d’attraction). Alors après avoir calculé que je n’avais pas dormi dans un lit depuis 16 jours et que je ne savais pas de quoi serait fait l’avenir je me suis dit : “pourquoi pousser l’expérience jusqu’à passer une nuit dans un des ces hôtel lumineux?”. Je me suis donc lancé et me suis installé au Circus Circus situé sur le Strip. J’ai donc bien profité de mon confort pour me reposer, faire mes lessives et écrire en attendant que le soleil se couche et que les lumières scintillent sur Las Vegas Boulevard. Et alors, sur les coups de 7 pm je me suis rendu sur l’une des plus fameuses artères du monde pour être littéralement renversé par le spectacle qu’elle offre. Surpris moi même de faire ce constat je ne peux pas m’empêcher d’affirmer qu’il faut absolument, une fois dans sa vie, voir cet endroit et gouter à l’atmosphère surréaliste qui s’en dégage. J’abordais donc cet endroit méfiant et aujourd´hui je tire mon chapeau à cette entreprise car rien n’est laissé au hasard, tout est bien pensé et surtout tout est fait à merveille pour mettre les gens dans une bulle féerique et leur permettre de mettre plus facilement la main au portefeuille. Pour ma part je n’ai pas joué, j’ai ouvert les yeux et apprécié le spectacle en ayant cette impression que ce n’était que l’apéritif avant d’aller le lendemain en direction du Grand Canyon.

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:17

Pour ceux pour qui la vision de cet endroit évoque directement un endroit d’une richesse artistique, musicale et narcotique incomparable, et bien ce n’est rien à coté de ce que vous pouvez imaginer. Pour ceux qui ne connaissent pas il vous faut être sensible aux cotés extravagants de l’espèce humaine. En effet, Venice Beach c’est le tout extrême, extrême dans l’art et son expression (voir les photos de l’immeuble dans lequel j’ai vécu et sa terrasse), extrême dans l’importance de l’image avec son front de mer à l’image des films (Basketball, femmes en roller, bodybuilder…) et extrême dans la consommation de produit interdit (bipppppp……). Pour moi L.A s’est limité à Venice, pas envie d’aller voir les payettes et surtout pas le courage d’affronter l’immense difficulté que représente les transports en commun dans L.A puisque cette ville a été construite uniquement pour ces belles voitures toujours plus grosses et flamboyantes. Mais Venice Beach était réellement pour moi incontournable. Vous n’imaginez pas mon émotion en foulant les pas d’un certains Jim Morrisson et plus encore lorsque j’ai appris que la terrasse mitoyenne à celle de l’immeuble où je me trouvais fut celle qui lui servi de logis lors de ces nombreux mois d’errance dans Venice Beach et surtout l’un des endroits où il s’adonnait à la lecture et l’écriture de nombreux poèmes et nombreuses chansons.

Mon hôte à Venice fut un russe d’une trentaine d’année, un ami à Josee, mon amie de Montreal. Son monde n’étant pas vraiment le mien (il travaille à Beverly Hill et gagne bcp d’argent) il s’est révélé être une belle personne, comme quoi l’habit ne fait pas le moine, et j’en suis très heureux. J’ai passé de très bons moments avec Anton et deux formidables journées à flaner dans Venice Beach avant de reprendre mon sac à dos en direction de Las Vegas.






















La photo de droite est prise depuis la terrasse de Anton et l'immeuble que vous voyez est celui ou Morrisson a vécu, normal que j'ai de l'inspiration non ?

Américalement

    

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:16

Le 5 j’ai donc quitté SF au matin pour rejoindre vers 12h (toujours grâce au célèbre Greyhound) la petite ville de Santa Cruz apparemment très réputée pour son calme et sa beauté. Alors, en effet, cette charmante petite ville californienne au demeurant très touristique à su se montrer accueillante et agréable pour y passer une après midi. Et oui, dans mon planning je ne faisais qu’un bref passage dans la bourgade où j’ai d’ailleurs retrouvé Alex avec plaisir. Nous avons profité des terrasses ombragées, de la rue piétonne et de la superbe plage avant que je reprenne le chemin de la station de bus vers 21h. Alors là, une nouvelle fois la magie de l’improbable rencontre a opérée lorsque trois jeunes filles curieuse de nous voir porter nos gros sac nous ont demandé d’où nous étions et où nous allions. Alors une discussion s’est nouée et a débouché sur la proposition d’aller prendre la température de la soirée grecque qui se déroulée deux rues plus loin. Il me restait 1h alors nous leurs avons emboité le pas pour découvrir une formidable ambiance faite de danses traditionnelles et arrosée d’ouzo (l’alcool grec). J’ai donc enflammé l’heure qu’il me restait à vivre à Santa Cruz en dansant et buvant avec mes amis éphémères. A 10h il était temps pour moi de sauter dans le bus direction L.A, j’ai donc laissé Alex dans ce lieu enivrant et ne sais toujours pas, à l’heure qu’il est, si il en est sorti intact !

Américalement

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 01:15

San Francisco fait parti de ces villes vues et revues au travers de nos écrans. Depuis les célèbres “cable car” qui gravissent les fameuses collines, jusqu’au Golden Gate en passant par le square Alamo et ces typiques maisons victoriennes. Alors je peux vous assurer que se retrouver accroché à une barre de l’un de ces fameux tramways, ou parcourir une plage dominée par cet immense pont enjambant la baie a réellement une saveur particulière. Alors cette ville reste certainement une de mes villes préférée à ce tour et disons qu’elle rivalise très bien avec Montreal. En effet, SF garde une taille humaine très agréable, il y fait bon vivre car le climat y est propice et l’activité culturelle foisonnante. Par ailleurs, les gens sont plutôt “friendly” et on se flemme très californien que je trouve assez sympathique.

 

 

 













Je suis arrivé dans cette ville le 01/09 au matin où nous nous sommes séparés avec Alex. Il aurait été plus confortable de continuer ensemble mais je me suis fixé cette quête de rencontre et mon désir de continuer à cheminer au travers du contact humain le nécessitait. Alors, au premier soir je me suis retrouvé chez Jamie et ses amis (Clare, Yohan, Angela et Jeremy son boyfriend) pour une nouvelle expérience de couch surfing. J’ai partagé avec eux une très bonne première soirée autour d’un diner thai. La gentillesse de mes hôtes les poussera même deux jours plus tard à me proposer de rester deux nuits de plus, ce que j’ai accepté sans aucune hésitation.



 













Lors de mes 5 journée à SF j’ai donc eu tout loisir de parcourir la ville et d’en prendre plein les yeux. Par ailleurs, je me suis transformé en cuisinier français un soir pour mes hôtes (et oui je leur ai fait un repas français dont je tairais la composition pour ne pas effrayer les fins gourmets). J’ai eu aussi la chance de partager un déjeuné avec Jeremy, un jeune homme très intelligent et rempli de curiosité face à mon voyage et mon aventure. Dans cette ville j’ai donc pris du bon temps profitant de ces parcs reposant et de son doux soleil. Je me suis franchement pris d’amitié avec Jamie et ses amis alors il n’a pas été évident de les quitter le 5 au matin pour reprendre ma route vers le sud.

 

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 19:35

C’est le 25 que nous avons décollé de la sympathique auberge de Bozeman avec Alex en direction d’un endroit si longtemps rêvé. Une grosse heure de route nous attendait, mais elle allait vite se transformer en plus de 24h, comment ? Voici l’histoire :

 

Sur les coups de 11.00am nous étions sur la route à faire du pouce, en plein cagnard. Notre première expérience s’est faite dans le flou, pourtant une grosse 1/2h plus tard un petit van trimballant une remorque avec du matériel de planche à voile s’est arrêté. Nous sommes montés et avons fait la connaissance de Rodger un cinquantenaire plutôt fun vivant à Bozeman et partant à quelques km de Yellowstone pour faire de la planche avec ses amis. Une discussion nourrie s’est vite installée pendant laquelle Alex exprima sa connaissance et son gout pour la planche ; en ni une ni deux Rodger nous a invités à passer la journée avec eux. Nous étions donc en route pour une journée ensoleillée durant laquelle Alex a fait de la planche et moi j’ai partagé quelques bons moments avec Rodger et ses amis. Cette première expérience de stop s’est révélée être déconcertante mais terriblement excitante. En fin de journée Rodger nous a déposés non loin de notre route où nous avons passé notre première nuit sous tente. Nous l’avons senti triste de nous quitter car il semblait se reconnaitre dans notre aventure, à l’image de celle qu’il avait effectuée étant plus jeune.

 


 












Le lendemain, retour sur la route pouce tendu. Ce sont Rachel et Mike, deux étudiants, qui nous ont conduits à l’entrée nord du parc et nous ont recommandé de gouter le Buffalo Burger dans le village de Gardiner. Nous n’avons pas décliné la proposition car il nous fallait nous remplir le ventre avant d’entrer dans le vif du sujet, et en effet, le burger est à la dimension de la bête : énorme ! Repus, nous sommes partis à l’assaut du parc mais nous avons buté contre un premier obstacle logistique. En effet, impossible de laisser le surplus de sac que porte Alex et qu’il lui sera impossible de porter durant le trek. Alors, la seule solution que nous avons eue a été de rejoindre l’entrée ouest, par laquelle nous sortirons dans plusieurs jours. Trois voitures plus loin et plus de trois heures après notre entrée nous sommes arrivés à “l’information station” où, avec Bonheur nous sommes tombés sur la plus gentille des américaines qui nous a trouvé une place pour les sacs et un emplacement de camping à 9$ la nuit, le pied !


Bonne nuit, bonne douche, passage à la station de rangers pour fixer notre trek et rebelote au pouce pour gagner le départ du trail sur lequel nous avons passé 4j et 3 nuits. 5 miles le premier jour, avec un sac de près de 20kg, nous ont été nécessaires pour joindre le premier campsite où se sont mêlés paysages époustouflants, douces senteurs et vie sauvage. J’avais d’ailleurs sur moi un pepper spray (bombe de poivre) au cas où une grosse peluche se trouve surprise de nous voir sur son territoire et décide de nous attaquer. Le campsite où nous avons passé la nuit fut un véritable havre de paix où nous avons profité d’un feu pour discuter et lutter contre le froid en cette nuit très claire.






































Pour les trois jours suivant il suffit de prendre la même recette et d’y ajouter une pincée de solitude chaque jour pour imaginer le périple into the wild (en pleine nature). En effet, si les paysages sont difficilement descriptibles tellement ils représentent l’Eden, la solitude est tout de même très vite devenue pesante car nous avons croisé seulement 3 personnes en 3 jours. A cela il faut ajouter la dureté de la marche avec le sac et le dénivelé, la pression constante imposée par la présence des ours et le manque des proches qui commence à pointer le bout de son nez. Tout cela m’a fait flancher moralement au beau milieu et il a fallu lutter et se reposer sur les mots réconfortants d’Alex pour repartir de plus belle. Ce fut la première grosse plongée en moi-même, une introspection imposée par la marche et la solitude qui, je le sais, est bénéfique mais pas évidente à gérer. Enfin, après 4 jours de marche, à manger sur un réchaud militaire, dormir à même le sol dans un froid glacial et épier les moindres bruits nous sommes arrivés au bout du trail bien fatigués mais la tête remplie d’un rêve que nous avons parcouru bien éveillés. Yellowstone a tenu toute ses promesses et bien au delà. Ce parc restera à vie gravé en moi comme une petite terre sauvage à dimensions surréalistes, dans ce monde de profusion d’artefacts bien futiles, lorsque l’on voit le spectacle que la nature sait nous offrir.



























La suite de la journée nous a permis de rejoindre la sortie ouest du parc en stop où nous comptions passer une nuit. Arrivés là bas, nous avons voulu prendre connaissance des horaires de bus pour Salt Lake City et San Francisco, nos prochaines destinations. Et la surprise, alors qu’il était 4.00pm fût d’apprendre qu’un bus part à 12.00pm de Rexburg à 1h30 de route. Nous avons donc décidé de nous lancer et ne pas perdre de temps. Alors, c’est pas lavés depuis 4 jours, que nous reprenons notre eternal requite de stoppeurs. Une nouvelle fois, cela a très bien marché et nous sommes arrivés 3h30 plus tard à bon port. Il nous restait plus qu’à trouver la station Greyhound (compagnie de bus Nord-américaine la plus utilisée et la moins chère). Apres 1h de marche en ville et de multiples “ I don’t know where is it, sorry” la pression a commencé à monter et il a fallu un nouveau bon saint Maritain pour nous conduire à pas moins de 3 km de la sortie de la ville pour trouver notre point de chute temporaire. Depuis le début du voyage, quand je viens à parler de spiritualité avec mes interlocuteurs je leurs réponds que je ne crois pas en Dieu mais que j’ai la foi en l’Homme, toutes ces expériences, aussi minimes qu’elles soient, me confortent chaque jour dans cette approche que je partage avec Alexandre Poussin. Enfin, nos quelques heures d’attente avant le départ m’ont permis de faire un brin de toilette et d’imaginer brûler mes affaires qui étaient devenues comme une seconde peau. Finalement elles attendront un mélange d’eau et de savon de Marseille pour retrouver leurs qualités initiales dans la prochaine ville étape.

 

Cette ville étape est celle depuis laquelle j’écris aujourd’hui et dans laquelle je pose mon sac pour quelques jours afin de recharger les batteries et parcourir ces rues que l’on a si souvent vues a travers nos grands et petits écrans : San Francisco.

 


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