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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 02:39

Cette cité a, elle aussi, une sacré réputation, et est envahie par toutes sortes de guides. Moi j’y ai trouvé un petit goût de San Cristobal mais suis tout de même resté sur ma faim. Certes, cette ville coloniale offre, à nouveau, de fantastiques couleurs, des rues pavées au charme fou et surtout le volcan Agua comme protecteur ce qui en fait une place incontournable. Mais le mal qui gangrène ces lieux est l’afflux massif de touristes, surtout anglo-saxons et germaniques, qui font que l’on parle constamment anglais dans les hôtels, bars ou restaurants… Cela m’horripile car j’estime, en tant que voyageur, que c’est à nous de faire l’effort de parler espagnol et non pas à la population de se rabaisser dans cette virevolte linguistique que je trouve regrettable. Ajoutez à cela, posé comme un excrément au milieu d’un trottoir, le trio magique de la bouffe universelle : McDo, Burger King et Subway qui a cette faculté incroyable d’attirer comme des aimants tous ces gens qui, lorsqu’ils sont dans leur pays, n’ont que quelques mètres à faire pour s’y rendre. Ils ne voient même pas les petits plats typiques qui fument dans les gamelles de cette rue d’Antigua ¡ Enfin, une fois la nuit venue, il est plus facile de trouver un bar tenu par un anglophone et rempli d’anglophones qu’un simple bar Guatémaltèque où l’on peut boire une bière sans être assourdi de musique électronique. Non, je n’ai rien contre les anglophones et l’anglais en général, bien au contraire, car j’ai retrouvé en cette cité mes deux amis Australienne (Tess and Amyh) avec qui j’ai une nouvelle fois partagé de délicieux moments. Cependant, elles aussi sont d’accord avec cette constatation : on ne voyage pas pour retrouver exactement les mêmes choses et les même gens que nous offre notre propre pays.

 

 

 

 

 

 

 











Fort heureusement, la vie Guatémaltèque est bien présente à Antigua et même si certains sont happés par l’antre Américaine, la plupart se retrouvent toujours dans ces lieux qui font leur identité et que je me suis, une fois encore, régalé à découvrir et parcourir. J’y ai même pris mes habitudes, car cinq jours durant, j’ai retrouvé le soir venu mes 4 cuisinières préférées qui s’affairaient dans une petite gargote au fond du marché couvert, et m’offraient un diner copieux accompagné d’un thé délicieux pour Q10 (1€ !). Inutile de vous dire que ce repas était servi avec un bonus inestimable de sourires et joie de vivre !


Enfin, ne vous y trompez pas, même si je suis critique, j’ai adoré cette ville et je trace aujourd’hui une immense croix sur cette région du sud du Mexique (Chiapas) et Nord Ouest du Guatemala : c’est une région qui nécessiterait beaucoup plus de temps pour aller un peu plus en profondeur. Toutes ces communautés indigènes, ces villages de montagne où règne une vie politique passionnée et ces joyaux naturels, nécessiteraient du temps et de l’investissement dans un projet futur mieux défini.

Américalement.

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 02:34

Pour beaucoup ce lac, et les trois volcans qui le dominent, est l’un des plus beaux endroits au monde. Pour ma part, j’attendrais de vivre le reste pour effectuer ce type de jugement mais il est évident que ces lieux sont baignés d’une atmosphère particulière. Ce lac aux eaux turquoises se situe à un peu plus de 1 400m d’altitude et semble être une forteresse protégée par trois volcans : San Pedro, Tolíman et Atitlán, habités des disciples de Vulcain. J’ai beau habiter toute l’année sous le plus beau d’entre tous (un peu de chauvinisme ne fait pas de mal hein ¡) je suis tout de même tombé sous le charme de ces édifices, dont la structure Strombolienne offre un découpage net et esthétique entre la terre et le ciel pour se refléter majestueusement dans les eaux du lac. Par ailleurs, ceux-ci offrent constamment l’impression de cracher un panache de cendres car leurs sommets perchés entre 2500 et 3500m accrochent quotidiennement les imprudents nuages qui s’aventurent à leurs voisinages.

J’ai eu la chance de rester deux jours sur les rives du lac, j’en ai donc profité pour aller satisfaire ma curiosité de l’autre côté des flots, dans un village de pêcheur au nom de Santiago. C’était, comme par magie, jour de marché dans cette bourgade qui accueillait une nouvelle fois une grande partie de la population de la région alentour. Ici, ce sont les étals de bric et de broc mais surtout d’avocats et de poissons qui règnent pour offrir une nouvelle explosion de senteurs bien particulière. J’y ai d’ailleurs retrouvé un petit goût d’Afrique dans la danse qu’offrent conjointement mouches et vendeurs autour des poissons rangés comme des soldats au garde à vous. Cependant, cela ne m’a pas empêché de goûter aux mets locaux, je peux même affirmer qu’ils tiennent leur rang. N’étant pas foncièrement amateur, mes papilles ont tout de même pris un réel plaisir à déguster cette chair grillée sur un barbecue artisanal, accompagnée de légumes, riz et guacamole tout à fait à mon goût, comme la majorité de la cuisine centre-américaine à ce jour.



Enfin, à Panajachel, qui fût mon lieux de résidence pour ces deux jours, j’ai eu le bonheur de faire la connaissance de quatre jeunes Guatémaltèques, qui, intriguées par mon look de routard (qui collerais assez bien avec la chanson de Moustaki : “Avec ma gueule de métèque, de Juif errant, de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...”) sont venus me questionner sur ma présence ici. Cependant, le mitraillage de questions s’est très vite retourné contre elles lorsque j’ai appris qu’elles étaient ici pour visiter les communautés indigènes, se destinant à devenir assistantes sociales. Le destin a donc, une nouvelle fois, formidablement bien fait les choses en mettant sur mon chemin des puits de connaissances concernant ce peuple fascinant. Une soirée et une journée plus tard, avec pas mal de réponses en tête, je leur disais au revoir pour rejoindre Antigua.

Americalement.

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 02:32

Chichicastengo est un petit village perché dans les montagnes au-dessus du lac Atitlán qui, comme une perle dans son écrin, offre un spectacle unique. Il faut imaginer ce petit village littéralement assailli par près de 10 000 indigènes venus des communautés alentours (parfois plusieurs heures de bus) pour vendre, acheter ou troquer toutes sortes de biens artisanaux ou courants. Ce lieu a donc tout d’un musée vivant où viennent s’exposer les us et coutumes d’un peuple à la culture fascinante, tout cela dans un balai inégalable de couleurs, senteurs, musiques....

   








Pour ma part, après avoir flâné dans ce labyrinthe, j’ai, comme à mon habitude, plongé au cœur de la fourmilière pour y retrouver la reine et toutes ses petites ouvrières, plus sympathiques et souriantes les unes que les autres. J’ai dégusté un formidable repas et discuté de longues minutes en essayant de saisir le plus intensément possible cette bribe de vie ; pour enfin sortir de ce monde dans le monde, une nouvelle fois chamboulé de sincérité et de simplicité. Du bonheur gratuit et offert avec amour comme ce formidable repas. Je me sens d’ailleurs honteux de payer cette somme dérisoire de Q12 (1.2 euros) mais j’ose espérer que l’intérêt et l’amour que je porte à ces femmes incroyables valent bien plus que quelques Quetzal.


Americalement

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 02:58

C’est donc le mardi 15 Octobre 2008 qu’a débuté une folle semaine pour moi, folle n’est pas le terme adéquate mais plutôt hors du commun. D’ailleurs, cette semaine fut riche de mille choses et notamment d’écriture, ce qui m’est impossible de livrer ici en détail (écrits pourtant cruciaux et palpitants). Je croise donc les doigts pour qu’un jour l’on m’offre la chance de présenter ces écrits sous quelques formes que ce soit...

C’est donc Umberto qui fut mon professeur et guide durant cette semaine qui vint me chercher à Flores pour rejoindre San Jose, de l’autre cote du lac Peten. Sans attendre, il me conduisit dans ma famille pour la soirée et la nuit, la famille de Doña Germinia, un petit bout de femme bien attachante dont le visage exprime une vie dévotion pour sa famille. La maison de mes hôtes, perchée sur les pentes de San Jose, surplombait le lac et offrait toute la simplicité et l’authenticité d’une maison guatémaltèque, sans fioritures et sans réel confort.

Une cuisine extérieure, couverte par un toit de taule (comme toute la maison par ailleurs) où Germinia concocte ces plats au feu de bois et fait sa vaisselle à l’eau de pluie.

























Une salle à manger où trônent fièrement quelques ustensiles, une radio qui a déjà des heures de vol et petite table en bois centrale, le tout sur un sol en terre cerclé de murs en planches donnent un charme tout particulier à cet endroit accolé au reste de la maison.


























La maison qui semble profiter d’un matériau plus solide et abrite les chambres et le salon.


Le salon se compose d’un immense meuble sur lequel règne impérieusement une télévision entourée d’un petit canapé, deux petits fauteuils et d’un inévitable hamac où j’ai eu l’immense privilège de me lover afin de regarder l’équipe nationale du Guatemala affronter celle de Cuba en vue de la qualification au Mondial de Football. Un match improbable, tout comme les buts qui permis à Cuba de l’emporter dans un match qui ressemblait plus à celui de deux équipes de moins de seize ans du district de l’Allier se disputant le ballon sans trop savoir qui devait faire quoi sur le terrain. C’est un jugement cruel et je m’en excuse d’avance mais triste réalité footballistique !
Enfin, ma chambre, simple....

 

























Lendemain, départ pour la réserve. Au programme une trentaine de kilomètres en pick up puis 5km à pied. Ces 5km nous ont pris 2h, chargés de nos sacs, de la nourriture et de l’eau nécessaires à notre semaine. Nous étions aidés en cela par deux gardes venus à notre rencontre et heureusement car le trajet fût fort pénible, sous une chaleur incroyable et une humidité coupant le souffle tout autant que l’environnement dans lequel nous évoluions. J’ai eu l’impression de vivre l’un de ces documentaires où des scientifiques suivent des indigènes sur de petits sentiers ouverts au coupe-coupe et offrant un spectacle vivant à chaque pas.

C’est donc deux heures plus tard que nous sommes arrivés au camp qui fût mon lieu de vie pour 6 jours. Déconcertant pourrait être le mot, tout comme surprenant, inimaginable ou tout superlatif de la même famille. Une salle de classe immense où trône une toute petite table et un grand tableau blanc. Un petit bâtiment servant de toilette/douche et qui finalement semblait servir très peu puisque largement occupé par un faune diverse. Un dortoir au toit de palmes où j’ai fait connaissance avec mon lit, un vieux matelas où règne sans partage humidité et vie microscopique tout à fait en osmose avec ce type de milieu, celui-ci étant couvert par une moustiquaire ingénieusement maintenue en élévation par deux bouts de bois scellée aux pieds du lit. Enfin, la cuisine où nous avons passé le plus clair de notre temps à "cuisiner", parler, écouter la radio (seul contact avec le monde) et attendre !

 












 










Oui en effet, la semaine s’est résumée en de forts simples journées où le réveil s’effectuait aux alentours de 6h pour le petit déjeuner, puis à 8h débutaient les cours jusqu’à 12h, suivis d’un repas et de repos dams les hamacs. Les après midi se sont le plus souvent traduits par de longues attentes, la faute à une pluie incessante apportée par une maudite dépression tropicale qui ne nous permis qu’une seule sortie en forêt. Enfin, après un repas pris entre 17h30 et 18h nous nous réfugions dans le dortoir et jouions aux cartes à la bougie pour se coucher aux alentours de 20h faute d’occupation. J’ai donc très largement mis les après midi à profit pour potasser mon espagnol, lire et surtout écrire sur cette formidable aventure humaine.  Et oui, une sacrée aventure humaine car je vivais en ces lieux avec Umberto et trois gardes (Daniel, Moises et Joël) avec qui j’ai eu tout loisir de faire fructifier mon apprentissage de la langue dans de longues discussions sur l’environnement, la culture Maya des communautés Guatémaltèques, l’histoire du pays, la politique et surtout la vie ici dans ce milieu si peu propice. Ces hommes vivent ici durant 22 jours pour 8 jours passés dans leur famille et leur activité est essentiellement tournée vers la préservation du milieu et la surveillance de ces espaces si convoités par agriculteurs et narcotrafiquants qui y voient un lieu retiré, propice à la culture, à la fabrication et à la transaction. Alors, ces hommes au delà d’être en danger constant face à des êtres sans lois vivent dans un milieu difficile où il leur est nécessaire de consacrer du temps à leur alimentation afin d’éviter de tomber malade, ce qui pourrait rendre les choses compliquées si loin.

























Joël, Umberto et Daniel qui posent avec le sérieux de rigueur pour les photos au Guatemala !

J’ai donc eu la chance de partager leur quotidien et d’apprendre énormément à leur contact sur ce qui m’entourait et ce qui pouvait il y avoir en moi. Le temps du recul et de l’analyse n’est pas encore venu mais cette expérience aura un poids sur le reste du voyage et sur mon avenir, je n'en doute pas. Mon indice, contrairement à tous les autres sur cette Terre qui ne tourne plus très rond, n’a pas connu de chute libre et au contraire s’est envolé pour crever les plafonds du capital vie. Capitale vie qui aurait put tout de même faire banqueroute. Mais pour être plus clair voilà ce qui s’est passé :

Après six jours de pluie incessante la probabilité de crue du ruisseau traversé à l’aller en pick up a poussé Humberto, en accord avec les autorités affolée par les inondations de la région, à prendre la décision d’un départ anticipé d’une journée. Le rendez-vous était donc fixé à 10h près de cette fameuse rivière. Décollage du camp à 7h pour 10km de marche dans une forêt inondée et toujours écrasée par la chaleur et l’humidité. A 9h30 nous étions face à ce ruisseau, bel et bien grossi au point d’atteindre la taille d’une grosse rivière et qui, sans attendre, imposa une forte inquiétude. Umberto pris la décision d’aller voir et s’engagea sur les berges inondées pour atteindre le lit où le courant semblait très fort avec de l’eau jusqu’au thorax. Un pas de plus vers le courant et il disparu en une fraction de seconde, à peine si j’ai eu le temps de voir son regard affolé. Sans réfléchir j'ai couru sur les berges autant que l’eau m’en laissa l’opportunité puis je l’aperçu à une dizaine de mètres, accroché dans un arbre. Etant plus grand le courant abattait moins de prise sur moi et je pus le rattraper et le tirer vers un espace où l'eau nous laissait plus de répit et où il me glissa un "il faut vite sortir d’ici", je m’exécutais et aurais l’explication que plus tard. Réunis au "sec", le pick up et deux hommes sont apparus de l’autre côté. Une cinquantaine de mètres nous séparait et rendait la communication difficile, ce qui ne nous empecha pas de voir tomber à l'eau notre espoir, comme le pont situé quelques kilomètres en aval et qui nous aurait permis de passer au sec au prix de quelques heures de marche. Tergiversations, discussions, tentative de passage de corde (trop courte) et les heures passaient. Moi je voyais mon rendez-vous avec ma soeur dans dix jours à San Jose (Costa Rica) se noyer dans le courant et surtout un retour probable à la réserve avec, comme mot d’ordre, l’attente forcée et un rationnement en nourriture et en eau. Finalement, je passes les détails du domaine du bricolage mais les deux compères de l’autre côté ont réussis à mettre un petit tronc d’arbre entre leur rive et un arbre situé au ¾ de la distance ; de notre côté nous nous avons bricolé un bout de corde entre notre berge et l’arbre au prix de mon saut dans le courant et d’un rattrapage in extremis au feuillage de celui-ci. Voila, une fois ce pont improvisé entre nous et le monde trafiqué, il nous fallait passer, nous et nos sacs. Mais avant cela, alors que notre premier aller retour sur la berge inondée s’était fait curieusement au pas de course, Umberto me fit une révélation : bien que rare dans la région, cet espace de berge sans courant et avec beaucoup de végétation, pouvait être l’endroit parfait pour subir une attaque d’anaconda ! Une sueur supplémentaire et une sensation très légitime de vulnérabilité m’envahissait ; il était évident qu’une attaque de serpent aquatique dans un mètre cinquante d’eau, avec un sac de 20kg sur le dos ne nous laisserait pas grande chance, tout comme l’hypothèse d’une rupture du "pont" ou d’une défaillance musculaire qui nous propulserait dans le courant avec cette charge sur les épaules qui nous transformerait assez vite en grosse pierre. Enfin, en plein coeur du Guatemala, alors que les inondations mettaient le pays sous les eaux il était évident que nous ne pouvions attendre d’aide de personne. C’est donc la peur au ventre que nous nous sommes lancés et que nous avons pu constater que ce genre d’instant compte dans une vie et pousse le corps à développer une force incroyable, simplement pour survivre...

 

























Si j’écris aujourd’hui ces quelques lignes il est évident que l’aventure s’est bien terminée et que nous avons été seulement quitte d’une belle frayeur et de l’inondation de nos sacs. Aujourd’hui tout cela est du domaine de l’anecdote comme pour ponctuer en beauté ce séjour incroyable. Alors, le soir même j’étais de retour chez Germinia pour faire sécher mes affaires, partager un bon repas et me remettre des émotions car dès le lendemain matin je prenais mon dernier cours avec Umberto, cet homme incroyablement intelligent et cultivé avec qui j’ai partagé de tellement bons moments et qui m’a transmis extrêmement de choses à travers son espoir de voir un jour son pays changer. C’est donc triste que j’ai bouclé mon sac et dit au revoir à mon précepteur d’une semaine qui le restera pour une vie. J’ai alors filé par bateau vers Santa Elena (route coupées) où j’ai sauté dans un bus direction Cuidad de Guatemala et Antigua où j’ai le bonheur d’être actuellement.

 

Aventureusement

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 19:56

Au départ de Palenque s’annonçait les “au revoir” avec le Mexique et cette superbe région du Chiapas. Alors, suivant 2 bonnes heures de bus j’ai eu la chance d’avoir enfin un tampon du Mexique sur mon passeport, un tampon de sortie qui m’a coûté la somme incroyable de 1000 pesos…pfffff (cf épisode migration a Monterrey). J’ai donc traversé la frontière, excusez moi du peu, en bateau afin d’atteindre 45 minutes plus tard le Guatemala. Un nouveau pays, un nouveau tampon sur le passeport et nous voilà partis pour 5h de bus dans un chemin, sous une chaleur à peine mesurable et des paysages superbes pour atteindre Flores.


 







Flores est une île située sur le lac Peten Itza, dans le nord du Guatemala. Cette petite terre posée sur les eaux fut un nouveau paradis pour deux jours de pérégrinations, de flâneries, d’écritures, de rencontres. J’y ai passé mes soirées avec Kristoff, un belge d’une trentaine d’années qui s’est pris 6 mois pour se faire l’Amérique Centrale et du Sud. Très sympa et routard dans l’âme nous avons émis l’hypothèse de se retrouver à Iquique (Pérou) au début Février afin de descendre l’Amazone ensemble, si le destin du voyageur nous en laisse l’opportunité. D’ailleurs, pour les amoureux de voyages et anglophones de surcroît, voici son site où vous pourrez vous régaler des récits et photos de ces nombreux voyages : www.sinfronteras.be

 















 
En fin de journée, après une petite sieste bien nécessaire, c’est Umberto mon futur compagnon de jungle qui est venu me chercher à Flores dans son pick up afin de rejoindre la rive opposée du lac : le village de San Jose où se situe l’école d’espagnole Bioitzl qui symbolisera pour moi à tout jamais l’une des expériences les plus incroyables du voyage.


Enfin, après avoir loupé une fois mon réveil, le lendemain (le 15/10) je suis debout à 3h30 afin d’aller profiter du lever de soleil sur la jungle et les temples de la cite Maya de Tikal à une bonne heure de bus de Flores. Sauf que arrivés là-bas, et surtout après avoir marché à la frontale pendant 30minutes dans la jungle et grimpé au sommet du plus haut des temples, c’est la brume qui nous attendait, nous ôtant tout espoir de voir le soleil baigner ces lieux qui restent tout de même au delà de l’imaginable. En effet, perchés à 80 mètres de haut, sur un temple bourré de l’histoire d’une civilisation incroyable, au dessus de la canopée de cette jungle guatémaltèque nous avons eu droit au réveil de la faune. Un balai de Toucan, de perroquets colorés, d’oiseaux en tout genre et surtout de singes, coatis ou encore pacas dans un silence et un recueillement proche de la méditation. Tout simplement superbe ! Pour la suite j’ai habilement suivi un guide qui proposait ces services en espagnol pour me retrouver avec un argentin et un espagnol pour une matinée d’histoire en plein coeur d’une jungle où j’ai découvert le plus beau site Maya de mon voyage. Parfaitement conservée dans un souci de ne pas altérer l’image mystique qui se dégage de cette cité en pleine végétation, son histoire n’en ait pas moins intéressante car c’est près de 15 000 personnes qui vivaient ici au moment de son apogée au 10eme siècle après JC. Une apogée directement suivie de son abandon pour des raisons qui restent mystérieuses. Cette matinée m’a enchanté et donné une furieuse envie d’aller plus loin dans la connaissance de cette civilisation ingénieuse et mystérieuse.



 

 

 

 

 

 

 

 

 Americalement

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 20:46

Prendre une douche dans la jungle
Cargado por Chenicolas

Voila, en avant première et pour faire patienter les blogeurs acharnés, une petite video tournée a la reserve Maya Bioitzl ou j'ai passé 6 jours.
C'est une douche artisanale, c'est de l'eau de pluie, c'est froid et c'est bon pour la peau ! Je vous rassure dans la jungle du nord du Guatemela en ce moment il fait encore entre 25 et 28ºC donc je n'ai pas attrapé de pneumonie ou de bronchite aïgue lors de ce genre d'exercice qui, il faut bien le reconnaitre, est peu commun et fortement depaysant !
En attendant les récits de l'épopée...

Américalement
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 00:03
C'est non sans mal mais bel et bien vivant que je suis sorti de la jungle du nord du Guatemala. Très vite les récits de cette folle épopée.

Amicalement
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 05:57

Demain je m'enfonce un peu plus dans l'inconnu, je pars pour 6 jours dans un reserve biologique ou je vais retourner a l'école pour perfectionner mon espagnol en m'immergeant dans la vie d'une communauté Guatémaltèque en plein coeur de la jungle. Il est donc très possible que le blog veille pendant une petite semaine a moins que ma destination pocède une connexion ce qui n'est qu'eventuel.
Enfin je vais satisfaire ma curiosité et mon envie de découverte qui me démange depuis une semaine a l'aurée de cette forêt si dense et si riche.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux"
M. Proust

Amicalement

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 01:07

Aujourd'hui, lundi 13 Octobre, après quelques jours dans le Chiapas (sud du Mexique) dont je suis littérallement tombé amoureux, me voici fort d'un quatrième pays dans ce périple : le Guatemala.

Je viens de traverser la frontière, en pirogue, pour rejoindre Florès depuis Palenque. Le voyage pour rejoindre la ville c'est effectué dans un bus qui a déjà bien vécu et sur un chemin qui imposait une vitesse de croisière assez lente pour profiter pleinement de mes premiers pas dans ce magnifique pays. Enfin, tout cela c'est déroulé dans une chaleur incroyable qui règne sur mon voyage depuis quelques jours : 35 degrés et 60 ou 70% d'humidité !

Bientôt les récits de mes périgrinations dans le chiapas alors j'en profite pour vous remercier tous infiniment de vos lectures et votre soutien.

Et enfin merci a Marion pour cette citation qui trouve toute sa place ici :

"Je ne puis méditer qu'en marchant et ma tête ne va qu'avec mes pieds"
Jean-Jacques Rousseau  

Guatemalament

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