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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 20:38

San Cristóbal de las Casas

 

Le coup de foudre, me voila littéralement tombé amoureux de cette ville. Capitale culturelle de l’état du Chiapas elle mérite pleinement son rang tant cette bourgade transpire de couleurs, d’art, de musiques, d’échanges, de cosmopolitisme. D’ailleurs, je ne semble pas être le seul à aimer cet endroit car au-delà du nombre incroyable de touristes de toutes origines, il y a ici beaucoup d’européens, pour la plupart routards, qui ont déposé leurs valises ici pour profiter de la douceur de vivre de cette cité perchée à 2300m d’altitude en pleine Sierra Madre de Chiapas.

J’ai écoulé trois jours suaves et sereins entre longues balades dans ces rues pavées aux maisons ornées de milles couleurs, musées d’anthropologie, petits cafés sympas pour les longs moments d’écriture et belles rencontres. En effet, comme par enchantement j’ai retrouvé à mon arrivée dans un des multiples hôtels de la ville, dans mon dortoir, sur le lit voisin, Yoël, un collègue routard venu d’Israël que j’avais rencontré près de quinze jours auparavant à Oaxaca. Dans ce même dortoir un troisième compère est venu se joindre à nous, Rodrigo, un argentin sur la route depuis 6 mois et qui transitait ici pour ses derniers jours, avant de rejoindre son pays. Enfin, Tess et Amyh, deux Australiennes fort sympathiques et pleines d’entrain ont complété notre bande qui se voudrait difficilement plus cosmopolite afin de partager de belles soirées autour d’une bière dans le bar inévitable de la ville : la revolucion !


 










Enfin, le dernier jour de mon passage en cette formidable cité fut le plus notable. Parti une nouvelle fois au gré des intuitions je me suis retrouvé en périphérie du village où se tenait l’un des plus beau marché vu à ce jour. Une foule dense et compacte où chacun essayait de trouver son chemin entre les étales de fruits, légumes, vêtements et mille choses toutes plus différentes les unes que les autres. Tout cela, une nouvelle fois, baigné de musique que les mexicains aiment écouter très forte et de mille odeurs émanant apparemment d’un point central. Alors, après une heure de pérégrinations dans ce labyrinthe de sensations j’ai tenté de suivre ces odeurs en pénétrant dans les trous de souris laissés entre deux étalages pour découvrir au centre du marché une sorte d’amas organisé de tables couvertes de toiles cirées entre lesquelles des centaines de femmes s’affairaient à faire vivre les feux qui brulaient sous d’immenses gamelles. Voilà la provenance des odeurs ! Comme un trésor, un petit écrin préservé de l’œil du touriste, les mexicains venus des villages alentours pour ce marché se retrouvent ici pour partager des déjeuners copieux et préparés « à la bonne franquette ». Il est vrai que l’image tout à fait artisanale de ces cuisines pourrait faire reculer pas mal de mes semblables, moi j’y ai vu l’endroit parfait pour enfin partager une bribe de vie purement mexicaine. Ma présence et mon attablement a attiré les regards et provoqué l’étonnement des cuisinières. Après une minute d’observations j’ai eu droit à un accueil chaleureux, mais timide, me proposant de multiples mets qui semblaient tous plus gouteux les uns que les autres. J’ai finalement opté pour du poulet accompagné de riz, de tomates, quelques légumes, un délice. J’ai surtout eu droit à la rupture de la glace franche et nette qui m’a permis de passer près de deux heures attablé à discuter avec une maman me demandant le nom de tous les membres de ma famille, une jeune fille de 15 ans qui m’expliquait qu’elle préférait travailler ici plutôt que d’aller à l’école, ou une grand-mère m’interrogeant sur ma provenance et sur ce qui, que diable, m’amenait ici ! Expérience inoubliable et réjouissante je suis sorti de ce petit monde dans le monde le ventre plein (pour moins de 3 euros !) et les yeux encore piquants de tant de couleurs et d’émotions.

 

Palenque


Lendemain de cette expérience incroyable me voila de nouveau sur la route où, pour la première fois, il m’a fallu me convaincre que le seul moyen de rejoindre la prochaine étape en profitant des sites naturels, le tout dans un temps raisonnable, était de faire cela avec un “tour organise”. Première et dernière fois me suis-je dit le soir venu ! Certes, les sites visités ont été formidables mais la montre comme régulateur non merci !

 

Agua Azul, une sorte de succession de cascades offertes par le découpage en escalier des strates calcaires qui forment le lit de la confluence de tríos rivieres (Otulún, Shumuljá y Tulijá), fut le premier arrêt. Encore un de ces Lieux où le monde autour n’existe plus, capté par la beauté et la majesté des eaux qui s’écoulent, on reste bouche bée et on contemple sans s’imaginer une seule seconde que cette merveille est en train de façonner un peu plus le paysage. Les sédiments arrachés aux versants de leurs bassins confèrent aux eaux une couleur extraordinaire et agissent un à un comme des pointes de diamant pour nous offrir la plus belle des sculptures, le tout dans un bruit assourdissant et une humidité incroyable.

En effet, descendus sérieusement depuis notre départ au matin de San Cristóbal, nous voici en pleine zone tropicale, étreins par une chaleur incroyable et une humidité tout autant surprenante qui rend les déplacements pénibles et le souffle court, mais cela n’est qu’un début.

 

Misol-ha, deuxième stop de la journée, un cran de plus dans la chaleur et l’humidité et un cran de plus dans la majesté des lieux. Tout d’abord, à l’approche, c’est un bruit incroyable, un vrombissement qui semble venir des entrailles de la Terre, puis on l’aperçoit, une chute d’eau vertigineuse de près de 30m de haut qui termine sa course dans un bassin circulaire qui a tout d’une piscine naturelle. Alors, cette rupture dans l’écorce terrestre qui se trouve sur le trajet de l’écoulement de l’eau a fait de cet endroit un lieu magique où l’on reste tranquillement les yeux grands ouverts en attendant que notre cher guide nous rappelle à l’ordre pour tout gentiment remonter dans le bus direction Campeche.

 







Les ruines de Palenque furent donc l’ultime arrêt de la journée où le guide nous a royalement accordé deux heures que j’ai largement mises à profit pour explorer ces ruines qui sont en grande partie couvertes par la jungle. L’un des ensembles le plus important du monde Maya et pour moi l’un des plus impressionnant à ce jour. Les pierres calcaires couvertes de lichens et édifiées jusqu’à plus de 30m de haut dans un style architectural parfait. Des temples éventrés par des fromagers géants, et une cité parcourue par une petite rivière où, là encore, la roche mère offre de superbes cascades dans une jungle dense créant un décor tiré tout droit d’un film d’Indiana Jones. Enfin, la tropicalité a atteint son apogée, il fait près de 40 degrés au soleil, une humidité de plus de 80 % et je fais pleinement connaissance avec les habitants les moins sympathiques des lieux : les moustiques. Alors à la manière d’une vache chassant ses mouches j’ai passé le plus clair de mon temps à observer les temples à travers les mouvements de mes mains pour chasser l’intrus tentant de prélever un peu de mon sang et par la même occasion, m’inoculer le palud qui fait sa réapparition depuis quelques temps dans la région.


  

 












 














Une fois les yeux remplis à raz bord j’ai eu la joie de dire au revoir à mes confrères touristes qui repartaient direction San Cristóbal car moi je restais pour la nuit, tout près des ruines, dans le lieu-dit El Panshan où ont fleuri, depuis plusieurs dizaines d’années, de petits hôtels proposant de passer la nuit dans une cabane en pleine jungle (ou presque). A peine arrivé et déposé mon sac dans ma cabane j’ai eu la joie de retrouver Tess et Amyh mes deux amies Australiennes qui ont pris la même route que moi. Nous avons donc une nouvelle fois partagé cette soirée dans la jungle ensemble, j’y ai même appris à jouer au Uno avec les règles Australiennes ¡ Mais j’ai surtout fait la connaissance de Hélène et Jean-Bernard qui, sur la table à côté de la notre, ont échangé quelques mots en Français qui ont attiré mon oreille et m’ont obligé à les saluer. Alors, j’ai découvert deux personnes passionnées par les ovnis et la communication extraterrestre, venus dans la région et surtout allant dans le Yucatán pour l’arrivée très prochaine de la révélation d’une vie extraterrestre qui s’affirmerait ici. La présence des temples mayas dégageant une énergie très forte y serait formidablement propice. Ma curiosité toujours intacte je n’ai pu m’empêcher de poser mille questions et donc de créer un échange dévoilant nos vies, nos visions et nos projets respectifs ce qui a eu pour effet de transporter complètement Jean-Bernard m’affirmant que la grandeur de mon être faisait de moi quelqu’un d’à part (apparemment il en frissonnait) qui recevait et était guidé imperceptiblement par cette force supérieure. Incroyable mais vrai, cela s’est passé comme ça avec eux et je peux vous affirmer qu’au-delà de l’étrangeté de la conversation, elle fut réellement passionnante. Comme un amoureux de sa religion qui vous parle de sa vision du monde sans vous tirer aux forceps vers un dieu meilleur que son voisin. Non, réellement, ce fut fort instructif et intéressant alors il me reste maintenant à voir si le destin va s’affirmer et si ma vie va véritablement prendre l’ampleur qu’elle semble devoir prendre…

Quoi qu’il en soit j’ai passé une petite nuit dans ma cabane en compagnie des singes hurleurs qui ne m’ont laissé que peu de répit puisque je repartais à 6h du matin direction le Guatemala.   

Americalement. 
  

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 00:59

Mexico City, il est 22h, et accompagné de notre nouvel acolyte néerlandais Peter, nous sautons dans un taxi direction le Mama Rumba un endroit réputé pour la danse et largement fréquenté par les Mexicains. Nous y retrouvons des amis français, le réflexe de rapprochement francophone est-il à ce point inévitable ?

Quelques minutes plus tard nous faisions nos premiers pas dans cet endroit dont le rythme endiablé et chaud m’a saisi sans round d’observation à la hauteur des hanches pour ne plus jamais me lâcher de la soirée. Envoûté ? Enivré ? Accroché ? Je ne saurai comment le décrire, mais très vite mes jambes ne demandaient qu’à suivre ce rythme. Seul hic ? Les mexicains, des dieux de la danse qui vous clouent sur votre chaise, posé sur votre petit cul d’européen qui ne sait pas bouger à les regarder faire tourner les femmes dans des virevoltes interminables et voluptueuses. Et puis, on fini par ranger sa fierté au placard lorsque eux-mêmes vous initient aux pas de base, et alors très vite, ce rythme se déplace dans tout votre corps dans un mouvement ascendant et on se surprend enfin à faire tourner maladroitement sa partenaire. Et puis la chaleur, cette chaleur qui vient comme un ingrédient indispensable assaisonner la danse pour lui donner un peu plus de saveur encore, un petit goût de tropiques, d’exotisme, de folie… Enfin, épuisé et encore admiratif de tous ces funambules de la danse qui tournent inlassablement, au bout de la nuit, on tire sa révérence à la reine de la soirée… la Salsa !

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 22:12

Digression (subst.fem.) : Usuel. Développement oral ou écrit qui, le plus souvent dans un « discours » organisé, s'écarte du thème principal.

Spéc. Écart angulaire d'un astre par rapport à un système de référence (astre, plan fixe).

 

Voilà une définition bien conventionnelle de ce mot qui symbolise pour moi une sorte de sortie de route sous contrôle, un changement de plan, un petit coup de folie dans ce voyage rempli de choses tellement différentes d'un quotidien français que cela en est exténuant. Donner, recevoir, apprendre, être curieux à longueur de temps, cela nécessite un second souffle, une petite dose de "quotidien" pour reprendre de plus belle les aventures. J'avoue cette faiblesse dans mon voyage en toute sincérité, parce que même si je suis parti rempli d'idéaux et d'envie, la vie que je mène tous les jours et qui me remplie de bonheur reste épuisante. Et si avec l'expérience cette vie sera de plus en plus facile à vivre, pour l'instant je profite d'une réelle envie de me poser, de souffler, de prendre du recul sur ces deux mois déjà écoulés et surtout profiter encore un peu de ces superbes moments passés avec les filles. Voilà pourquoi je me suis envolé de Oaxaca le 30 septembre au matin pour rejoindre Monterrey par avion. Survoler ainsi le Mexique, avec un soleil resplendissant et des paysages à couper le souffle a été comme un clin d'oeil, une sorte d'approbation, de cadeau pour me dire "vas-y fonces tu as raison".

 

Le soir même je reçu mon second cadeau, la surprise et la joie sur le visage de Karine et Anne. Et oui cette digression était tenue secrète par Laura, la seule au courant de ma venue et que je venais fêter puisqu'elle partait le lendemain pour la France.

 

Aujourd'hui, cela fait une semaine que je suis à Monterrey où j'ai rencontré encore beaucoup de gens, eu la chance de vivre une soirée à la Mexicaine avec Adrian (le colocataire Mexicain de Karine et Anne) et ses Amis, et le bonheur de passer deux matinées au service de migration de la ville (sic). Enfin, je reprends en ce soir du Mercredi 8 Octobre ma route vers le sud avec cette excitation de repartir pour de nouvelles aventures, de nouvelles rencontres, de nouvelles longues heures d'écriture et de réflexions sur une place ensoleillée ou sur une table en plastique d'un petit café Mexicain. Un nouveau départ, je replonge :

 

Rêver un impossible rêve

Porter le chagrin des départs,

Brûler d'une possible fièvre

Partir ou personne ne part.

 

Jacques Brel

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 21:30

 

Mexico city, c’est une nouvelle page de l’Aventure, qui restera pour longtemps la plus festive. Arrivé le 20 au matin nous avons filé par le réseau souterrain vers le centre-ville pour y déposer nos sacs au très fameux hostel Amigo qui s’affirmera comme Le lieu dont nous garderons l’image pour symboliser Mexico. Je me souviens d’avoir lu quelque part : « si le Mexique est surréaliste, Mexico en est la quintessence »… et bien, pour ce qui est de mon passage ici, et c’est peu dire, ce n’est pas parce que nous étions perchés à 2 300 mètres d’altitude que j’ai eu le souffle coupé, mais bien parce que la richesse patrimoniale et humaine de ce lieu a une nouvelle fois dépassé toutes mes espérances.

 


























En attendant les nuits mouvementées de Mexico city nous avons fait notre première escapade vers l’un des hauts lieux touristique du Mexique, les ruines de Teotihuacán. A 50 km au nord-est de Mexico, ce site inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 1987 signifiait notre entrée dans le Mexique préhispanique. Ce qui signifiait notre entrée dans cette partie du Mexique ce fût aussi la saison des pluies, et oui, à cette période Mexico subi l’arrosage en moyenne 1h/jour mais l’accalmie rapide nous a vite permis de contempler ces joyaux architecturaux en place depuis des milliers d’années en hommage au soleil et à la lune. Il est vraiment troublant de faire face à ces types d’édifices qui abritaient une véritable ville de plusieurs milliers d’habitants lors du Ier siècle avant JC et qui fût la base civilisationnelle des peuples méso-américains dont les plus connus sont les Aztèques, les Incas ou encore les Mayas. Monter sur l’une de ces pyramides, c’est un peu un rêve de gosse que se réalise et une prise de conscience toujours plus forte du gâchis causé par les conquistadors lorsque l’on connaît la richesse intellectuelle qui régnait ici à grands coups de mathématiques, astronomie ou médecine. Une bonne après-midi la tête en l’air ou concentré sur ces escaliers vertigineux et nous rentions à l’auberge pour enfin dormir dans un lit après deux jours de hamacs et deux nuits de bus. Cependant, une belle surprise nous attendait là-bas, nous avons pu constater avec joie la présence sur nos boîtes emails d’un message des filles nous annonçant leur venue pour Mercredi. Réjouissance et changement de programme en repoussant le départ vers le sud pour la fin de semaine.

 

Après une bonne nuit de sommeil presque réparatrice nous avons attaqué une semaine de folie. Je dis presque réparatrice parce que cette nuit nous a donnée le ton de l’auberge : musique à bloc jusqu'à 2h du mat, beaucoup de mouvements dans le dortoir et enfin pour couronner le tout, petit dej’ à 8h, juste devant notre porte ! En ce qui concerne notre semaine je vais vous offrir la version abrégée car je crois qu'il me faudrait tout un livre pour raconter tout ce qui c'est passé dans cette ville incroyable, sans conter les passages censurés. Alors pour moi Mexico city ça a été :

 

El Palacio del Gobierno qui abrite des peintures murales sublimes, reprenant l'histoire mouvementée du pays et une incroyable odeur de révolution. En effet, comme depuis le premier jour de mon passage au Mexique il règne dans l'air ce parfum de révolution et ce culte pour les hommes qui ont amené l'indépendance Jimenez, Hidalgo, Benito Juarez ou encore le célèbre Zapata et j'en passe. J'aime beaucoup ce respect et cette faculté qu'ont les Mexicains à ne pas oublier tout ce qu'ils doivent à ceux qui ont payé de leur sang leur indépendance.

 

Le zocalo et templo mayor, cette place centrale est l'une des plus grandes au monde et voit défiler des milliers de gens chaque jour. Pour ce qui est du templo mayor c'est un vestige en plein centre-ville de la cité Tenochtitlan, la capitale des Aztèques.

 



Le café La Habanna
, celui-là même où le 8 Juillet 1955 le jeune Ernesto Guevara de la Serna rencontrait le révolutionnaire Cubain Fidel Castro. Un moment décisif, un tournant dans l'histoire et un lieu encore baigné d'effluves de cigares ou les murs résonnent toujours d'accents révolutionnaires. Et même si, à mon grand désarroi, la population qui fréquente ces lieux a bien changé, et semble ne pas détenir les clefs du coffre à sensations pour profiter pleinement de l'atmosphère, ce café restera toujours un endroit juste "pas comme les autres".

 


La Lucha
libre, ou le catch Mexicain, cette tradition populaire qui offre un véritable spectacle dans une ambiance survoltée où fusent insultes, sifflets, encouragements et effusions d'extravagance conflictuelle entre plusieurs énergumènes en slips qui, pour la plupart, portent un masque faisant leur identité de catcheur. Une véritable bonne soirée à partager avec les Mexicains très friands de ce show et particulièrement impliqués dans les joutes verbales et la surchauffe de la salle, un régal !

 



Le quartier San Angel
, qui doit certainement être très joli avec son architecture coloniale, ses petites rues pavées et ses petites échoppes d'artisanat ou de nourriture. Nous, nous y avons vu principalement de la pluie !

 

Xochimilco, une sorte de Venise Mexicaine où l'on peut naviguer, à bord de barques très colorées, sur un réseau de canaux entourés de jardins flottants appelés Chinampas. La petite touche bien sympathique de cet endroit c'est la présence sur les canaux de barques transportant des Mariachis toujours près à pousser la chansonnette pour quelques pesos. C'est aussi le lieu de nombreuses fêtes en tout genre sur ces barques très spacieuses et dans un lieu original qui s'y prête formidablement bien.




 

















Enfin, le plus célèbre des lieux : l'hostel los amigos ou l'ambiance cosmopolite à souhait nous a permis de rencontrer foule de gens d'horizons et de confessions différentes. Quoi que la confession, en début de soirée, se noyait bien vite sous les flots de Tequila que le barman de l'auberge aimait appeler "Tequila Time !". Quoi qu'il en soit ces moments d'extravagance n'étaient que l'expression extrême de la convivialité et de la chaleur humaine qui baignait ces lieux qui, à l'image du stéréotype de l'auberge de jeunesse, offraient une dimension complètement routarde et décalé que j'ai pleinement apprécié.

 




 
























Après à peine moins une semaine passée dans la fourmilière Mexicaine l'heure fût venue pour moi de reprendre ma route en solitaire vers le sud et de laisser les filles repartir vers le nord. Comme à chaque fois ce moment est déchirant sauf que là, le temps, l'attachement et les expériences vécues en commun donnaient une saveur un peu plus épicée à cet au-revoir. Il a fallu affronter seul ce moment bien particulier du voyage, alors c'est dans l'écriture que j'ai déversé ce tsunami d'émotions qui est venu recouvrir mon continent intérieur. Cela ne m'a pas empêché de sauter dans mon bus direction Puebla…

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 22:08

Avec mes deux grandes brulées et après une nuit de bus nous nous sommes lancés dans les rues de Zacatecas, l’une des figures de l’architecture coloniale espagnole après Guanajato ou Oaxaca. Une journée à flâner dans les rues bien fraîches de la capitale de l’état du même nom. A plus de 2 400 mètres d’altitude la transition short de bain/polaire fût difficile à accepter mais la ville tellement jolie nous a comblés pour cette journée de transition, avant de rejoindre Mexico city par le biais d’une nouvelle formidable nuit dans un bus. Je tiens tout de même à signaler que si le bus est quasiment ma seconde maison depuis près de deux mois, le réseau mexicain est tout simplement formidable. Par sa densité, son organisation et surtout, surtout le confort qu’il propose : sièges confortables, reposes pieds, films et toilettes « souvent » propres. Greyhound devrait sérieusement songer à prendre exemple sur son voisin latino, a bon entendeur !















 



Mexicalement

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 22:04

Mazatlan n’est franchement pas une ville agréable à mes yeux mais la Isla de la Piedra c’est tout autre chose ! Une petite île à quelques centaines de mètres de la ville, on y arrive dans des petits bateau-taxi ce qui ajoute un charme supplémentaire et dès l’arrivée, le pied posé sur l’embarcadère, on ressent une ambiance particulière, singulière et typique d’une île. Arrivés là-bas le 18 au matin nous l’avons quittée avec regret le 20 après trois jours d’une vie intense qui nous obligeait à « courir » entre les hamacs à l’ombre d’une grande cahutte, l’océan à 25° et le restaurant où nous mangions poissons et fruits de mer délicieux arrosé de la classique cerveza qui s’est imposée à nous comme un rituel, non pas pour ses effets enivrant, mais bien pour l’hydratation plus que nécessaire sous les 35° de la plage. Je tiens d’ailleurs à noter que depuis mon entrée au Mexique, afin de garder une certaine sérénité intestinale j’oublie totalement le reflex du verre d’eau du robinet et j’investie grandement dans les bouteilles d’eau minérale.

Pour revenir à notre île, nous avons réellement profité avec grand bonheur de ce petit coin pacifiquement agréable où nous avons fait la connaissance de trois frères version Allemando-suédoise. En effet, dans notre « hostel » à hamacs nous avons partagé nos soirées et une bonne partie de nos journées de détente avec Dominic, Sebastian et Benjamin, des frangins d’origine suédoise dont l’un vit en Allemagne et avec qui le feeling a été plutôt bon. Tandis que l’entente franco-française entre le voyageur solitaire et les routardes s’accentuait sérieusement au fil des minutes et des heures passées ensemble nous avons eu droit à un nouveau compagnon de voyage inattendu (c’est le moins que l’on puisse dire !) que certaines ont eu la malchance de devoir supporter bien plus. En effet, le jour du départ, alors que nous posions le pied sur le continent, nous avons filés vers la croix rouge car Laura et Lydie présentaient de sérieuses brûlures sur le ventre et le dos, des cloques grosses comme des pièces de 10 pesos et des marques étrangement étranges un peu partout sur le corps. La seule explication que nous avons put avoir est celle de la probable présence d’un poisson dans les eaux du Pacifique qui brûle et dont le poison impose des réactions stigmatiques sur le corps en réaction aux rayons du soleil. Les pauvres ont dû supporter cela plusieurs jours durant, une douleur que je n’aurais pas la prétention de pouvoir vous décrire et qui m’a imposé une nouvelle fois un sacré respect pour ces femmes qui ont souffert en silence et qui ont continué la route avec toujours autant d’entrain.

Cette route nous l’avons continué à trois, Laura, Lydie et moi en direction de Zacatecas et Mexico, plus au sud ouest, alors que Karine et Anne rejoignaient Monterrey dans le nord ouest afin d’étudier. A la baroudeur, les au-revoir se sont fait dans un bus lorsque nos chemin se sont séparés, mais avec, pour ma part, un étrange sentiment que l’aventure n’était pas encore fini…














                        Petite danse avec Dominic et Benjamin.





Pacifiquement

 

Photos Karine et Laura.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 22:01

Fermez les yeux et imaginez l’entrain et le rythme que provoque l’action des distributions, des manivelles et des bielles que le moteur fait se mouvoir pour nous tirer vers notre but. A cela le vent qui vous balaye le visage constamment puisque votre place est définitivement à la connexion de deux wagons, là où il est possible d’être à demi dehors afin de contempler les paysages extraordinaires et incroyablement changeants qu’offre la lente descente le long du Copper canyon. Et puis cette chaleur, une chaleur qui se love tranquillement au fur et à mesure de notre descente vers la plaine côtière et qui fini par faire apparaître des perles de sueur sur le front alors que le coucher du soleil vous tient inexorablement ébahis, en haleine…

Onze heures d’une lente glissée vers le pacifique, une bribe de vie entre parenthèse avec un parfum de mécanique et des images pleins les yeux. Ce train est mythique et le restera inexorablement.

 

Américalement

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 21:42

DSCN9376
envoyé par Chenicolas
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 18:40

C’est le 15 au matin, après avoir avalé un petit déjeuner mexicain que nous avons débuté ce qui se révélera être l’expérience la plus folle vécue à ce jour. Cette expérience je m’y suis lancé en n’imaginant pas une seule seconde ce qui allait se produire, juste un feeling, une curiosité exacerbée et une envie de partage avec mes nouveaux compagnons de route rencontrés la veille. Nous avons donc quittés le village de Creel à 10h30 pour 5h de “route” dans un bus ayant servi probablement dans les années 60 pour le ramassage scolaire aux Etats Unis. Après quelques centaines de mètres nous avons tout de suite été plongés dans l’ambiance chaotique (c’est le moins que l’on puisse dire) d’un bus dont les amortisseurs étaient certainement d’origine ! Ajoutez à cela une sérieuse interrogation à la vue du panneau : Batopilas 140 km. 140 km en 5h ? Cherchez l’erreur.....


Alors, disons que la première heure et demie pourrait ressembler à un voyage en bus d’après guerre sur l’une des magnifiques petites route de l’Ardèche, serpentante à souhait et offrant de formidables points de vue sur un canyon au détour de certaines des courbes. Après une heure et probablement près de 70km parcourus est venu le premier arrêt et de nombreuses interrogations supplémentaires. 70km en 3h30 ? Se seraient-ils trompés ? Aurions nous mal compris ? Nous avons été à vraie dire assez vite renseignés puisque lorsque le bus a redémarré nous avons tout simplement été subjugué de le voir pénétrer dans un chemin sur lequel il n’existait pas un mètre carré au même niveau. Tout de suite, l’interrogation concernant la durée du trajet nous est apparu limpide étant donné notre vitesse de croisière atteignant péniblement le 15km/h. Et le plus fou, tenez vous bien, c’est que cela n’était que l’apéritif. En effet, ce chemin sur lequel nous étions ballotté, faisant voler en éclat notre conformisme européen représentait pour nous de franche rigolade et un incroyable étonnement, pas encore de la peur. Cela n’est arrivé qu’une heure et demie après lorsque le bus, après avoir serpenté sur des crêtes couvertes de forêts et sur des chemins bordant de petites vallées, a subitement plongé dans un canyon de 800, 900 ou probablement 1000 mètres de profondeur ! A se stade ils vous faut imaginer les images que beaucoup ont vus concernant la route de la mort en Bolivie à la sauce mexicaine car même si la descente jusqu’au fond du canyon s’est révélée être acceptable offrant des points de vues incroyables, la suite des événements a été beaucoup moins réjouissante. En effet, une fois le “rio” traversé sur un pont en bois nous avons débuté ce qui fût pour moi l’un des moments les plus fous de mon existence puisque nous avons longé le canyon, serpenté le long du précipice et tout cela à une allure très réduite et peu rassurante. Le plus déconcertant sont les moments où, puisqu’il m’était impossible de regarder étant donné mon vertige, je pouvais apercevoir les rictus concentrés du chauffeur m’apparaissant confiant mais pourtant vigilant concernant la capacité du chemin a pouvoir accueillir les 4 roues du bus. Ajoutez à cela les petits cris impressionnés des filles, qui faut l’avouer l’étaient beaucoup moins que moi et les “houlalala c’est le précipice là !” ou encore “ oh la vache c’est haut là et puis il est où le chemin ?”. Alors je crois raisonnablement que pendant ces moments là il faut une sacrée dose de sang froid pour ne pas descendre du bus. Mais il faut surtout une confiance immodérée en le chauffeur, une vénération sans limite pour le dieu de la mécanique qui fait tenir debout cet amas de métal et qui le maintien merveilleusement sur la “route” grâce à la plus belle invention de l’homme à ce jour : les freins ! Vous comprendrez alors que j’ai été l’homme le plus heureux du monde en atteignant en fin Batoplias après 5h de voyage.


 












Concernant ce village, le routard le présente comme “ un petit goût de bout du monde” et bien pour une fois je confirme pleinement les écris de ce guide. En effet, ce village au plus profond du Barronco del Cobre, en pleine sierra Terrahumara, est écrasé par une chaleur tropicale et habité par une ambiance toute particulière. Cet endroit a lui même mériterait un livre de centaines de pages tellement celui-ci représente un monde que l’on ne peut imaginer nous européen et tellement le séjour écoulé en ce lieu a été riche en aventures. A noter que pendant le voyage, au delà de nous 5 et de deux trois autochtones, deux autres filles avaient tenté l’aventure, une française et une allemande (Mathilde et Sarah) qui se sont donc joint à nous à l’auberge et qui ont partagé avec nous ce temps au bout du monde. Alors nous avons eu la joie de participer à la fête nationale sur la place du village, celle qui marque l’anniversaire de l’indépendance du Mexique en ce 15 septembre au soir. J’ai donc eu l’immense honneur de goûter à la foi révolutionnaire du Mexique et au culte voué à ces héros (Jiménez, Hidalgo ou encore Zapata) au travers d’un discours émouvant scandé par le maire de ce petit village et au travers de la formidable grita scandée trois fois à 23h à coup de « Viva México ! » et repris fièrement par les habitants à coup de « Viva ! » J’ai été touché d’assister à ce moment et fier d’avoir pu le faire ici, dans le Mexique, le vrai !

 

Le lendemain, alors que nous avions fait connaissance d’Arthuro (un guide) en arrivant, nous sommes tous montés dans son pick up pour arpenter la région entre la cathédrale perdue, un village indien, une baignade dans le rio et la visite d’une ancienne hacienda. Sous une chaleur incroyable nous avons passé une journée formidable, égayée incroyablement par la pêche des filles qui, toutes différentes, mon offert une réelle leçon de dynamisme et de jovialité. D’ailleurs, elles seules savent tous ces moments incroyables vécus là bas et que je gardes dans mon escarcelle pour plus tard comme plein de petit instants qui vont faire du récit final un feu d’artifice pour les gourmands d’aventure lointaines.


























Après une seconde soirée musicale offerte par Arthuro et l’un de ces amis nous avons quitté Batopilas le 17 au matin et refait le chemin inverse en partie de nuit puisque nous avons décollés à 5h du matin. Cela m’a évidemment arrangé profitant du sommeil pour esquiver ma peur de ce chemin incroyable. A peine arrivés à Creel après nos 5h de route nous avons rempli nos ventres d’un nouveau formidable repas mexicain puis sauté dans le train en direction de Los Mochis, sur le Pacifique. Au sein de ce train dont nous arpentions la partie la plus fantastique nous avons passé la plupart de nos 11h de voyage à l’extérieur à contempler les paysages changeants à souhait et réellement subjuguants. Peut être l’atmosphère créée par un train avec une telle histoire rajoute à cette grandeur mais il est évident que ce trajet est l’un des plus beaux au monde en plein coeur du Copper Canyon et écrasé petit à petit par une chaleur incroyable jusqu’a atteindre la plaine bordière du pacifique. Enfin, il aurait été trop facile de stagner à Los Mochis pour une nuit alors nous avons profité de ce temps “mort” pour voyager en bus jusqu’à Mazatlán, une ville côtière située 8h plus au sud. Arrivés là bas à 7h30 du matin nous avons suivis Karine qui quatre ans plus tôt était passée ici et avait fortement apprécié l’expérience de dormir dans un hamac sur une plage de la Isla de la Piedra, à quelques centaines de mètres au large de Mazatlán. Arrivés sur l`île en tout début de matinée une nouvelle tranche de vie surprenante de richesse nous attendaient. Alors tel « slider » j’ai eu l’impression de naviguer durant ces jours entre des mondes parallèles et celui là avait un petit goût que je vais m’empresser de vous décrire dès que la folie de ce voyage me le permettra.

 

Paradisiaquement

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 03:15
  Premiers jours au Mexique, plongée dans une nouvelle vie, une nouvelle culture, une nouvelle langue. Ce fût très déstabilisant, puisque pour moi la vie à l’américaine était intégrée, l’anglais ma langue et les américains mes compagnons de vie au quotidien. Alors en quelques heures de bus j’ai changé de décor, ai été bousculé par la magie du voyage et par le passage de frontière. En parlant de frontière, celle d’El Paso m’a parût inexistante, à tel point que je n’ai aucun tampon sur mon passeport ni aucun justificatif de mon entrée en tout légalité sur le territoire Mexicain, ce qui me vaudra d’aller à la recherche du sésame de sortie lors de mon passage à Mexico city. Je l’ai dit, je suis tous les jours à l’école depuis le début de ce voyage et à l’heure d’aujourd’hui, alors que je maîtrisais les rouages d’une discipline, je bifurque et change de voies pour apprendre à nouveau. Cela donne une dimension à mon voyage qui s’impose petit à petit à moi comme une évidence : l’adaptabilité ! Ce voyage nécessite effectivement un grand sens de l’adaptabilité car si je ne m’adapte pas au plus vite à mon environnement, si je ne me créé pas au plus vite des repères, si je ne me fonds pas assez vite au décor je ne supporterai pas mes migrations constantes. Il me faut donc faire mien, cet espace que je découvre chaque jour, en tout cas c’est comme cela que je conçois les choses et je crois m’en sortir assez bien de ce point de vue là.

En ce qui concerne mes premières impressions vis-à-vis du Mexique, elles furent vraiment positives et cette impression de bien-être s’est bien vite imposée à moi dans ce pays qui a enfin des odeurs (de bouffe, de gasoil, d’homme…) se dégageant de partout ! Dans les rues, la circulation est frénétique, la musique s’échappe de toutes les écoutilles dans un rythme chaleureux et entraînant, et les gens transpirent la vie. Ici, tout me parait, enfin, non-conventionnel, désorganisé et palpitant. Ces premières impressions je les ai eues à Chihuahua, première ville étape de mon périple mexicain, au nord du pays. Cette ville n’a pourtant aucun charme, il n’y a rien de particulier à voir, à visiter, juste à prendre du bon temps sous une bonne trentaine de degrés et pour moi, attendre mon train direction le Pacifique, prévu pour le lendemain matin à 7h. Ce train est le fameux « el chepe », qui relie Chihuahua au Pacifique à travers le Barranco del Cobre (un canyon qui apparemment n’a rien à envier à son voisin américain). Pour ma part, je suis monté à bord de ce train mythique le 14 au matin avec l’intention de stopper une journée au beau milieu, à Creel, un petit village apparemment très joli, perché à 2200 mètres d’altitude. Cette première partie du voyage s’est déroulée tout confort, à petite vitesse, en compagnie de mexicains partis visiter la famille ou travailler plus au sud. Jusqu'à Creel ce n’est malheureusement pas la plus belle partie du voyage, le second tronçon que j’ai prévu pour le lendemain sera apparemment incroyable. Arrivé vers 12h30 à Creel j’ai eu l’immense bonheur d’acquérir un lit dans une petite auberge pour, tenez vous bien, 80 pesos la nuit (soit à peu près 6 euros) avec petit déj’ et dîner compris ! Et oui, le passage des EU au Mexique c’est cela aussi ! Ma deuxième joie de la journée, et celle-là n’a pas de prix, c’est d’avoir pu parler pendant plus d’une heure avec la petite famille réunie de l’autre côté de l’écran d’ordinateur, un réconfort tellement appréciable après avoir eu un horrible moment de doute et de panique à bord du train. Pourquoi ? Parce que cela faisait cinq jours que je n’avais rencontré personne, que la transition anglais/espagnol se faisait difficilement, et que j’avais du mal à me faire comprendre ce qui est frustrant et attristant quand on recherche soi-même le contact humain, et enfin parce que le voyage à l’aveugle réserve des surprises permanentes (et oui je n’ai ni guide ni idée de ce qu’il y a faire ici) et que la fatigue fait parfois rêver à un peu de planification. Mais comme la magie du voyage ne met rarement bien longtemps à agir, après le réconfort de la famille j’ai eu le droit au réconfort d’une formidable rencontre. Alors que j’écrivais sur un banc de la petite place de Creel mon oreille a capté la mélodie bien connu offerte par la langue de Molière, vu ma solitude vous imaginez bien que je n’ai pas tardé à m’approcher de 4 jeunes françaises apparemment joyeuses et pleine de vie. Comme à chaque fois, les rencontres sont à géométrie variable et peuvent durer 1 minute, 1 heure, 1 semaine, et comme à chaque fois les premiers échanges sont intenses et curieux laissant venir le moment qui décide de la suite des événements. Pour notre part, la suite s’est déroulée autour d’un dîner à l’auberge que nous partagions (vous avez dit destin ?), un dîner dont je peux vous dire aujourd’hui toute l’importance puisqu’il a scellé les bases d’une sacrée aventure qui n’est pas encore terminée à l’heure où je vous écris.

Cette aventure surréaliste débuta le lendemain en direction de Batopilas….

Mexicalement



  
















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