Le récit des pérégrinations d'un jeune rêveur parti faire le plein de bonheur.
Mexico City, il est 22h, et accompagné de notre nouvel acolyte néerlandais Peter, nous sautons dans un taxi direction le Mama Rumba un endroit réputé pour la danse et largement fréquenté par les Mexicains. Nous y retrouvons des amis français, le réflexe de rapprochement francophone est-il à ce point inévitable ?
Quelques minutes plus tard nous faisions nos premiers pas dans cet endroit dont le rythme endiablé et chaud m’a saisi sans round d’observation à la hauteur des hanches pour ne plus jamais me lâcher de la soirée. Envoûté ? Enivré ? Accroché ? Je ne saurai comment le décrire, mais très vite mes jambes ne demandaient qu’à suivre ce rythme. Seul hic ? Les mexicains, des dieux de la danse qui vous clouent sur votre chaise, posé sur votre petit cul d’européen qui ne sait pas bouger à les regarder faire tourner les femmes dans des virevoltes interminables et voluptueuses. Et puis, on fini par ranger sa fierté au placard lorsque eux-mêmes vous initient aux pas de base, et alors très vite, ce rythme se déplace dans tout votre corps dans un mouvement ascendant et on se surprend enfin à faire tourner maladroitement sa partenaire. Et puis la chaleur, cette chaleur qui vient comme un ingrédient indispensable assaisonner la danse pour lui donner un peu plus de saveur encore, un petit goût de tropiques, d’exotisme, de folie… Enfin, épuisé et encore admiratif de tous ces funambules de la danse qui tournent inlassablement, au bout de la nuit, on tire sa révérence à la reine de la soirée… la Salsa !