Le récit des pérégrinations d'un jeune rêveur parti faire le plein de bonheur.
San Pedro d’Atacama aura été la porte d’entrée de ce qui fut pour nous une expérience inoubliable, une envolée altitudinale sur les hautes terres Andines.
Alors, c’est après quelques minutes d’une lente ascensión que nous avons atteint la frontière Bolivienne ou l’aventure a commencée. Les sacs chargés sur le toit du 4*4 nous avons tout de suite été mis dans le bain: piste, poussière, mal de tete (pourtant nous machions un peu de feuilles de coca pour lutter contre le mal de l’altitude) et paysages sortis d’un album photo des plus belles images de la Terre. Nous avons fait par ailleurs connaissances avec Hanneke, Stephania et Felicia, nos trois compères hollandaises pour ce trip. Cette reunion franco holandaise à donné lieu à un balai linguistique intense. Nous parlant francais, elle holandais, nous communiquions en anglais (je m’assurais de la traduction pour papa et maman et Hanneke pour ces copines). Enfin, le chauffeur ne parlant que l’espagnol, nous devions aussi jongler avec les explications et les traductions ponctuer de questions et puis de nouveau des traductions…. Ppffiiooouuu l’altitude ne fut pas le seul facteur de fatigue le soir venu ¡
Alors que le premier jour nous permis de gouter a une source d’eau chaude descendue de l’un des nombreux volcans de la région, le bain était fortement conseillé car le soir venu nous avons eu droit au logement rudimentaire d’un refuge de l’altiplano c’est a dire sans eau chaude, encore moins de douche et des lits reposant sur des sommiers de pierre (au demeurant très confortables). Le seul ic de la première journée, l’altitude ¡ En effet, après quelques passages à plus de 5000m, nous logions a 4300 m et celle ci nous a tous plus ou moins rendu malade. Quelle désagréable sensation d’avoir la tete sérrée dans un étau et des nausées constantes qui privent de la faim, c’est le prix a payer pour en prendre plein les yeux ¡
Le second jour apportant vite du répis puisque nous ne roulions plus qu’a 3500m la forme est bien revenue et les filles nous ont offert un vrai concert grace aux formidables CD de Ronald (le chauffeur) qui passait en boucle les hits anglosaxons. Nous evoluions toujours dans de vastes espaces vierges et envoutants, aux confins des mondes la sensation d’etre sur une autre planète se ressentait plus que jamais. Le deuxième soir nous sommes arrivés dans un petit village bolivien totalement denué de touristes ou l’ambiance bien paisible ne rompa aucunement la dimension surréaliste de ces moments.
En fin, le troisième jour, départ a 4h30 direction le salar d’Uyuni. 30 minutes de pistes, crevaison, réparation et aux alentours de 6h nous étions au beau milieu d’une gigantesque étendue de sel dont la blancheur et la pureté fut saluée par un formidable levé de soleil : le Clou du spectacle ¡
Ce salar nous laissa bouche bée pour toute la tournée. Les mots me manquent d’ailleurs pour descrire l’intensité de ces instants aussi purs qu’un cristal de sel ¡
Arrivé a Uyuni après 72h de voyage sans apercevoir l’ombre d’une plaque de goudron, nous nous sommes régalés d’un de ces marchés que reserve les villages d’Amérique du sud en attendant notre bus pour La Paz. A 20h nous roulions dans un car surrélevé, a toute allure, sur une piste de sable qui nous secouait comme des pruniers et emplissait sporadiquement l’habitacle d’une épaisse couche de poussière. Un bus bolivien ¡
Aujourd’hui nous sommes dans la bruyante et grouillante capitale. Nous repartons demain pour le plus haut Lac du monde et notre dernière semaine en famille.
Pour les amoureux d'images n'oubliez pas les albums.
Americalement