Le récit des pérégrinations d'un jeune rêveur parti faire le plein de bonheur.
Me voilà depuis maintenant plus de cinq jours dans la formidable cité Incas de Cusco, cette ville qui concentre un flot constant de touristes du monde entier en partance chaque jour vers le Machu Pichu ; du Quechua Machu, vieille et Pichu, montagne. Cette cité du XVe siècle considérée aujourd’hui comme une oeuvre maitresse de l’architecture Incas et depuis 1983 Patrimoine Mondiale de l’Humanité (UNESCO) et est surtout la plus belle abération qu’il m'ait été donné “d’approcher”.
photo www.taringa.net
En effet, avec mes yeux d’occidental j’étais omnibulé parcette merveille civilisationnelle, cependant j’ai pris l’habitude de me renseigner sur les sites que je m’apprête a visiter et surtout essayer de trouver le prix le plus interressant pour ma bourse limitée. Alors voila ma repentence, j’ai tranché, le Machu Pichu n’apparaitra pas sur le livre d’or d’Americatrip !
Pourquoi ? Et bien si j’essais autant que faire ce peu de ne pas me comporter comme tel, ma condition est, que je le veuille ou non, celle d’un “touriste” alors je veux me comporter en touriste responsable. Cependant, aux vues du drame qui se joue la haut j’ai pris la decision de ne pas cautionner. En effet, depuis plusieures dizaine d’années maintenant la communauté scientifique internationale qui travaille sur le site tire la sonnette d’alarme concernant la surcharge humaine qu’impose un tsunami de touristes constant. En effet, le Machu Pichu c’est plus de 300 000 touristes par an et une concentration accrue durant les mois de Juin, Juillet et Aout qui fait peser d’enormes risques de glissement de terrain sur les lieux. Au dela de perdre des vies, un évenement aussi tragique conduirait a perdre un joyaux culturel. La dessus, le gouvernement Péruvien prend des mesures très timides et préfere profiter pleinement de la manne touristique sans pour autant améliorer franchement la condition des nombreux peuples indigènes qui ont pourtant fait son histoire.
Et pour autant, je n’ose pas croire que c’est l’argent qui manque car voila la deuxième source de rejet de ma part, le prix exorbitant qu’affiche les agences et les transports en direction de la ville d’Agua Calientes au pied de la montagne sacrée. Après une matinée de prospection et ayant passé en revue tous les moyens possibles et imaginables, j’ai abouti au prix le plus interressant qui affichait ni plus ni moins que 130 dollars (un peu plus de 100 euros) pour deux jours a toute vitesse comportant aller, retour et visite.
Alors payer pour aller contribuer à la destruction d’un site sacrifié sur l’hotel de la surtouristication remplissant les caisses mais pas les consciences: non merci ¡ Le prix dépensé ici me servira a vivre dix a douze jours au Pérou et en Bolivie, juste VIVRE ¡ Je crois qu’il faut savoir parfois regarder les choses en face et faire preuve d’un peu de lucidité. Je prefère donc profiter de ce temps pour rencontrer, échanger et surtout tendre la main. Pour conforter mon choix je vais vous raconter l’histoire de Fernando, un petit jeune homme de 7 ans que j’ai rencontré sur la Plaza San Blas a Cusco. Celui-ci, jogging déchire, chaussures délabrées et morve au nez est venu un jour s’assoir a côté de moi sans tenter de me vendre un des ses “dedo” (une sorte de petite peluche que l’on met sur le doigt), juste fatigué il venait se reposer. Alors, nous avons commencé a discuter. Celui-ci m’a avoue que certe sa famille n’était pas riche mais qu’il avait de quoi manger, boire et vivre et que ce petit travail que le poussaient a faire ses parents était juste pour tenter d’avoir des petites joies comme rêve les enfants : un bonbon, un petit jouet ou une paire de chaussure neuve. Cependant, celui-ci m’avoua que la plupart du temps les plaisirs sont bien maigres et qu’il doit apprendre la vie comme cela.
Alors, entre payer 130 dollars pour égratigner ses ancêtres et 3,50 soles (1 euros) pour lui offrir une petite patisserie dont il avait envie, vous comprendrez aisement que le choix est facile a faire avec un peu de bon sens. Alors, au lieu d’avoir une belle photo a mettre sur la cheminée pour mes vieux jours j’ai eu le droit a un vrai sourire et une vraie joie de la part d’un enfant. Une joie qui m’emplira bien plus de joie jusqu’a la fin de mes jours qu’un souvenir sur papier photo.
Mes quelques mots seront certainement sujet a critiques et je l’accepterais car mon choix je le prend en accord avec mes idéaux et ma vision peut étre utopiste et ringarde de voyageur humaniste. Sur ce sujet Héléne Darroze affirme avec bon sens: “ Réussir, c’est être en accord avec soi meme, faire les choses avec passions et pas avec raisons “.
Americalement.