Le récit des pérégrinations d'un jeune rêveur parti faire le plein de bonheur.
Voilà près de quatre mois que je sillonne les routes du continent Américain et comme j’ai l’habitude de le dire depuis plusieurs semaines, cette aventure, par sa longueur et son intensité, relève beaucoup plus d’un choix de vie que d’un véritable voyage au sens propre du terme. Dans mes mots il y a une notion d’acceptation qui apparait car dans ma vie à l’heure actuelle je me dois d’accepter les nombreux bons moments comme les périodes de doutes et de mal être.
Alors, voici le revers de l’histoire, car si récits et images offrent la perspective d’un rêve au quotidien, l’équation n’est en réalité pas si facile que cela. En effet, des doutes, des questionnements, des moments difficiles il y en a aussi et moi, parce que je l’ai choisi, je dois me battre seul, une lutte acharnée contre mes démons. Ce genre de période j’en ai connu à deux reprises déjà, quelques heures de peur, de renfermement mais cela ne fût que bref et j’en convenais largement que c’était nécessaire pour rebondir. Une sorte d’introspection profonde lorsque, poussé dans ces retranchements, on aperçoit les limites de son être. A l’heure où j’écris ces lignes je sors tout juste la tête de l’eau, quatre jours de souffrance solitaire, un ultime combat. Un cocktail détonnant de séparation avec ma sœur, de grande fatigue et de solitude et j’ai plongé pour la première fois très profondément dans l’antre de mes songes. Doutes, questionnements, peurs et pour la première fois envie de rentrer et retrouver le confort et la quiétude du foyer familiale.
Mais tout cela a été une nouvelle fois balayé d’un revers de main en arrivant à Montañita, un petit village côtier très tranquille où ma petite famille a su trouver les mots pour me rebooster (merci le net !) et où j’ai puisé à nouveau des forces dans de bons repas, de grandes nuits calmes et de délicieuses journées lové dans un hamac. Ajoutez à cela l’amicale compagnie de Tess, Amyh et Meuna et me voila de nouveau près à avaler les routes du globe avec un appétit féroce ! Effectivement, je parcours certains des plus beaux endroits de notre belle planète mais cela ne me met pas à l’abri des souffrances et parce que je m’offre complètement dans mes écrits, il me parait légitime de vous faire voir l’envers du décor d’une aventure humaine dont la route n’est pas toujours pavée d’or.
Merci à Maman, Papa et Céline de leur soutien et de leur amour sans qui toute cette aventure n’aurait pas existé et n’aurait pas eu autant de sens.
Merci à mes amis d’être présents chacun à leur manière et dont chaque mot m’emplissent de bonheur.
Merci à tout les gens rencontrés sur ma route dont un simple sourire permet parfois de retrouver celui que l’on avait perdu.
« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert » Alferd de Musset