Le récit des pérégrinations d'un jeune rêveur parti faire le plein de bonheur.
Une petite nuit de bus et j’arrivais à Pucón, plus au sud, dans la région des lacs. Pucon, à la manière d’Atitlan au Guatemala, offre la magie de la communion entre Poséidon et Vulcain. Cette petite bourgade, où il suffit de lever les yeux pour admirer le sommet enneigé du volcan Villarica et s’approcher du lac du même nom pour sentir le souffle léger du vent naissant en son cœur, a un aspect de village suisse avec la couleur chilienne en plus et l’odeur de l’Asado (viande grillée au barbecue) qui remplace celle de la fondue. Pucón et sa région sont un petit coin de paradis, peut-être légèrement touristique à mon gout, mais les activités foisonnent et permettent de s’échapper de la masse au sein des grands espaces. J’y ai résidé dans une petite auberge bien familiale tenue par Peter, un néerlandais expatrié qui s’efforce de faire régner amicalité et joie de vivre en ces lieux.
Entre ces murs, j’ai rencontré Ana, une chilienne de 34 ans, chanteuse à Santiago et en vacances pour quelques semaines dans la région. Originaire de Patagonie, j’ai eu l’immense bonheur de partager avec elle ma culture française et sa culture chilienne fortement imprégnée de tradition Mapuche (indiens du sud chilien). Enfin, à Pucón, après avoir passé une journée sur les célèbres sources d’eau chaude de Los Posones, j’ai dû remballer mes désirs de découverte de la région, et laisser place à la frustration engendrée par le mauvais temps qui s’est abattu durant deux jours sur la ville et qui ma poussé à la quitter pour mon ultime étape chilienne : Valdivia.