Le récit des pérégrinations d'un jeune rêveur parti faire le plein de bonheur.
Mon prétexte à moi c'était vous, vous ces gens qui m'ont embrassé alors que, sur le départ, je ne savais pas encore si un jour je prononcerais le mot retour. Je suis parti me confronter à cette vie et à moi même et si aujourd'hui il reste beaucoup de questions sans réponses, de réponses sans questions ou encore de routes sans horizons et bien je n'étais pas homme de rupture. Oui, le bonheur est la seule chose qui se multiplie lorsqu'on le partage et du bonheur j'en ai eu tellement pendant ces huit mois que je ne pouvais pas le garder en moi. J'ai un petit cœur qui n'aurait pas pu tout contenir, les parois de ma vie encore trop fines pour quelle ne cède pas, trop peur de passer à travers alors que tant d'amour pourrait en consolider les murs.
Franchir la porte du retour est un exercice bien plus périlleux qu'en sens inverse, la peur de la reprendre en pleine face plus ténue et pourtant, las de mes pérégrinations, l'envie était là. Alors, dans la chaleur d'un parking d'aéroport j'ai versé les larmes du vacillement car il est dur de quitter ce qui n'était plus depuis longtemps un « long voyage » mais bien une Vie. J'ai remis une dernière fois mon sac sur le dos et enregistré mes émotions sur ce cahier où mes douleurs dansent. La fin du deuxième épisode de la trilogie, il s'agit dorénavant d'écrire le scénario suivant à base de retrouvailles et de retour à la réalité d'une vie sur le sol français.
J'ai atterri à Paris le jeudi 26 mars 2009 a 9h50. Je vis depuis dans mon sas de réintégration voilà pourquoi j'ai tu mon retour. Mon âme solitaire renforcé par ces huit mois de route se cache encore, je l'attendrais patiemment, mais aujourd'hui il est temps pour moi de partager cette vie avec ma famille, mes amis, vous tous. Aussi étrange que cela puisse me paraître, je suis revenu...
Américalement.